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LE BLOG DU CAC-FORMATIONS

Articles récents

Un nouveau président à la tête de l'Union Nationale des entreprises adaptées

12 Avril 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Entreprise adaptée, #Moniteurs d'ateliers

Cyril Gayssot, 41 ans,  à la Présidence de l’Union nationale des entreprises adaptées (UNEA). Membre du bureau depuis 2008, il succède à Stéphane Foisy à la tête de l’organisation qui fédère environ 600 entreprises employant - sous contrat de travail de droit commun - près de 35 000 femmes et hommes reconnus « travailleurs handicapés ».

Durant les deux prochaines années de son mandat, Cyril Gayssot gouvernera l’institution aux côtés d’Erwan Pitois, premier vice-président Exécutif et des membres élus au Bureau de l’UNEA : Julia Barone, Sébastien Raynaud, Manuel Bonnet, Nathalie Colin, Pascale Lecoq et Jérôme Renaudin.

Cyril Gayssot précise ses ambitions pour l’UNEA : « Nous devons relever le défi de l’emploi des personnes en situation de handicap. Il faut savoir qu’aujourd’hui leur taux de chômage est deux fois plus élevé que le reste de la population : elles sont 500 000 au chômage ! Pour y arriver, nous devons permettre à tous les acteurs et partenaires concernés, qu’ils soient du secteur adapté, protégé ou classique, de dialoguer et de se rassembler. Je pense ici plus particulièrement à l’APF, l’ANRH, FAF, l’APAJH, l’UNAPEI, FEHAP, GEPSO, ANDICAT, GESAT et tant d’autres partenaires si précieux à la construction d’une Société Inclusive.

Du côté du modèle de l’Entreprises Adaptées, nous devons promouvoir son identité et changer d’échelle pour doubler nos emplois proposés aux personnes en situation de handicap, en passant de près de 35 000 aujourd’hui à plus de 70 000 d’ici 2020. Rassemblement et changement d’échelle : voici les deux axes majeurs sur lesquels nous devons travailler pour la France ! »

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Merci à eux aussi!

12 Avril 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #Blanchisserie, #Restauration

L’Établissement et service d’aide par le travail (Esat) La Léchère, s’est positionné, depuis le mercredi 18 mars, dans la continuité de son action d’Économie sociale et solidaire (ESS). Il s’est engagé, grâce à son personnel salarié, autour de trois activités stratégiques pour soutenir les secteurs sanitaires et sociaux : la blanchisserie, la préparation et la livraison de repas et l’établissement d’une plateforme logistique pour tous les établissements de l’Adapei de l’Ain afin de leur fournir, gants, gel, blouses oxygène, linge, etc.

Le directeur technique et patrimonial de l’Adapei de l’Ain, Tanguy Gueguen explique : « L’Adapei 01 a souhaité répondre présent. Nous avons d’abord souhaité venir en soutien du personnel soignant et des résidents des Ehpad et des hôpitaux de Belley et de Chambéry en assurant notre travail de blanchisserie industrielle. Nous avons également souhaité être solidaires des personnes âgées ou isolées en leur préparant et en leur livrant des repas. Enfin, nous avons fait le choix de La Léchère, pour organiser notre plateforme logistique au profit de tout le département. Nous avons fait preuve d’une très grande agilité pour se réorganiser, en quelques jours, avec uniquement le personnel salarié des établissements et quelques personnels d’établissements extérieurs venus en renfort. »

Le personnel salarié de l’Esat n’a pas hésité, à se substituer aux Travailleurs en situation de handicap (TSH), qui ont été reconnus, dès le 17 mars, particulièrement vulnérables et ont donc été immédiatement confinés. Seul, le personnel salarié opère actuellement au sein de la blanchisserie Les Biolattes et du restaurant Le Croq’Ain.

Deux tonnes de linge et de vêtements traitées quotidiennement

Sous la direction de Didier Cortel, directeur de l’Esat, la blanchisserie Les Biolattes traite deux tonnes de linge par jour, au lieu des cinq tonnes habituelles. Mais elle le fait avec seulement une vingtaine de salariés, cadres et administratifs compris, qui ont accepté de se recycler. Même le directeur, Didier Cortel effectue chaque matin, de 6 à 10 heures, le travail de tri, en zone sale.

