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LE BLOG DU CAC-FORMATIONS

La vie de L'ESAT de Villepinte ....

27 Janvier 2017 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #société, #Logistique

Qualité,démarche clients....Ce film a été réalisé lors d'un atelier vidéo animé par Cyril Zilbermann. Les travailleurs ont écrit, réalisé et monté ce film ,plein de vies ,d'envies et d'humour..reportage...

publication You tube contact : cyril@holiprod.com

Des formations Qualité et logistiques spécialement conçues pour le travail protégé
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La cidrerie artisanale de l'entreprise adapté à Chamberet

25 Janvier 2017 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Restauration, #Moniteurs d'ateliers, #Reconnaissance professionnelle

L'entreprise adaptée de l'Avehc à Chamberet a repris une cidrerie en 2010. Il s'agit d'une activité originale pour ce type d'entreprise, mais c'est aussi une activité qui a permis de remettre au gout du jour la Blandurette, une variété de pomme qu'on ne trouve que dans quelques cantons de Corrèze.

sources You tube

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La démarche qualité en ESAT...

25 Janvier 2017 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #Vie Sociale, #Reconnaissance professionnelle

La démarche qualité de l'Esat d'Abbeville

sources You tube

Des formations Qualité conçues pour le secteur protégé•

Des formations Qualité conçues pour le secteur protégé•

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V.A.E,Reconnaissance des acquis ,des travailleurs handicapés

24 Janvier 2017 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #Reconnaissance professionnelle, #Certifications & VAE

 

R.A.E,V.A.E Valoriser ses compétences,pour les travailleurs d'ESAT et salariés d'Entreprises adaptées...

 

UNI­FAF  a dé­cidé de va­lo­ri­ser les com­pé­tences des tra­vailleurs han­di­ca­pés à tra­vers la mise en place d’un dis­po­si­tif de va­lo­ri­sa­tion des com­pé­tences en col­la­bo­ra­tion avec l’Afpa, en confiant cette ac­tion au CAC FOR­MA­TIONS.

 

UNI­FAF sou­haite donc in­ci­ter et ac­com­pa­gner ce pu­blic dans cette dé­marche en lien avec le dé­cret du 20 Mai 2009 re­la­tif à la for­ma­tion , à la dé­marche de re­con­nais­sance et à la VAE des tra­vailleurs han­di­ca­pés ac­cueillis en ESAT.

Objectifs

  • Comprendre la démarche de valorisation des compétences ;

 

  • Comprendre le dispositif de V.A.E. ;

 

  • Etre rassuré sur ses capacités à accéder à ce dispositif.

Prérequis

Aucun prérequis n’est demandé

Contenu

La démarche de valorisation des compétences, Reconnaissance des savoir faire et compétences (RSFC)  V.A.E (Valorisation des Acquis par l’expérience) :

     

  • Qu’est ce que c’est ?
  • Comment ça marche?
  • Mode d’emploi?

 

Mon projet professionnel :

  • Clarifier mes droits vis-à-vis de la loi : milieu ordinaire, protégé ;
  • Mes droits vis-à-vis de la formation professionnelle : les différentes situations, règles, comparaisons, similitudes ;
  • Mon projet professionnel, à quoi sert-il ?
  • Quelles sont les personnes ressources pouvant intervenir dans mon projet ?
  • Quels sont les outils et ressources que je peux utiliser pour avancer dans mon projet ?
  • Quelles sont les personnes ressources pouvant intervenir dans mon projet ?
  • Quels sont les outils et ressources que je peux utiliser pour avancer dans mon projet ?

Contexte

UNI­FAF PA­CAC a dé­cidé de va­lo­ri­ser les com­pé­tences des tra­vailleurs han­di­ca­pés à tra­vers la mise en place d’un dis­po­si­tif de va­lo­ri­sa­tion des com­pé­tences en col­la­bo­ra­tion avec l’A.F.P.A, en confiant cette ac­tion au CAC FOR­MA­TIONS.

 

UNI­FAF sou­haite donc in­ci­ter et ac­com­pa­gner ce pu­blic dans cette dé­marche en lien avec le dé­cret du 20 Mai 2009 re­la­tif à la for­ma­tion , à la dé­marche de re­con­nais­sance et à la VAE des tra­vailleurs han­di­ca­pés ac­cueillis en ESAT.

