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LE BLOG DU CAC-FORMATIONS

Une journée avec un chargé d'insertion...

25 Mai 2014 , Rédigé par CAC-FORMATIONS

Un contact permanent avec le monde du travail

Une journée avec Yannick Delheure, conseiller en économie sociale et familiale et référent à l’ESAT hors murs de l’Adapt Paris.

Yannick Delheure, conseiller en économie sociale et familiale, travaille à l’ESAT hors-murs de l’Adapt de Paris depuis son ouverture il y a deux ans. L’établissement parisien accueille quarante travailleurs handicapés souhaitant travailler en milieu ordinaire. 60 % d’entre eux présentent des troubles psychiques - dépression, psychose, etc. L’équipe est constituée de travailleurs sociaux essentiellement, il n’y a pas de moniteur d’atelier puisque l’établissement n’a pas de production interne. « Tous les membres de l’équipe ont une double casquette, en plus d’être chargé d’insertion ou ergothérapeute, nous avons une fonction de référent auprès d’une dizaine de bénéficiaires », explique Yannick Delheure. Ce jour-là, en réunion d’équipe, il doit justement présenter à ses collègues la situation d’une personne qu’il suit, Fadila 1 , pour qui il envisage une évolution du poste de travail. Tous les bénéficiaires, après une phase d’évaluation et quelques stages, sont mis à disposition en entreprise.

Réunion d’équipe

Yannick rappelle à ses collègues le parcours de Fadila : une arrivée dans la structure après une expérience de cinq ans en atelier protégé, une bonne progression depuis son admission avec trois stages, un projet de devenir agent d’accueil, et une mise à disposition depuis quatre mois chez KST, une société de gestion immobilière. « La mise à disposition se passe très bien, Fadila maîtrise bien le tri, l’affranchissement et la distribution du courrier et souhaiterait intégrer la fonction d’accueil téléphonique et physique. Mais elle a peur de ne pas pouvoir gérer un si grand nombre d’appels, renvoyer sur le bon service et répondre aux questions. » S’ensuit plusieurs propositions des membres de l’équipe : lui faire commencer d’abord par l’accueil physique, moins stressant, mettre à sa disposition un trombinoscope des salariés de l’entreprise, la former à la gestion du stress et de l’agressivité - la psychologue de l’ESAT peut s’en charger - la faire accompagner sur le terrain par une formatrice du réseau Adapt, spécialiste de la relation-client. Yannick prend note, justement il doit rencontrer cet après-midi le tuteur de Fadila pour lui expliquer tout ça.

Rôle du référent

Le rôle du référent est d’accompagner la personne tout au long de son parcours dans l’ESAT et de faire le lien entre le bénéficiaire, l’équipe et l’entreprise. Il rencontre les collègues, les informe sur les difficultés et les besoins de la personne. Il doit négocier une mise à disposition réaliste en termes de tâches et d’horaires pour ne pas mettre la personne en échec. « Les entreprises ont parfois des exigences trop hautes, pensent que la personne va être opérationnelle tout de suite, ont tendance à vouloir précipiter les choses. » La dimension commerciale n’est pas toujours évidente à gérer. « Je suis avant tout travailleur social et je préfère perdre un contrat que de mettre un bénéficiaire en difficulté. » En cas de problème signalé par l’entreprise l’ESAT doit réagir rapidement : « Par exemple, chercher à comprendre la cause de retards répétés et soudains, voir si la charge de travail n’est pas trop importante, s’il ne faut pas réduire les horaires, comme ce fut le cas pour Fadila. » Quand la mise à disposition se passe bien et que le CDI est négociable, là encore le référent doit être vigilant : « Il faut être sûr que cela va se concrétiser et à quel moment avant d’en parler au salarié, car un simple report de signature de contrat peut le déstabiliser et le faire décompenser. »