Habitué à traiter du linge contaminé (diarrhées, grippe…), le chef du service blanchisserie, Jérôme Mona, n’a pas véritablement modifié son process si ce n’est l’augmentation du dosage de produits désinfectant et l’élévation de la température de lavage de 60° à 75°. Le linge des résidents est, quant à lui, toujours traité à 40° mais avec un produit virucide et bactéricide.

Dès l’arrivée du linge, la zone « sale » de tri est armée par du personnel bien équipé avec des masques SFFP2, des gants à usage unique, des surblouses, car tout le linge est supposé être contaminé. Deux équipes travaillent quotidiennement : l’équipe zone « sale », qui réceptionne le linge amené chaque matin, de 6 heures à 13 h 30 et l’équipe zone « propre » de 7 heures à 14 h 30, qui le récupère une fois lavé et traité, le sélectionne et le conditionne. Les deux zones sont séparées par une cloison étanche construite selon les normes RABC propres aux blanchisseries, visant à maîtriser les risques liés à la biocontamination.

Une centaine de repas préparés et livrés chaque jour

Le Croq’Ain voit, en cette période de confinement, trois de ses quatre activités arrêtées : la restauration scolaire, la cafétéria et le service traiteur, mais il continue à assurer la préparation et le portage à domicile des repas aux personnes âgées ou isolées. Chaque jour, les cuisines tournent avec quatre ou cinq personnes salariées pour préparer la centaine de repas qui seront livrés aux clients par liaison froide.

 

sources :Journal le Progrès

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  Le suivi des cas de Covid-19 chez les résidents et professionnels médico-sociaux

10 Avril 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Accompagnement psychologique, #Hebergements pour adultes EPHAD Maintien à domicile

 

Le suivi des cas de Covid-19 chez les résidents et professionnels médico-sociaux est lancé social des cas et décès liés au Covid-19 est disponible. Les structures devront le remplir quotidiennement et pourront signaler tout besoin de matériel ou d'aide extérieure en cas d'absentéisme critique ou de difficultés de trésorerie.


Le dispositif de surveillance spécifique des cas suspects et des décès en milieu médico-social est opérationnel. Hébergée sur un espace sécurisé du serveur de Santé publique France, l'application Voozanoo viendra compléter les données hospitalières et de ville dans le cadre du suivi de l'épidémie de Covid-19 et devrait permettre de mesurer plus finement les problématiques et besoins du terrain.
 urer l'ampleur de l'épidémie sur un secteur où il était jusque-là aveugle. Et ainsi d'agir en conséquence.

Signaler des besoins de matériel ou de soutien

"L'objectif est de détecter rapidement la survenue d'un tableau clinique compatible avec une infection Covid-19 parmi les résidents et le personnel des Ehpad et des établissements médico-sociaux afin de mettre en place rapidement des mesures de gestion et de suivre l'impact de l’épidémie en temps réel", précise la page de connexion de l'application.

Pour ce faire, la plateforme contient deux questionnaires, repris dans des fiches de signalement : un questionnaire de signalement initial, à ne compléter qu'une seule fois, lors de l'identification d'un premier cas ; et un questionnaire quotidien et de clôture, à remplir chaque jour à compter du deuxième jour et à compléter à la fin de l'épisode. Les structures, qui pourront au passage préciser les mesures de contrôles mises en place, auront également la possibilité de signaler une éventuelle insuffisance d'équipement de protection individuelle, ainsi que tout besoin de soutien extérieur relatif à des difficultés de ressources humaines (absentéisme critique, besoin de recrutement), d'organisation des locaux (activité interrompue, impossibilité de création d'unité Covid) ou encore de trésorerie.

Remonter les cas des résidents et des professionnels

Selon le protocole, doivent être remontés "parmi les personnes résidentes ou les membres de personnel" d'Ehpad, d'établissement d'hébergement pour personnes handicapées et de structures d'aide sociale à l'enfance, toute fièvre ou sensation de fièvre avec présence de signes respiratoires ou autre tableau clinique compatible avec le Covid-19. Ce signalement entend ainsi identifier les cas possibles. Toute personne, symptomatique ou non, avec un prélèvement confirmant l'infection par le Sars-CoV-2 parmi les personnes résidentes ou les membres de personnel doivent également être signalés dans l'application. Le questionnaire permettra de préciser le nombre et l'évolution de cas possibles ou confirmés hospitalisés, parmi les résidents et le personnel, ainsi que les décès de résidents dans l'établissement ou à l'hôpital.