Objectifs

  • Comprendre la démarche de valorisation des compétences ;

 

  • Comprendre le dispositif de V.A.E. ;

 

  • Etre rassuré sur ses capacités à accéder à ce dispositif.

Prérequis

Aucun prérequis n’est demandé

Contenu

La démarche de valorisation des compétences, Reconnaissance des savoir faire et compétences (RSFC)  V.A.E (Valorisation des Acquis par l’expérience) :

     

  • Qu’est ce que c’est ?
  • Comment ça marche?
  • Mode d’emploi?

 

Mon projet professionnel :

  • Clarifier mes droits vis-à-vis de la loi : milieu ordinaire, protégé ;
  • Mes droits vis-à-vis de la formation professionnelle : les différentes situations, règles, comparaisons, similitudes ;
  • Mon projet professionnel, à quoi sert-il ?
  • Quelles sont les personnes ressources pouvant intervenir dans mon projet ?
  • Quels sont les outils et ressources que je peux utiliser pour avancer dans mon projet ?
  • Quelles sont les personnes ressources pouvant intervenir dans mon projet ?
  • Quels sont les outils et ressources que je peux utiliser pour avancer dans mon projet ?

Fiche technique

Secteur

Médico-social

Public

Travailleurs handicapés d'ESAT, salariés des entreprises adaptées de la région PACAC.

Durée

2 jours

Organisme de formation

  • CAC FORMATIONS

Date limite d’inscription

28/02/2017

Interlocuteur Unifaf

Interlocuteur OF

 V.A.E,Reconnaissance des acquis ,des travailleurs handicapés
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Des travailleurs presque ordinaires : Ouvriers en espaces verts

23 Janvier 2017 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Espaces Verts, #Moniteurs d'ateliers

Formations espaces verts,R.A.E ET V.A.E avec le CAC FORMATIONS
Formations espaces verts,R.A.E ET V.A.E avec le CAC FORMATIONS
Formations espaces verts,R.A.E ET V.A.E avec le CAC FORMATIONS
Formations espaces verts,R.A.E ET V.A.E avec le CAC FORMATIONS

Formations espaces verts,R.A.E ET V.A.E avec le CAC FORMATIONS

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Agent de propreté et d'Hygiène :Un metier professionnalisant...

19 Janvier 2017 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Hygiène, #Reconnaissance professionnelle, #Certifications & VAE

L'Agent(e) de propreté et d'hygiène assure la propreté et l'hygiène de locaux à usage professionnel, d'habitats collectifs ou éventuellement privatifs. Il (elle) réalise une prestation de service destinée à répondre aux besoins exprimés par un client donneur d'ordres - externe ou interne - et définis dans le cadre d'un cahier des charges.Cette activité en ESAT et en Entreprise Adaptée est source de nombreuses prestations en interne et en prestations extérieures.

A partir des consignes de ce cahier des charges, l'agent organise sa prestation en respectant, pour chaque technique mise en œuvre, les modes opératoires dans chacune des étapes du chantier : préparation, réalisation, finition et rangement.Outre l'organisation du poste,l'activité fait appel à la chronologie ( par quoi je commence par quoi je fini),les repères dans le temps et dans l'espace.Activité porteuse et structurante,celle-ci doit être accompagnée en travaillant l'auto-contrôle (en fin de tâche).Les outils ,comme le plan de nettoyage (où l'agent de propreté valide les opérations effectuées) sont également un lien professionnel,pour l'opérateur comme pour le contrôle vis à vis du client.

L'activité relative à l'entretien courant est constituée des tâches principales suivantes :

  • le dépoussiérage des sols par balayage ou aspiration,
  • le lavage des sols,
  • le lavage des vitres à faible hauteur,
  • la désinfection de certaines surfaces,
  • l'entretien courant des sanitaires.

L'activité relative à l'entretien mécanisé et/ou à la remise en état mécanisée des surfaces est constituée des tâches suivantes :

  • lavage mécanisé des sols durs (passage de l'autolaveuse ou de la monobrosse),
  • entretien des sols au moyen des techniques de lustrage, des méthodes spray, d'injection-extraction,
  • remise en état des sols au moyen des techniques de décapage au mouillé ou à sec et du shampoing moquette.