Travail en équipe

La réunion d’équipe se poursuit et Yannick Delheure termine sur la situation de Fadila : « Sur le plan personnel, de bonnes nouvelles également puisqu’elle a eu une proposition de logement HLM et va l’accepter. L’appartement est situé à proximité de chez ses parents où elle vivait jusqu’à maintenant. » Le référent a orienté Fadila vers l’assistante sociale du CMP pour qu’elle obtienne des aides à l’achat de meubles, et lui a conseillé de rencontrer la psychologue du CMP pour parler de ce changement important. « Je vais voir en effet si cela ne fait pas trop d’un coup à gérer pour elle, un nouveau boulot et un premier appartement, à quarante-quatre ans », indique la psychologue.
« Le travail en équipe est important et nos fonctions sont complémentaires, estime Yannick Delheure. Les bénéficiaires rencontrent la chargée d’insertion pour une recherche de stage, l’ergothérapeute pour un aménagement de poste, la psychologue si on constate une difficulté comme ici pour Fadila - ou moi-même, le CESF, pour une problématique de surendettement par exemple. » Le CESF organise également des ateliers collectifs : cuisine et repas en commun, santé, gestion d’un budget, vie relationnelle. « J’ai fait par exemple un atelier sur les démarches à prévoir quand on entre dans un nouveau logement : prendre une assurance, souscrire un contrat EDF, qui va bientôt servir à Fadila. »

Visite en entreprise

Après la réunion, Yannick Delheure se rend dans le 8è arrondissement, à la société KST où travaille Fadila. Il a rendez-vous avec son tuteur, agent de biens immobiliers, qui le reçoit dans son bureau spacieux et capitonné. « Nous sommes tout à fait satisfaits de Fadila, tant sur le plan professionnel que personnel, elle est posée, discrète et fait bien son travail, donc nous sommes prêts à renouveler son contrat pour une période de trois mois », commence le tuteur. Yannick lui fait part du souhait de Fadila de faire de l’accueil physique et téléphonique, mais également de ses réticences face à cette nouvelle tâche. « Il est vrai que le standard n’est pas un poste évident, il faut bien connaître la société, et les gens sont parfois agressifs, mais l’accueil physique présente d’autres difficultés, car les demandes sont très diverses, un huissier, un ouvrier qui vient chercher des clés, c’est imprévisible », explique le tuteur.
La discussion se poursuit pour convenir d’une stratégie. Il est finalement décidé, en accord avec sa collègue directe, que Fadila sera formée par l’ESAT à l’accueil téléphonique, et prendra le temps de bien observer sa collègue au standard, avant de prendre elle-même quelques appels. Yannick Delheure en fait le compte rendu à l’intéressée, lui demande si ça lui convient et la rassure sur différents points. Fadila montre à son référent comment elle utilise la nouvelle machine à affranchir, très calme et concentrée, elle relit ses notes pour ne pas se tromper. « J’aime bien ce métier car on a le temps de voir évoluer les gens, confie le référent. Il y a aussi des périodes de régression, quand un stage se passe mal par exemple, la personne perd confiance en elle, se néglige et il faut l’aider à repartir sur autre chose. » C’est arrivé avec Fadila, elle a fait un stage chez un fleuriste, s’est rendue compte de la pénibilité physique de ce travail et a renoncé à ce projet. « Mais c’est bien que les gens puissent en faire eux-mêmes l’expérience. »
« C’est un poste atypique mais c’est ce qui me plaît, la double casquette CESF et référent, l’aspect hors murs, le contact avec le monde du travail, j’aime discuter avec les tuteurs, faire changer les préjugés sur le handicap psychique », conclut Yannick.

publié sur Lien social et posté par Pierre LANGLOIS

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Moniteurs d'ateliers:Le financement de la formation des travailleurs en ESAT

25 Mai 2014 , Rédigé par CAC-FORMATIONS

Pas simple .... cette remarque revient souvent vis à vis de nombreux de nos lecteurs...Construire le plan de formation (PAUF) des travailleurs handicapés en ESAT. Le financement de la formation des travailleurs handicapés en ESAT...Face à des cotisations moindres sur la masse salariale ( en moyenne 81 euros par travailleur/année) il existe aussi 3 autres enveloppes distinctes.

Un premier budget (enveloppe 1) est destiné aux formations définies au sein de votre ESAT. Le second (enveloppe 2) est consacré aux actions considérées comme des priorités nationales par Unifaf. Le troisième (enveloppe 3) concerne les actions collectives régionales proposées par votre délégation régionale Unifaf.

Les possibilités de financement au titre de l’enveloppe 1 : Chaque année, l’adhérent peut bénéficier de l’équivalent de 60% de la somme qu’il a versée l’année précédente, abondement de l’Etat compris, pour financer l’ensemble des formations destinées aux travailleurs handicapés avec une attribution minimale de 2.000 Euros par an. Pour ce faire, ces dernières doivent rentrer dans le cadre des actions définies dans la Convention signée entre l’Etat (DGCS / DGEFP) et Unifaf.