Alors que les fédérations appelaient à massifier les tests, la doctrine d'identification et de diagnostic ne changera pas : en cas de cas groupés, les trois premiers résidents présentant un tableau clinique évocateur du Covid-19 devront, si possible, faire l'objet d'un prélèvement. Les tests post-mortem et autopsies sont eux hors de question. Interrogé le 25 mars dernier sur les modalités de recueil des données sur l'application, Jérôme Salomon a déclaré que les décès, "même s'il n'y a pas de test, sont considérés comme liés à l'épidémie."
 

Vers une analyse hebdomadaire des données

Les données récupérées dans le cadre de l'application permettront aux épidémiologistes de Santé publique France de fournir chaque jour le nombre total et les nouveaux cas d'épisodes et de décès au niveau national et régional. Les ARS auront accès à la base de données de leur région pour écriture, validation et extraction pour analyse, de même que les centres d'appui pour la prévention des infections associées (Cepias, hors validation). La Direction générale de la santé (DGS) et la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) auront quant à elles accès aux données en lecture et extraction. Une description plus détaillée des épisodes, avec un nombre moyen de cas et de décès par épisode, une durée moyenne ou médiane d'un épisode pourra être réalisée de manière hebdomadaire.
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Coronavirus : la belle histoire de solidarité dans l'ESAT de Rieumes en Haute-Garonne

9 Avril 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Accompagnement professionnel, #Moniteurs d'ateliers, #CONDITIONNEMENT, #Reconnaissance professionnelle

Alors que les travailleurs handicapés de l'Etablissement et Services d’Aide par le Travail (ESAT) sont confinés depuis maintenant 15 jours, le personnel de l'ESAT Les Pins de Rieumes (31) est sur la brèche pour assurer le fonctionnement des ateliers de blanchisserie et de couture.
 

D'ordinaire, l'ESAT les Pins à Rieumes accueille 205 adultes en situation de handicap dans des activités d'entretien d'espaces verts, de blanchisserie ou de couture.
Un service de blanchisserie industrielle qu'il faut impérativement maintenir car parmi ses clients, l'ESAT compte trois maisons de retraite pour lesquelles il assure le traitement du linge de lit et des vêtements des résidents.
Alors que tous les travailleurs handicapés sont en confinement depuis une quinzaine de jours, le personnel lui, continue de faire fonctionner l'établissement.

« Des gens formidables »

Les 30 collaborateurs, animateurs, travailleurs sociaux, techniques et administratifs ont remplacé, du jour au lendemain, les travailleurs handicapés sur leurs ateliers.
Ils se relaient tous les jours sur l’atelier de couture, la blanchisserie et depuis 15 jours pour la confection de masques destinés aux soignants des environs.
De la découpe à la confection d’un masque, avec deux épaisseurs de tissu et un filtre à café au milieu, c’est un peu l’école de la débrouille à laquelle tous les personnels qui le souhaitent se sont soumis. Très vite il a fallu apprendre à coudre.
Pour répondre à la demande, l’équipe de couturiers improvisés a déjà assemblé plus de 1 000 masques pour les offrir aux collectivités locales et au département de la Haute-Garonne.

  Il fallait maintenir une activité et en solidarité on s’est proposé pour faire des choses qu’on ne faisait pas jusque là », nous confie Didier Gaillard, directeur de l’ESAT. « Je suis heureux et fier de mon équipe, ce sont des gens formidables.
 

A l'ESAT Les Pins, une partie du personnel se convertit en couturière. / © ESAT Les Pins - Rieumes (31)
A l'ESAT Les Pins, une partie du personnel se convertit en couturière. / © ESAT Les Pins - Rieumes (31)

« On s’est démultiplié »

Toute l’équipe est à pied d’œuvre, quitte à déroger parfois à ses habitudes.
 