Cette activité professionnalisante se valide dans le cadre du titre professionnel de niveau 5 dans le cadre de la V.A.E et de la R.A.E reconnaissance des acquis par l'expérience, pour les usagers travailleurs d'ESAT ou salariés en E.A avec 3 années d'expérience,avec une bonne accessibilité au titre professionnel ,pour tous:

Le titre professionnel est composé de deux certificats de compétences professionnelles (CCP) qui correspondent aux activités précédemment énumérées.

1. Certificat de compétence : Réaliser une prestation de service d’entretien manuel adaptée aux locaux, aux surfaces et à leur utilisation

  • réaliser par des méthodes manuelles l'entretien courant de locaux à usage professionnel ou privatif,
  • réaliser par des méthodes manuelles l'entretien courant des sanitaires,
  • réaliser par des méthodes manuelles l'entretien de locaux soumis à des normes ou contraintes spécifiques.

2. Certificat de compétence :Réaliser une prestation de service d’entretien mécanisé et/ou de remise en état mécanisée adaptée aux locaux, aux surfaces et à leur utilisation

  • réaliser par des méthodes mécanisées le lavage des surfaces dures,
  • entretenir ou remettre en état des sols souples protégés en utilisant des méthodes mécanisées.

par Bernard LARIEUX formateur Hygiène des locaux au CAC FORMATIONS

support film réalisation AFPA

Agent de propreté et d'Hygiène :Un metier professionnalisant...
Agent de propreté et d'Hygiène :Un metier professionnalisant...
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Le rôle des ESAT dans l’emploi des personnes handicapées en 2014...

18 Janvier 2017 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #Reconnaissance professionnelle, #Certifications & VAE, #Vie Sociale

Le rôle des ESAT dans l’emploi des personnes handicapées en 2017...

Les personnes handicapées doivent trouver leur place et de nouveaux repères dans un marché du travail qui a beaucoup évolué. Heureusement, l’antagonisme entre institution et intégration est aujourd’hui dépassé, ce qui permet l’émergence de solutions souples et adaptées. Ce serait presque parfait si les moyens étaient à la hauteur des intentions…

Le statut social reste, aujourd’hui encore, essentiellement acquis par l’emploi. La norme sociale, dans nos sociétés, reste le travail : le lien économique conditionne, en effet, le lien social. Le travail est non seulement une source de revenus, mais aussi un moyen d’insertion sociale et un mode d’épanouissement et de développement personnel pour les personnes handicapées qui peuvent et désirent travailler. Le droit au travail est, enfin, tout à fait reconnu dans les droits fondamentaux de l’Union européenne. Les personnes handicapées ne doivent pas être mises à l’écart, car elles doivent de plein droit jouer un rôle dans la société à qui il appartient de concilier le principe de l’égalité des droits avec celui du respect des différences et des nécessités spécifiques. On se trouve, actuellement, au sein d’une société riche, mobilisée par la compétition, le marché international, le contrôle des nouvelles technologies, mais aussi caractérisée par un fonctionnement économique et social difficile à appréhender, un marché du travail qui échappe aux méthodes d’analyse traditionnelles et un sous-emploi important malgré des progrès récents. On note aussi que le niveau d’emploi varie selon les domaines économiques. Ainsi, les emplois de services marchands et non marchands (les services de restauration rapide, d’entretien de locaux, d’amélioration de l’environnement) se développent alors que les emplois industriels, par le jeu d’un certain nombre de facteurs (automation, délocalisations…), régressent fortement. Cependant, il faut ajouter que les emplois de services n’offrent plus assez, comme il y a encore quelques années, de véritables possibilités d’intégration professionnelle pour des travailleurs handicapés, notamment mentaux et psychiques. Ce secteur d’activités a adopté des modes d’organisation très exigeants.

Des travailleurs handicapés plutôt satisfaits...

Les personnes handicapées sont aujourd’hui deux fois plus touchées par le chômage que le reste de la population active : 17 % ne trouvent pas d’emploi. 535 000 sont employées en milieu ordinaire (79 %) dont 160 000 dans le secteur public et 375 000 dans le secteur privé (y compris en entreprises adaptées qui emploient 20 000 personnes) ; 35 000 (5 %) sont des travailleurs indépendants ; enfin 110 000 (16 %) sont en établissement et service d’aide par le travail. Pour celles travaillant en milieu de travail protégé, il faut rappeler qu’en ESAT, elles présentent, pour 76 % des déficiences intellectuelles et pour 16 % des déficiences du psychisme. Cela signifie, que si l’on défend un droit à l’emploi pour celles capables et motivées par l’exercice d’une activité professionnelle, l’existence d’un second marché.