Les possibilités de financement pour l’enveloppe 2 : Les actions de formation entrant dans le cadre des priorités nationales définies annuellement par le Conseil d’administration paritaire d’Unifaf peuvent bénéficier d’un financement complémentaire sur cette enveloppe.

Les possibilités de financement pour l’enveloppe 3 : les actions sont définies par votre délégation régionale Unifaf dans le cadre du programme "actions collectives régionales" au sein des "Actions prioritaires régionales (APR)".

Dépenses pouvant être financées par Unifaf :

  • frais pédagogiques : Pris en charge ainsi que les frais liés à l’embauche d’un aidant extérieur. Exemple : frais d’un interprète en langage des signes nécessaire pour permettre à la personne de suivre sa formation.
  • frais annexes : Les frais de transport, d’hébergement et les repas sont pris en charge dans la limite des plafonds fixés par Unifaf. Cela peut également être le cas pour l’accompagnant extérieur, si les besoins d’accompagnement sont clairement établis.

Enfin avec des enveloppes de plus en plus sollicitées..il existe la possibilité de financer des actions de formations ,sur le BPAC ( Budget Commercial de l'établissement),pas toujours simples par les temps économiques qui court....

posté par Pierre DELRiEUX,chargé d'insertion.

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Chez nos voisins BELGES...

23 Mai 2014 , Rédigé par CAC-FORMATIONS

La Ferme "Nos Pilifs" est l'exemple de ce que devrait être une entreprise de travail adaptée pour les personnes déficientes en Belgique reportage...

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Le Cerveau d'Hugo - Autisme ...

22 Mai 2014 , Rédigé par CAC-FORMATIONS

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Dans la peau d'un handicapé ...

21 Mai 2014 , Rédigé par CAC-FORMATIONS

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changer notre regard sur le handicap ... UN clip sans préjugés..

21 Mai 2014 , Rédigé par CAC-FORMATIONS

Un petit film réalisé par la Maison de l'emploi et de l'entreprise de Perpignan et le Club d'entreprises FACE MDEE Perpignan dans le cadre de leurs actions menées tout au long de l'année sur les stéréotypes et préjugés liés au handicap.

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Publié depuis Overblog

19 Mai 2014 , Rédigé par CAC-FORMATIONS

7 travailleurs en situation de handicap obtiennent le PCIE (passeport de compétences informatique européen).

La remise de certificat PCIE s’est déroulée à Paris dans les locaux de l’ESAT l'ELAN:

Cette cérémonie vient couronner un apprentissage de 2 années incluant des modules bureautiques pour des personnes en situation de Handicap. Etant présents les représentants des missions handicap des entreprises partenaires de cette action (SNCF et EDF), sans les financements desquels ce programme n’aurait pu avoir lieu.

Nous tenons également à remercier l'Esat L'ELAN Retrouvé et le SAIPPH, pour la logistique et la coordination de cette action, qui regroupe un collectif de 20 Esats situés dans l'agglomération parisienne.

La plus grosse récompense pour cette action est venue des témoignages
des stagiaires au PCIE eux-mêmes, qui ont mis en avant le fait que cela représentait pour eux une première ligne à mettre dans leur CV, et donc un premier pas vers une intégration dans le monde de l’entreprise.

posté par Marielle

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Le passeport de compétences Informatique Européen à destination des personnes en situation de handicap

17 Mai 2014 , Rédigé par CAC-FORMATIONS

Le PCIE et les personnes en situation de handicap :

L'informatique est un outil incontournable pour les personnes déficientes visuelles, puisque cela permet d'accéder à l'information. En utilisant des aides techniques spécifiques (braille, vocales, grossissantes), les personnes déficientes visuelles peuvent utiliser l'outil informatique en toute autonomie, et donc arrivent à compenser leur handicap. Mais utiliser l'informatique ne suffit pas, avoir des compétences ne suffit pas, encore faut il le prouver et donc valoriser ces compétences. C'est aussi un enjeu pour les travailleurs d'ESAT utilisant l'informatique dans le cadre de la gestion de documents (sous traitances aux entreprises .. saisie ,traitement de texte ...une activité nouvelle que s'ouvre sur La certification PCIE est donc un outil complètement adapté à cette exigence. »