Didier Gaillard raconte l’expérience de cet animateur d’espaces verts qui travaille en extérieur depuis 20 ans.
"Sa vie c’est l’horticulture, alors quand du jour au lendemain on lui dit que pendant un mois, peut-être deux, il va plier des draps, du linge de personnes âgées, travailler en zone sale, alors qu’il n’est pas du tout formé et qu’en plus il le fait avec le sourire… ça m’épate !"
 
La blanchisserie centrale des deux hôpitaux de Toulouse a contacté l’ESAT parce qu’elle n’avait plus assez de tenues pour les soignants et que les délais de commandes sont trop longs. On s’est démultiplié, on a mis les bouchées doubles et formé d’autres professionnels, pour à la fois continuer à fabriquer les masques et "réparer" les tenues des soignants des services d’Urgence.
 

"En deuxième ligne"

Pourtant, dans ce contexte particulièrement difficile, le personnel de l’ESAT reste mobilisé.
Peu d’absentéisme, peu d’arrêt maladie, dans cette chaîne de solidarité, l’adhésion est totale, confie le directeur de l’établissement.
Il souligne également le décalage auquel les personnels ont à faire face dans leur quotidien. D’habitude, tous ont une mission de transmission du savoir-faire à l’égard des personnes en situation de handicap et aujourd’hui ils deviennent des "apprenants".

La blanchisserie de l’ESAT de Rieumes est l’une des rares en France à être certifiée par une norme stricte en terme d’hygiène et une norme ISO, rare en ESAT. Alors, malgré leur inexpérience dans ces nouvelles missions, le personnel doit à la fois acquérir de nouvelles compétences et redoubler d’efforts pour conserver ce niveau d’exigence et de qualité.

Tôt le matin jusque dans l’après-midi, les 30 personnes de l’ESAT de Rieumes sont sur le pont pour traiter les 800 kg de linge, draps, vêtements personnels et professionnels. Confinement oblige, c’est moitié moins qu’en temps normal.

"On n’est pas au front, on est en deuxième ligne !" déclare Didier Gaillard.

Pour l’ensemble du personnel de L’ESAT Les Pins, c’est l’esprit de solidarité qui domine.Un grand bravo!

sources la Dépêche

 

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Le délicat travail des juges des tutelles

8 Avril 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Accompagnement psychologique, #Moniteurs d'ateliers, #Hebergements pour adultes EPHAD Maintien à domicile

 « Protégés d’eux-mêmes » suit trois juges des tutelles dans l’exercice de leur fonction. Trois juges qui décident si des adultes doivent être mis sous tutelle ou sous curatelle. Cette mesure de protection judiciaire concerne les majeurs vulnérables qui ne sont pas capables de gérer seuls leurs biens, qui n’ont pas – ou plus – la valeur des choses, qui ne savent pas qui est digne de confiance. A Angers, Grenoble et Bobigny, nous assistons au travail d’instruction de ces juges des tutelles confrontés à de multiples vécus et histoires familiales. Des juges qui – à la croisée du juridique, du médical et du social – veulent préserver l’intérêt d’adultes qui doivent être protégés d’eux-mêmes...reportage

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Je veux devenir autonome malgré mon handicap

7 Avril 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Handicap, #Accompagnement psychologique, #Moniteurs d'ateliers

Chloé, elle, consacre sa vie à son grand frère, Romain, atteint d'une dysphasie sémantique-pragmatique. Un film touchant... du quotidien

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FR 0:39 / 1:02:51 Rien n'arrête ces femmes... surtout pas leur handicap ! - Ça commence aujourd'hui

7 Avril 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Handicap, #Accompagnement psychologique

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Revenus des travailleurs d'ESAT et arrêt des ESAT,durant la crise sanitaire

7 Avril 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Accompagnement professionnel, #Moniteurs d'ateliers

 

 

 

 

L'État maintient les aides au poste et la rémunération directe des travailleurs d'Esat

 
Les établissements et services d'accompagnement par le travail doivent faire face à l'heure actuelle à une diminution drastique de leur activité. Le Gouvernement annonce que les aides au poste et rémunérations directes seront maintenues.
Information mise à jour Selon les chiffres dévoilés ce 30 mars d'une enquête menée par l'Association nationale des directeurs et cadres d'Esat (Andicat) auprès de 621 établissements et services d'accompagnement par le travail (Esat) soit 53,22% des places, "le taux d'emploi des travailleurs d'Esat encore en activité est de 9,17%". Cela correspond à 10 000 travailleurs handicapés qui poursuivent leur activité durant la crise sanitaire.