La France bien placée parmi nos voisins...

Dans presque tous les pays européens, il existe, ainsi, mis à part les établissements pour les handicapés graves, trois grands types de réponses destinées aux adultes en matière d’activité : l’emploi normal, l’emploi subventionné et/ou accompagné, l’emploi protégé. Pour l’emploi ordinaire, la plupart des pays ont des lois de discrimination positive (un quota de travailleurs handicapés dans les entreprises en France, en Allemagne…) ou bien, pour d’autres, des mesures d’incitation fortes à l’emploi (comme au Danemark, par exemple). En ce qui concerne les emplois subventionnés, les entreprises qui embauchent des personnes handicapées perçoivent des aides destinées à compenser les coûts salariaux ; la Suède, avec 10,8 emplois pour 1000, ou la France, avec 6,3 (les emplois avec aide au poste), sont les pays qui ont la politique la plus forte dans ce domaine (source : OCDE 2003). Le dispositif des abattements de salaire (une partie du salaire, au moins 50 %, est assurée par l’employeur, l’autre partie par l’Agefiph), qui a été remplacé par les emplois ordinaires avec aide au poste du fait de la lourdeur du handicap par la loi du 11 février 2005, est particulièrement intéressant pour favoriser la transition du milieu protégé vers le milieu ordinaire. Ce dispositif, peu connu, a tout de même permis la création de 12 000 emplois, 6 000 d’entre eux étant occupés par des personnes handicapées habituellement orientées en ESAT. Or la réforme de ce type d’emplois initiés par la loi du 11 février 2005 est peu adaptée aux personnes handicapées mentales et psychiques, ce qui mériterait très rapidement des inflexions sensibles. En effet, si la position des pouvoirs publics n’est pas mise en œuvre de manière active et convaincue, les travailleurs handicapés risquent de subir, à court et moyen terme, un grave préjudice car 12 000 emplois – ce qui est énorme lorsque l’on considère les difficultés des handicapés à trouver un emploi – disparaîtraient à moyen terme. Les emplois accompagnés (support employment) existent sous différentes formes. Les personnes handicapées embauchées par les entreprises bénéficient d’importants soutiens psychosociaux, d’une durée variable, sur leur poste de travail (assistants individuels en Allemagne, équipes de suite en France). Pour le travail protégé, il y a des distinctions à opérer entre pays européens. Certains pays (par exemple la Suède, l’Angleterre, la Belgique) n’ont qu’une seule forme d’emploi, c’est l’atelier protégé ou l’entreprise adaptée qui sont autofinancés à 50 % ou 60 % par le travail de leurs employés. Cela signifie que l’emploi protégé est réservé à des employés relativement performants.

Des réponses plus adaptées...

D’autres pays (comme la France) n’ont plus qu’une formule d’emploi protégé, les ESAT, autofinancés à hauteur de 20 % (en effet, les entreprises adaptées – ex-ateliers protégés – rejoignent le milieu ordinaire de travail). Cette formule de l’ESAT permet, si elle n’est pas trop dénaturée par les réformes en cours, un droit à l’emploi plus largement ouvert, notamment à des employés en âge et en capacité de travailler mais moins performants que ceux exerçant un emploi en entreprise de travail adapté. Ce qui complique aussi l’analyse et la communication au niveau européen, ce sont les « faux amis » dans les appellations. Ainsi, au Portugal et en Espagne, il existe les centres spéciaux d’emploi et les centres occupationnels : les premiers correspondant aux ateliers protégés anglais, belges ou français ; les seconds sont analogues aux ESAT français (et non aux foyers occupationnels de jour) ou encore aux ateliers pour handicapés allemands ou autrichiens. En Italie, les ateliers protégés correspondent aux centres occupationnels. Les pays développés ont donc créé, depuis plusieurs dizaines d’années, des emplois protégés et aidés permettant d’aménager un droit à l’emploi pour ceux – surtout des handicapés mentaux et psychiques – qui sont, pour la plupart, incapables principalement en raison de leurs difficultés personnelles, d’exercer une activité professionnelle ordinaire dans un monde de travail toujours plus exigeant. Les emplois protégés existent dans la quasi-totalité des pays européens, mais en nombre très variable : 5,2 pour 1000 habitants en Suède, 5,6 en Suisse, 4,3 en Norvège. L’Autriche, la France et l’Allemagne ont un secteur de travail protégé sensiblement moins important (compris entre 2,9 et 3,3 pour 1000 habitants ; source : OCDE 2003).

