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LE BLOG DU CAC-FORMATIONS

« L’Arche, c’est ma deuxième maison »

2 Avril 2014 , Rédigé par CAC-FORMATIONS

La communauté de L’Arche à Dijon offre une alternative à l’hospitalisation des personnes handicapées mentales. À l’occasion de ses 25 ans, elle propose trois événements ce week-end.

Un foyer qui ressemble à la maison : c’est ainsi que Charlotte Desnoulez, responsable des assistants de vie (éducateurs ou moniteurs spécialisés), décrit l’hébergement géré par la communauté de L’Arche à Dijon. Ici, chacun participe à la vie commune : en préparant les repas, en mettant la table, en faisant la vaisselle, en faisant le ménage… « Les personnels ne font pas tout », dit-elle. « L’objectif est de “faire ensemble”, en laissant à chacun l’espace pour faire ce qu’il aime. »

La communauté, un gage d’autonomie

Créée en 1964, il y a précisément 50 ans, la première communauté de L’Arche, en France, visait à proposer une alternative à l’hospitalisation des personnes handicapées mentales, en réalité tout à fait aptes à la vie en société dès lors qu’elles bénéficient d’un minimum d’aide. Aujourd’hui, 30 communautés ont fleuri sur tout le territoire, notamment à Dijon, il y a 25 ans, où, outre un centre d’activité de jour (Le Sillon), trois foyers hébergent au total 18 personnes, de 30 à 70 ans. Pour fêter son jubilé et ses 25 ans d’existence dans la capitale bourguignonne, L’Arche de Dijon organise trois grands événements ce week-end (lire ci-contre).

À leurs côtés, une dizaine de salariés et 8 jeunes en service civique sont présents chaque jour, certains étant hébergés sur place. « C’est la petite taille des foyers qui permet de créer une ambiance familiale », souligne Charlotte Desnoulez.

Dominique Gérard, 64 ans, aujourd’hui à la retraite, a rejoint L’Arche alors qu’il avait 47 ans. Il vit rue Sainte-Anne, dans le foyer de La Treille. « Avant, je vivais chez mes parents », explique-t-il. « Ils ont eu du mal à se séparer de moi mais je savais que, s’ils disparaissaient, je serais placé. » Il a préféré anticipé en se préparant à une vie autonome. Qu’il avait déjà pour partie grâce aux différents emplois qu’il a occupés : dans une manufacture de plastique d’abord, dans un organisme HLM ensuite, dans un ESAT (Établissement et service d’aide par le travail) enfin.

Aujourd’hui, « L’Arche, c’est ma deuxième maison », confie-t-il. Il y a noué des relations d’amitié et une vie sociale très riche, rythmée par des activités : jeux de société le mardi, vitrail le jeudi… Certaines de ces activités sont assurées “en interne”, par des bénévoles. « Ces bénévoles sont très importants pour l’Arche » dont les coûts de fonctionnement sont ainsi limités, souligne Jacques Brossier, le président du conseil d’administration de la communauté de L’Arche Côte-d’Or. « Leur présence permet également, et peut-être surtout, de développer d’autres relations d’amitié », ajoute Charlotte Desnoulez. C’est ce que confirme Claude Papillard qui anime un réseau de bénévoles chargés de l’entretien et des petites réparations, à raison « d’une matinée par semaine » : « Il y a une vraie solidarité qui s’est créée. »

L’Arche, aujourd’hui, a un grand projet : celui de rassembler ses deux foyers qui ne sont plus aux normes (La Vigne et Le Sarment) en un seul, sur le terrain de la paroisse Sainte-Bernadette. Coût de l’opération : 4 millions d’euros… pour lesquels L’Arche cherche à collecter les dons.

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