L'économie française tourne au ralenti et les Esat ne font pas exception à la règle. Le cabinet de Sophie Cluzel, secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées, a annoncé dans un communiqué que "la part de la rémunération des travailleurs que les Esat assument directement sera prise en charge par l'État pour les personnes handicapées dont l'activité est suspendue" et ce afin de garantir le revenu de ces personnes. En outre, le Gouvernement garantit "le maintien de l'intégralité de leurs dotations et aides aux postes pendant toute la période." Interrogée par Hospimedia, Laure-Marie Issanchou, conseillère emploi et ressources du secrétariat d'État, explique qu'"il est important également de pouvoir soutenir au mieux les Esat pendant cette période de crise".

Le communiqué rappelle par ailleurs que "les Esat peuvent bénéficier des facilités de trésorerie déjà en place pour l'ensemble des entreprises : mesures de report de charges sociales et fiscales, prêts de trésorerie, médiation bancaire. Ils peuvent également solliciter par demande amiable le report des factures de loyer, d'eau, de gaz et d'électricité". Cette nouvelle rassure les acteurs du secteur : "de nombreux collègues avaient peur que cette aide au poste ne soit pas maintenue", raconte Didier Rambeaux, président de l'association nationale des directeurs et cadres d'Esat (Andicat), à Hospimedia. "Nous avons tout un tas de charges et aucune rentrée d'argent, aucun chiffre d'affaires alors nous ne pouvons que nous réjouir de cette décision. C'est important que nous soyons rassurés avant la fin du mois et je pense que le Gouvernement a pris toute l'ampleur des difficultés auxquelles nous sommes confrontés."

Cap sur une sortie de crise

Si le soulagement est palpable, la mobilisation reste forte. En effet, ces mesures ont surtout pour effet d'éviter les fermetures d'Esat pour manque de trésorerie pendant le confinement. Cependant, le véritable combat se poursuivra après. "Nous redémarrerons mais encore faut-il que nous soyons encore vivants pour redémarrer", pose Didier Rambeaux. "La demande qui a été faite est de réunir tous les partenaires de l'insertion économique autour d'une table ronde : entreprises adaptées (EA), Esat, etc." En effet, les entreprises adaptées connaissent des difficultés similaires à celles observées en Esat .

"Maintenant nous commençons à discuter de la mise en place d'un fonds inclusif, à l'initiative du ministère du Travail, notamment du haut-commissaire à l'inclusion dans l'emploi, avec lequel nous allons voir comment l'État pourrait nous aider." Le cabinet de Sophie Cluzel confirme cette volonté gouvernementale d'élaboration de projets de sortie de crise : "il y a beaucoup de choses qui sont en train d’être travaillées en concertation avec les acteurs du secteur pour essayer de réfléchir aux meilleurs moyens pour soutenir leur maintien d'activités et penser déjà à la relance de leur activité en cette sortie de crise", explique Laure-Marie Issanchou. "Il est certain que pour ce secteur-là, qui a peut-être une dépendance encore plus forte que d'autres aux donneurs d'ordre, il est indispensable de penser à tous les leviers pour cette sortie de crise." Selon Didier Rambeaux, un de ces leviers pourrait être basé sur un "fonds inclusif", dont les contours restent encore à élaborer.

sources HOSPISMEDIA

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l'Agefiph annonce 10 aides pour soutenir les travailleurs handicapés exposés à une crise sanitaire majeure

6 Avril 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS

Covid-19 : l'Agefiph au secours des travailleurs handicapés

En complément des mesures instaurées par les pouvoirs publics, l'Agefiph annonce 10 aides pour soutenir les travailleurs handicapés exposés à une crise sanitaire majeure.  