Affirmer les droits des travailleurs: Un challenge essentiel...

Derrière les principes généreux affirmés en France mais aussi au niveau de l’Union européenne, l’imprécision persiste à propos des moyens nécessaires à leur mise en application et dans la définition des approches particulières induites par la grande pluralité des handicaps et des situations. Ainsi, la controverse existe actuellement, un peu partout, sur la nature des droits des travailleurs d’ESAT (ou leur équivalent) : droits des salariés ou droits des consommateurs de services sociaux ? Pourtant la reconnaissance du droit à l’emploi – quoique encore insuffisante – doit impliquer dans une société démocratique l’autre terme de l’équation : la reconnaissance des droits fondamentaux des travailleurs. Il ne faut pas en effet, dans une logique de non-discrimination – même si l’évolution plus générale des statuts et des rémunérations ne va pas actuellement dans ce sens -, qu’il y ait une rupture de droits entre le milieu ordinaire et le milieu protégé. Une autre tendance est de considérer que l’application du droit du travail est en définitive moins protectrice que l’actuel statut d’usager de service social. Les orientations actuelles telles qu’elles sont définies dans la loi du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale, ont choisi le compromis : le statut juridique d’usager de services sociaux pour les travailleurs d’ESAT a été sauvegardé, mais avec des aménagements ; des droits additionnels ont été prévus, par ailleurs, par la loi du 11 février 2005, notamment en matière de formation et de congés. Il reste pourtant à réaffirmer que le maintien et l’accroissement des droits des personnes handicapées, notamment de celles qui exercent une activité professionnelle en ESAT, ne seront effectifs qu’à la condition que les budgets sociaux pour financer les structures soient au diapason des bonnes intentions. Dans le cas contraire, les supposées « avancées sociales » (rémunération garantie en cas de maladie, de violences…) se résumeraient en un catalogue d’affirmations inadéquates et même, assez cyniques ! Enfin, la question essentielle des ressources des travailleurs des ESAT n’a obtenu qu’une réponse insuffisante avec l’adoption de la loi du 11 février 2005. Ainsi, il n’est pas exclu qu’un certain nombre de personnes handicapées ayant choisi de vivre dans un habitat autonome (aidées, éventuellement, par un service d’accompagnement à la vie sociale) soit tenté d’y renoncer, notamment avec l’avancée en âge, pour habiter dans un foyer d’hébergement. Plutôt qu’à une intégration sociale, on assisterait alors à une ré-institutionnalisation. La remise en question des institutions uniformisées et conservatrices pour personnes handicapées, la multiplication, depuis vingt ans, de services ouverts et de solutions semi-protégées, l’intégration assistée et la diversité accrue des réponses, ont permis de construire progressivement un continuum encore insuffisant, mais toujours plus riche de modes de vie et de travail, qu’ils soient institutionnels, partiellement intégratifs ou totalement ordinaires. L’insertion par l’économie ou l’économique à vocation sociale, auxquelles appartiennent les formes d’emplois non traditionnelles (emplois protégés, emplois aidés, emplois sociaux…), sont des voies valables et, sans doute, les plus efficaces selon nous pour aider les personnes handicapées à trouver une place active dans la société. Les établissements et services d’aide par le travail s’inscrivent, tout à fait naturellement, dans ces approches où l’utilité sociale va de pair avec un rôle économique.

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La VAE à la portée des travailleurs des ESAT récit d'une expérience...

16 Janvier 2017 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #Reconnaissance professionnelle, #Restauration, #Certifications & VAE

La VAE à la portée des travailleurs des ESAT... Les travailleurs handicapés accumulent une expérience, tout au long de leur parcours en ESAT. L’occasion pour eux de bénéficier d’une reconnaissance de ce savoir faire accumulé. Pourtant, malgré des effets particulièrement positifs, peu en profitent. Parmi les établissements qui la mettent en œuvre, Le Poséidon à La Seyne sur Mer.