Samy Ferchichi, un stagiaire qui vient d’obtenir son PCIE nous apporte son témoignage :
Au moment où j'ai suivi la formation du PCIE, j'étais à la recherche d'un emploi. J'en ai trouvé un depuis et le PCIE m'a été d'un grand profit pour y parvenir. En effet, suivre cette formation m'a permis d'acquérir une plus grande confiance en moi et une meilleure aisance devant l'outil informatique.
De plus, cette confiance m'a permis de rassurer mon employeur lors des divers entretiens que l'on a euS. Ainsi, il a pu dissiper certaines craintes ou certains doutes qu'il avait au sujet de mon embauche.
Cela m'a aussi rendu un grand service dans le sens où j'appréhende bien moins maintenant l'idée d'avoir à travailler dans un milieu ordinaire où l'utilisation de l'outil informatique y est très développée. En effet, j'ai été pris au sein de la direction de l'emploi du groupe Suez. J'occuperai un poste au siège de la société. Cela représente un grand bonheur mais aussi beaucoup de pression surtout que je serai chargé de sensibiliser et de former les recruteurs à la question de l'emploi des personnes en situation de handicap.
Le PCIE me permet donc d'arriver avec des capacités réelles, reconnues, en plus de mes compétences accumulées lors de mes précédentes expériences, tout cela mis bout à bout me donnera plus de force pour tenter de changer l'image que beaucoup se font des personnes en situation de handicap, ce qui m'aidera à m'approcher de mon objectif dans ce poste. »


Dans le cadre de la semaine pour l’emploi des personnes handicapées, 3 stagiaires aveugles ont reçu leur certification PCIE à l’issue d’une formation adaptée de 4 semaines.
Suite à cette formation les témoignages des trois jeunes stagiaires sont éloquents « que dire sur le PCIE, si ce n’est qu'il ouvre des portes sur l'avenir, car je viens de recevoir une offre d'emploi intéressante juste après le forum. Ma candidature se trouve valorisée, être performante et autonome en bureautique est essentiel »

Lise « Depuis longtemps, je cherchais un moyen de faire reconnaître mes compétences en informatique sur le marché du travail. Il faut dire que l’ordinateur m’a permis de compenser mon handicap visuel tout au long de mes études universitaires et que j’ai donc appris à maîtriser parfaitement cet outil. Toutefois, par la suite, lorsque je mettais en avant ce savoir-faire auprès d’un employeur potentiel, je sentais le doute s’installer : « Que savez-vous faire exactement ? », « Vous me dîtes que vous savez utiliser un traitement de texte, tout le monde sait faire ! Cela ne signifie pas que vous serez capable d’exécuter les tâches précises qu’on vous demandera. » Lorsque j’ai su que la FIDEV mettait en place une formation au PCIE pour les personnes déficientes visuelles, j’ai bondi sur l’occasion. Au cours de cette session, j’ai non seulement enrichi mes connaissances dans le domaine des nouvelles technologies, mais j’ai de plus développé des stratégies qui m’ont permis d’accroître ma productivité. Il m’aide à faire valoir mes compétences et prouve que ma déficience visuelle n’est pas un frein à l’utilisation du matériel informatique grand public. »

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La GED une activité de production en plein essor pour les ESAT

17 Mai 2014 , Rédigé par CAC-FORMATIONS

La GED, une activité de production en plein essor pour les ESAT

Gestion Electronique des Documents de nouvelles pistes en sous traitances...

Permettre aux participants de maitriser la chaîne GED
et de pouvoir intervenir dans le traitement électronique des document
s

Déroulement

  • Etude du cahier des charges définissant les besoins de l’entreprise
  • Tests de faisabilité à petite échelle
  • Evaluation des besoins matériels et des ressources
  • Etablissement d’un coût de production

Mise en place de la chaîne de dématérialisation au sein de l’Esat

  • Matière à traiter
  • Matériel et logiciels
  • Travailleurs et personnel encadrant mis à disposition

Formation des travailleurs handicapés à la production GED

  • Préparation des documents
  • Capture des documents
  • Indexation et référencement
  • Archivage des documents
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17 Mai 2014 , Rédigé par CAC-FORMATIONS

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