 
 
 

Crise pandémique oblige et au regard de la vulnérabilité de certains travailleurs en situation de handicap, tant du point de vue sanitaire que professionnel, l'Agefiph (fonds dédié à l'emploi des personnes handicapées dans le privé) annonce, le 6 avril 2020, la mise en place de dix mesures pour répondre aux « besoins urgents qui s'expriment au sein des territoires ».

Valables rétroactivement

En complément des mesures instaurées par les pouvoirs publics, l'Agefiph a décidé de créer ou d'adapter ces aides financières et services qui concernent les personnes handicapées en emploi ou en recherche d'emploi mais entendent également soutenir les employeurs privés et les entrepreneurs handicapés. D'un montant de 23 millions d'euros, elles sont valables rétroactivement à compter du 13 mars 2020, et jusqu'au 30 juin 2020. L'Agefiph assure que « d'autres adaptations de l'offre de service et d'aides financières sont à l'étude », pour apporter « les soutiens nécessaires » au cours des prochains mois.

En pratique

1. Informer en continu
Depuis le début de la pandémie, l'Agefiph relaie sur son site Internet et ses réseaux sociaux les gestes barrière, permettant aux personnes de se protéger, et les informations utiles aux salariés et aux employeurs. https://www.agefiph.fr/actualites-handicap/les-informations-necessaires-pour-les-personnes-en-situation-de-handicap-et-les

L'accompagnement des employeurs

2. Report des prélèvements de la Collecte OETH 2020 à fin juin
Les prélèvements automatiques pour les 9 500 entreprises ayant choisi cette option au moment de la télédéclaration de l'Obligation d'emploi de travailleurs handicapés (OETH) étaient prévus pour fin mars 2020. Ils sont reportés de trois mois pour permettre aux entreprises de se réorganiser financièrement. En complément, l'Agefiph, avec l'accord des services de l'Etat, a décidé de prolonger la validité des attestations 2018 de conformité jusqu'à mi-juin 2020.

3. 1 000 € pour les coûts liés au télétravail
De manière exceptionnelle, les coûts liés au télétravail de son ou ses salarié(s) en situation de handicap sont pris en charge afin de permettre « la continuité de l'activité ». Elle concerne notamment le matériel informatique, le mobilier et les connexions Internet, et comprend le coût d'un ordinateur, d'un grand écran, d'une liaison Internet, et les frais de transport et d'installation éventuels. Le montant maximun est fixé à 1 000 euros par poste de travail.

Soutenir les entrepreneurs handicapés

4. Aide exceptionnelle « Soutien à l'exploitation » de 1 500 euros
- Pour les futurs créateurs, l'Agefiph met en place un soutien financier qui complète l'aide à la création ou à la reprise d'activité existante et permet de renforcer la solidité financière des nouveaux créateurs.

- Pour les entrepreneurs ayant créé ou repris une entreprise avec l'appui de l'Agefiph dans les trois dernières années (2017, 2018, 2019 et début 2020). Cette aide concerne les TPE, travailleurs indépendants, micro-entrepreneurs, professions libérales, employeurs privés de dix salariés maximum, qui ont réalisé un bénéfice imposable en 2019 inférieur à 60 000 euros.

5. Une couverture financière des arrêts de travail
Une couverture financière des périodes de carence d'arrêts de travail et des arrêts pour garde d'enfants pour les créateurs d'entreprise soutenus par l'Agefiph est mise en place, assurée via la Trousse de première assurance, proposée par l'Agefiph aux créateurs et aux repreneurs. Elle permet ainsi, pendant la période de pandémie, la prise en charge des dix jours de carence des arrêts de travail et du financement des arrêts de travail « garde d'enfant ». Ces prestations d'assurances sont délivrées par la fondation les Entrepreneurs de la Cité.

6. Un diagnostic action « soutien à la sortie de crise »
L'Agefiph propose aux créateurs et repreneurs d'entreprises qu'elle a soutenus au cours des trois dernières années de bénéficier d'un diagnostic-action « soutien à la sortie de crise » de dix heures pour favoriser la relance ou la réorientation de leur activité. Cette prestation vient compléter l'aide exceptionnelle « Soutien à l'exploitation ».