La démarche n’est pas nouvelle. Elle est née, en 2001, en Ille et Vilaine, dans la foulée de l’émergence de la Validation des Acquis de l’expérience qui sera officialisée par la loi du 17 janvier 2002. Quatre directeurs d’Établissement et service d’aide par le travail (ESAT) s’interrogent sur l’extension aux travailleurs de leurs établissements de ce dispositif. Ils créent alors le réseau « Différent et compétent » qui, en une dizaine d’année, va regrouper sur l’ensemble de la France 350 ESAT faisant travailler 35.000 ouvriers sur 21 métiers différents. Leurs objectifs ? Ils sont multiples. Reconnaître, tout d’abord, des compétences aussi infimes soient-elles, en partant du principe que « personne ne sait rien faire ». Rendre lisibles, ensuite, les différents métiers sur les postes de travail existant, en se référant aux outils du droit commun. Mais aussi, dynamiser les équipes, en privilégiant leur coopération et leur mutualisation. La pertinence de la démarche aboutit à une officialisation règlementaire, sous la forme du décret du 20 mai 2009 « relatif à la formation, à la démarche de reconnaissance des savoir-faire et des compétences et à la validation des acquis de l'expérience des travailleurs handicapés accueillis en établissements ou services d'aide par le travail ». Ce décret ouvre droit au congé de formation, au financement par les organismes paritaires collecteurs agréés et à la préparation de la Validation des acquis de l’expérience par les ESAT. Plus de six milles reconnaissances de compétences ont ainsi pu être acquises depuis le début des années 2000. Aux antipodes de la Bretagne, un ESAT s’est lancé, lui aussi, dans l’aventure. S’inspirant de l’action pionnière du réseau « Différent et compétent », il a créé sa propre dynamique.

L’ESAT « le Poséidon » Nous sommes sur la côte varoise, aux portes de Toulon. L’association « Présence aux personnes handicapées intellectuelles » (devenue par la suite « Présence ») créée en 1979, gère alors un IME. A compter de 1988, elle connaît une forte expansion, ouvrant un nouvel établissement ou service presque tous les ans. Aujourd’hui, elle en gère quinze. L’un d’entre eux a été repris en 1998, en continuité d’une «Union de Mutuelles pour la Promotion Spécialisée d’œuvres Sociales ». C’est le Poséidon, où travaillent quatre vingt dix travailleurs encadrés par trente professionnels, dont seize moniteurs. Aux côtés du traditionnel service d’entretien d’espaces verts, est proposé un accueil hôtelier. La volonté a été claire à son inauguration : opter pour une activité à haute valeur intégrative et offrant une forte plus-value sociale. Pourtant, tout au long des années 2000, l’établissement se limite pour l’essentiel à l’hébergement de vacances pour des groupes de personnes parfois lourdement handicapées. Suite à la parution du Décret du 20 Mai 2009, la volonté associative est d’ouvrir à tous les travailleurs de ses ESAT la possibilité de s’inscrire dans une démarche de reconnaissance des savoirs faire et des compétences. Véronique ALBERTINI, alors Assistante de Service Social et responsable de la mission médico-sociale à l’ESAT Le Poseidon est en formation CAFERUIS . Elle choisit comme thème de mémoire la mise en œuvre de la reconnaissance des savoir-faire et des compétences et de la validation des acquis de l'expérience des ouvriers de l’ESAT « le Poséidon ». Elle fait le choix de commencer d’abord par proposer tant aux équipes de travailleurs handicapés, qu’à celles des encadrants, une phase d’information et de formation. UNIFAF, l’organisme paritaire collecteur agréé auquel adhère l’établissement vient justement de passer un accord cadre avec l’AFPA pour favoriser la validation des acquis de l’expérience pour les ouvriers des ESAT et accompagner le financement et l’ingénierie de la démarche.