Soutenir le maintien de l'activité

7. Remboursement de certains frais
Est prévue la prise en charge du remboursement de certains frais : transport, hébergement et restauration des salariés ou travailleurs indépendants handicapés exerçant des activités essentielles à la nation et indispensables à la gestion de la situation de crise sanitaire. Pour un montant maximum de 200 euros par jour travaillé et par personne.

8. Formation à distance pour les apprentis
Les organismes de formation et les CFA (centres de formation des apprentis) sont invités à poursuivre leur activité de formation à distance pour les apprentis et stagiaires. L'Agefiph assouplit les critères d'attribution de l'aide au parcours vers l'emploi (aujourd'hui limitée à l'accès à l'emploi ou l'entrée en formation) afin d'accompagner les personnes rencontrant des difficultés financières et/ou matérielles, qui pourraient les conduire à abandonner leurs parcours de formation ou de qualification. Montant maximum : 500 euros par personne.

9. Maintien de la rémunération et la protection sociale des stagiaires en formation
La suspension, jusqu'à nouvel ordre, des formations ou sessions démarrées avant le 16 mars 2020, soulève de nombreuses questions des prestataires de formation et des stagiaires, notamment lorsque le recours à la formation à distance n'est pas possible. Une personne en situation de handicap qui, avant le 16 mars, a choisi de ne pas se rendre à sa formation pour se protéger de l'épidémie pourra faire parvenir à l'Agefiph une déclaration sur l'honneur pour maintenir le montant de la partie de sa rémunération assurée par l'Agefiph. Dans ces deux cas, cette dernière maintient la rémunération et la protection sociale des stagiaires sur la durée prévisionnelle de la formation engagée.

10. Une cellule d'écoute téléphonique
La situation exceptionnelle de confinement peut avoir des incidences sur la santé mentale de la population. Cela est peut-être encore plus prégnant chez certaines personnes en situation de handicap susceptibles de rencontrer de nombreuses difficultés pour gérer cet isolement et les conséquences réelles ou supposées de la pandémie. L'Agefiph met donc en place une cellule d'écoute psychologique qui propose un accompagnement téléphonique aux salariés, demandeurs d'emploi ou travailleurs indépendants (complémentaire des dispositifs mis en place par le gouvernement destinés à l'ensemble de la population). Son objectif ? Sécuriser la personne et son parcours vers et dans l'emploi pendant cette période de confinement mais aussi anticiper les conséquences qui pourraient pénaliser les personnes en situation de handicap pour la reprise d'activité.

Simplification du traitement des demandes

Enfin, durant la pandémie, l'Agefiph annonce « simplifier » et proposer un « traitement bienveillant » des demandes d'aides financières pour toutes celles transmises à partir du 13 mars, assurant que « la rétroactivité est permise dans cette période exceptionnelle ». Quant aux délais de transmission des justificatifs qui arrivent à échéance durant la période de confinement, ils seront « assouplis ». L'Agefiph interviendra ainsi à titre dérogatoire par rapport au principe de non-rétroactivité jusqu'au 30 juin, pour tous les dossiers dont l'action a été réalisée (facture réglée) depuis le 13 mars. Elle incite par ailleurs à l'envoi par mail, quand c'est possible, des demandes pour assurer l'arrivée rapide des dossiers et palier aux difficultés de circulation du courrier et du confinement

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6 Avril 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS

« Depuis jeudi 19 mars, par mesure de précaution, plus aucun usager handicapé n'est au travail », précise Patrick Maincent, le vice-président de l'Unapei qui gère près de la moitié des 1 400 Ésat répartis sur tout le territoire.

Le coronavirus a vidé les Ésat de leurs 120 000 travailleurs handicapés

Dans les établissements et services d’aide par le travail, seuls les ateliers essentiels au bon fonctionnement de la société, comme les blanchisseries industrielles qui lavent notamment les draps des hôpitaux, continuent à tourner. Souvent même sans plus aucun travailleur handicapé, par mesure de précaution.

Ils étaient 120 000. Ils ne sont plus que quelques centaines. Voire moins. En quelques jours, les 1 400 établissements et services d’aide par le travail (Ésat) se sont vidés de leurs usagers. Dès la fin de la semaine dernière, le secrétariat d’État chargé des personnes handicapées avait appelé les Ésat à « organiser la réduction de leurs activités au strict minimum ».