Vers la validation des acquis avec le CAC-FORMATIONS... Ce dispositif, alors peu connu, Véronique ALBERTINI va l’utiliser pour que chacun s’approprie l’esprit et la lettre de la procédure. Ce sont quatre groupes de huit ouvriers qui participent successivement à une formation de deux jours intitulée « Travailleurs handicapés, validez vos compétences! » construite et animée par le CAC FORMATIONS à partir de supports privilégiant l'image au texte (accessibles à tous lisants et non lisants),leur permettant ainsi de comprendre en quoi consistent un parcours professionnel, le droit à la formation ainsi que les notions de compétence et de VAE. Parallèlement, les seize moniteurs vont, eux aussi, fréquenter deux par deux, leur propre stage de trois jours : « Moniteurs : valorisez les compétences des travailleurs handicapés! ». Ils y apprennent la méthodologie pour déterminer des objectifs accessibles qui ne soient pas hors de portée des personnes avec handicap et savoir comment les évaluer. Pour cela il leur faut, à partir des référentiels métiers, repérer les différentes compétences professionnelles et décliner dans chaque compétence les tâches précises exigées. Cette phase de préparation-formation va prendre dix huit mois. A la rentrée des vacances, s’ouvre alors une année (2011-2012) qui sera la première à concrétiser le processus de validation des savoir-faire des travailleurs de l’ESAT. Et c’est le service des espaces verts qui commence, en collaboration avec le centre AFPA de La Valette, faisant ainsi reconnaître leurs compétences au regard du référentiel métier « ouvrier du paysage » ainsi que des travailleurs du secteur hôtelier, en articulation avec le centre AFPA d’Istres, en se rapportant aux référentiels métiers « agent de restauration » et « serveur en restauration ». Au cours de l’année 2012/2013, la démarche continuera avec des Ouvriers des trois mêmes titres. En 2013-2014, se rajoutent deux nouvelles spécialités : « agent d’hôtellerie » et « agent d’hygiène et propreté ». Puis, en 2014/2015, ce sera au tour du titre de « portage de repas à domicile » et d’« agent de propreté du cadre urbain ».

Bilan d’étape ... Les référentiels métiers utilisés sont à chaque fois ceux qui sont identifiés par le ministère de l’emploi. Ils relèvent donc bien du droit commun. Ils correspondent à un titre professionnel nécessitant une présentation devant un jury, applicable donc à n’importe quel citoyen. Certains des travailleurs handicapés vont pouvoir prétendre à la préparation de la VAE, quand d’autres présenteront certaines compétences seulement. Mais, dans tous les cas, chacun reçoit à minima un certificat attestant de ses capacités (un titre professionnel pour ceux qui l’ont pu). Il n’est pas nécessaire d’avoir tout acquis. Sur les deux premières années, vingt et un des quatre vingt dix ouvriers ont ainsi passé avec succès ces épreuves, dont sept ont bénéficié d’une VAE, cinq d’entre eux ayant obtenu un titre complet. En 2013/2014, c’est trente deux autres qui se sont engagés dans la démarche. Les effets bénéfiques de cette dynamique se font sentir à plusieurs niveaux. Et c’est d’abord sur l’image véhiculée par les travailleurs handicapés que l’évolution a pu se faire sentir : « il y a eu un vrai changement de regard non seulement des moniteurs qui ne s’imaginaient pas l’existence d’une telle marge de progression chez les ouvriers, mais aussi des ouvriers eux-mêmes qui ne se croyaient pas capables de faire reconnaître leurs compétences » explique Véronique ALBERTINI qui constate, par ailleurs, une nette diminution de l’absentéisme et du décrochage chez les travailleurs handicapés. « La place dans l’institution n’est pas la même, dès lors que le travailleur handicapé se reconnaît et est reconnu comme expert de son propre parcours ». Mais il y a un autre effet induit à ne pas négliger, c’est la formidable impulsion que vit un établissement dont l’activité hôtelière avait du mal à démarrer et qui ne cesse aujourd’hui de déployer sa créativité.