« Seuls des ateliers stratégiques continuent à fonctionner, précise Didier Rambeaux, le président d’Andicat, l’association nationale des directeurs et cadres d’Ésat. C’est le cas, notamment, des blanchisseries industrielles qui lavent les draps des hôpitaux, des maisons de retraite, etc. »

« Mettre nos usagers en sécurité. »

« Ou des prestations de nettoyage dans des établissements médico-sociaux où vivent des résidents handicapés, ajoute Pierre-Yves Lenen, directeur du développement et de l’offre de services à APF France handicap, qui gère 25 Ésat. Par contre, nous n’assurons plus l’entretien dans les lieux où ce n’est pas absolument nécessaire, comme les mairies. Nous avons réduit la voilure au strict minimum. Ce qui a primé, c’est de mettre nos usagers en sécurité. » 

Du renfort dans les blanchisseries

L’Unapei, qui gère près de la moitié des Ésat, n’a maintenu, elle aussi, que des activités indispensables à la bonne marche de la société française. « Mais depuis jeudi 19 mars, par mesure de précaution, plus aucun usager handicapé n’est au travail, précise Patrick Maincent, son vice-président. Ce sont les moniteurs, les éducateurs et autres salariés qui font tourner les blanchisseries, les ateliers de conditionnement de produits pharmaceutiques et de gel hydroalcoolique… Nous avons aussi appelé en renfort des agents de service, qui travaillaient dans les établissements ayant fermé leurs portes comme les instituts médico-éducatifs (IME). »

Pas d’impact financier pour les travailleurs d’Ésat

« La cessation d’activité n’aura pas d’impact financier pour nos usagers », tient à rassurer Didier Rambeaux. Ils vont continuer à toucher leur rémunération garantie. En 2018, elle était, en moyenne, égale à 61 % du Smic. Et ils percevront en plus, s’ils y avaient déjà droit, leur AAH différentielle. « Nous attendons juste la confirmation officielle que l’État va bien nous verser l’aide au poste, poursuit-il. Elle représente un demi Smic, soit la plus grande part de la rémunération garantie. J’imagine mal que les pouvoirs publics suspendent leur aide dans le contexte actuel. »

Le reste de la rémunération garantie – 10 % en moyenne – est financée par l’activité commerciale. Là serait plutôt le maillon faible si le confinement était appelé à perdurer.

Actualisation du 24 mars 2020 : Dans un communiqué publié dans la soirée du lundi 23 mars, le gouvernement précise que le revenu des travailleurs d’Ésat « sera totalement préservé pendant la crise ». « Les Ésat continueront de verser aux travailleurs handicapés privés d’activité, et n’entrant pas dans les catégories de personnes à risques de complications sévères pouvant bénéficier d’un arrêt de travail indemnisé, la part de rémunération directe qu’ils assuraient jusqu’alors. En contrepartie, (…) la part de la rémunération des travailleurs que les Ésat assument directement sera prise en charge par l’État pour les personnes handicapées dont l’activité est suspendue ». Le gouvernement garantit également aux établissements « le maintien de l’intégralité de leurs dotations et aides aux postes pendant toute la période ».

Changement de stratégie

Au début de la crise, certaines associations avaient envisagé de maintenir aussi longtemps que possible leurs activités. Objectif : éviter la surchauffe dans les foyers de vie où les travailleurs se seraient retrouvés confinés 24 heures sur 24. Mais le développement de l’épidémie a vite rendu cette stratégie caduque. Tout comme la difficulté à faire respecter les mesures barrières.

« Assurer le suivi des usagers. »

« Aujourd’hui, la priorité, c’est d’assurer le suivi de nos usagers. Car 30 % seulement vivent en foyer, souligne Didier Rambeaux. Nos salariés les appellent donc régulièrement pour voir si tout va bien ou leur expliquer comment utiliser la dérogation de sortie s’ils doivent faire leurs courses. »

Par ailleurs, les moniteurs d’ateliers, éducateurs et autres professionnels sont tenus de rester disponibles. Ils peuvent être mobilisés à tout moment pour prêter main forte dans les autres établissements médico-sociaux. L’heure est à l’adaptation permanente.

 

sources Handicap.fr

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