Une formidable dynamique ... Ce sont d’abord des travaux d’aménagement qui ont été menés, rénovant les chambres d’hôtel permettant ainsi l’obtention par l’établissement de sa deuxième étoile. C’est l’inscription à une dizaine de centrales de réservation qui a permis d’accueillir de nouveaux clients. C’est la candidature envisagée pour 2014 à l’exigeant label de « maître restaurateur » qui garantit une cuisine faite maison avec pour l’essentiel des produits frais. C’est la programmation de cours d’anglais, les travailleurs de l’hôtellerie souhaitant pouvoir échanger avec les touristes anglophones. C’est l’établissement de multiples partenariats ouvrant sur le monde extérieur. Telle cette convention en train d’être passée avec le lycée hôtelier Anne Sophie Pic situé à Toulon, permettant un échange de mini-stages, les lycéens étant reçus à l’ESAT et les ouvriers de l’ESAT au lycée. Telle cette autre convention avec un hôtel Campanile pour recevoir en cuisine et restauration des stagiaires du Poséidon les mettant en situation de travail apprenante. Telle cette inscription au sein de l’ADETO (association de développement des entreprises de Toulon Ouest) qui fédère mille trois cent entreprises, constituant une nombreuse clientèle potentielle pour les repas d’affaires. Tel ce Rotary Club qui a d’ores et déjà établi son siège au Poséidon. Cette réussite enthousiasmante, Véronique ALBERTINI a bien volontiers accepté de la transmettre et de la mutualiser avec d’autres ESAT de la région. Mais, au lieu de se déplacer seule pour présenter son expérience aux moniteurs et aux travailleurs des ESAT où elle était invitée, elle s’est faite accompagner par des moniteurs et travailleurs du Poséidon venant parler à leurs pairs de ce qu’ils vivent. Modification de l’image du travailleur handicapé, dynamisation du travail de l’équipe, valorisation de la fonction du moniteur d’atelier dans son aspect formateur, réinscription dans la logique du droit commun, fin du clivage entre les missions économique et médico-sociale, démarche d’inclusion dans le monde entrepreneurial dit « ordinaire » … on n’en finit plus d’énumérer les avantages de la reconnaissance des savoir-faire et des compétences, au sein des ESAT. Dès lors, émerge une question récurrente : pourquoi cette démarche ne se généralise-t-elle pas, plus vite ?

Vers une mutualisation... Si c’est l’expérience du Poséidon qui a été mis en avant dans ce reportage, il faut rendre hommage au travail patient et résolu du réseau « Différent et compétent », déjà évoqué, qui laboure avec efficacité et détermination le secteur du travail protégé, pour étendre la pratique de la reconnaissance des savoir-faire. Pour autant 350 établissements impliqués dans ce réseau, sur les 1.500 ESAT et 600 Entreprises Adaptées existantes, cela ne représente guère plus que 16 %. Qu’est-ce qui coince ? Sortir de la routine et faire autre chose que ce qu’on a toujours fait demande une énergie et un temps, que toutes les équipes ne veulent pas forcément consacrer, surtout en regard d’un résultat qu’elles peuvent juger aléatoire. La pédagogie en la matière est essentielle pour démontrer tous les avantages que l’on peut en tirer. Certains établissements ont essuyé les plâtres. Les autres peuvent dorénavant s’avancer sur un terrain déminé. Pour impulser une telle innovation, il faut parfois une volonté farouche. Véronique ALBERTINI peut en témoigner. Et si elle récolte aujourd’hui en tant qu’Adjointe de direction, les fruits de son opiniâtreté, combien y croyait, quand elle s’est lancée ? D’autres réticences sont moins avouables. C’est la crainte de certains directeurs de devoir ensuite payer plus cher des travailleurs handicapés devenus plus qualifiés. C’est l’appréhension de certains moniteurs de voir leur autorité se fragiliser du fait de la reconnaissance de leurs ouvriers au même niveau qu’eux. C’est l’incrédulité des travailleurs handicapés doutant de la possibilité de se rapprocher du droit commun et du monde ordinaire. Au final se pose l’une des questions centrales du travail social : peut-on, mais surtout veut-on, développer le pouvoir d’agir des usagers que nous accompagnons, au risque de perdre peu ou prou de notre posture de technicien sachant mieux qu’eux ce qui est bien pour eux ?

par Jacques Trémintin publié sur LIEN SOCIAL

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Trisomique et cuisinier primé !

16 Janvier 2017 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #Restauration, #Reconnaissance professionnelle, #Vie Sociale, #Certifications & VAE

Ce jeune homme atteint de trisomie 21, vient de remporter le premier prix de l'Assiette Gourm'Hand; un concours culinaire national ouvert aux personnes en situation d'handicap mental travaillant dans des structures de travail protégé. Pierre-Henri exerce sa passion au restaurant "Ô Pifaudais" de l'ESATCO de Quévert. Rencontre. Un grand bravo à Pierre-Henri Masson et son moniteur pour tout ce chemin parcouru et ce professionnalisme! reportage...

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des formations Restauration conçues par des  professionnels du secteur médico-social

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PLATEFORME LE MANS - ESPACES VERTS en travail protégé

16 Janvier 2017 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #Espaces Verts

PLATEFORME LE MANS - ESPACES VERTS  en travail protégé
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