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LE BLOG DU CAC-FORMATIONS
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Entreprises Adaptées: Une nouvelle dynamique en 2015!

17 Juin 2015 , Rédigé par CAC-FORMATIONS

L'Observatoire des métiers et des compétences du secteur adapté est lancé . Un lieu d'échange et de collecte d'infos pour les entreprises adaptées et leurs partenaires. Un chiffre d'affaires d'un milliard d'euros par an !

702 Entreprises Adaptées (EA) en France et un milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2014! Mais, avant toute chose, qu'est-ce qu'une EA ? C'est une entreprise à part entière employant au moins 80% de travailleurs handicapés. A ce titre, elle fait partie du milieu dit « adapté » et non « protégé » comme peut l'être un ESAT (Etablissement et services d'aide par le travail), qui est un établissement médico-social.

Un observatoire en 2014...

L'Observatoire des métiers et des compétences du secteur adapté a été lancé , au sein du ministère du travail. Piloté par l'Union nationale des entreprises adaptées (UNEA), qui fédère plus de 60 % d'entre elles, il s'inscrit dans le troisième volet du Pacte pour l'Emploi signé à Matignon en décembre 2011. Il a pour ambition de rassembler toutes les parties impliquées, aussi bien les EA que l'Etat, les entreprises partenaires mais aussi les associations de personnes handicapées signataires de ce Pacte, avec trois principaux objectifs.

Objectif 1 : se faire connaître...

Le premier est de renforcer la connaissance mutuelle entre les entreprises dites « ordinaires » et adaptées. Ces dernières s'avèrent encore méconnues et trop souvent confondues avec les ESAT. Ce nouvel observatoire se propose, à cette fin, de produire des données et outils en lien avec les partenaires et d'animer des échanges. Un annuaire commun des EA et ESAT est par ailleurs en projet, pour leur offrir davantage de visibilité auprès des donneurs d'ordres.

Objectif 2 : de nouveaux métiers...

En second lieu, cet observatoire a pour mission de promouvoir la diversité des métiers. C'en est fini de la suprématie de la sous-traitance industrielle (qui ne représente plus que 16 % des contrats) ; les EA doivent désormais répondre aux besoins grandissants dans le domaine des services. Ces nouveaux marchés exigent de nouvelles compétences. C'est notamment le cas pour les entreprises du « paysage », qui déclarent avoir « besoin de bras » et se disent engagées sur les questions de diversité. Une activité en plein développement grâce à une demande grandissante dans tous les services liés à l'environnement. Même défi à relever dans la « propreté » qui représente 420 000 salariés en France, dont de nombreux travailleurs en situation de handicap.

C'est également l'ambition de certaines entreprises de la filière informatique, à l'instar du groupe CGI qui « souhaite utiliser les compétences des EA avec une dynamique bienveillante ». A ce titre, l'Université des sciences sociales Capitole Toulouse 1 va mettre en place, au printemps 2014, une formation continue en informatique destinée aux travailleurs avec un handicap psychique. Une première en France !

Objectif 3 : priorité à la formation...

Enfin, et surtout, cet observatoire souhaite analyser les besoins de professionnalisation des salariés des EA. Aujourd'hui, ces dernières emploient 30 000 travailleurs, dont 24 000 en situation de handicap. 75 % d'entre eux restent sans qualification et seulement 1,35 % ont un niveau supérieur ou égal à Bac +3. La formation professionnelle apparait comme une étape indispensable vers la sécurisation de l'emploi et participe à l'inclusion sociale et à l'épanouissement personnel. L'intérêt est double car en facilitant l'accès à la formation de leurs salariés handicapés et en leur proposant d'accéder à de nouvelles compétences, les EA peuvent améliorer leur compétitivité et ainsi postuler à ces nouveaux métiers qu'elles convoitent. Entre 2009 et 2012, plus de 1 250 salariés ont acquis une promotion par la qualification. En 2014, la campagne de sensibilisation aux outils de l'alternance a abouti à 175 contrats de professionnalisation ou d'apprentissage. 3.2 % de la masse salariale des EA est dédiée à la formation ; c'est le double de ce qu'impose la loi !

Promouvoir les passerelles...

Une plus grande souplesse du secteur passe aussi par la mise en place de passerelles entre les EA et le milieu ordinaire (pour le moment, seuls 2 % des effectifs parviennent à quitter leur EA), en gardant à l'esprit la mission sociale et solidaire qui consent à ces travailleurs un accompagnement spécifique. Les premiers résultats, encourageants, appellent à poursuivre cette bonne pratique. La Délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle (DGEFP) s'engage à constituer des groupes de travail en région pour plancher sur cette question.

Un tremplin pour les travailleurs handicapés...

Le fait est assez rare pour être signalé : pour le moment, les EA vont plutôt bien. Alors que la situation globale de l'emploi des personnes en situation de handicap s'aggrave, le secteur adapté se développe et progresse. En 2014, il a créé plus de 700 emplois. Cet observatoire souhaite donc s'appuyer sur cette dynamique pour poursuivre la modernisation du secteur. Il espère le soutien de l'Etat qui réaffirme depuis le CIH (Comité interministériel du handicap) de septembre 2014 que « le secteur adapté est un maillon essentiel de la politique publique de l'emploi ».

Publié par J.Pierre DELABRIERE Responsable d'Entreprise Adaptée

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Le trouble bipolaire... et son quotidien

17 Juin 2015 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #Hebergements pour adultes EPHAD Maintien à domicile, #Vie Sociale

Troubles bipolaires : de l'euphorie à la dépression

Les troubles bipolaires font partie de ce qu'on appelle les maladies de l'humeur. Une humeur qui, dans le cadre des troubles bipolaires, alterne phases maniaques et phases dépressives. Les causes de cette maladie sont multiples et plus elle sera diagnostiquée tôt, plus le traitement sera efficace.Ce petit reportage réalisé par Mélanie une patiente de L'hôpital Marchand à Toulouse ,nous donne quelques repères autour de la définition du trouble bipolaire.
Les symptômes.
Les causes. reportage...

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Les borderlines... et le quotidien

16 Juin 2015 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #Vie Sociale, #Hebergements pour adultes EPHAD Maintien à domicile

Les individus classés Bordelines.. ressentent les émotions plus sensiblement, plus profondément et plus longtemps que la normale5. Par exemple, lorsqu'une émotion est déclenchée pendant 12 secondes, elle peut durer plus longtemps chez 20 pour cent des individus souffrant de TPB6. En outre, les émotions chez les individus souffrant de TPB peuvent refaire surface, ou durer plus longtemps et aller beaucoup plus loin. En conséquence, les individus prennent plus longtemps à se stabiliser émotionnellement après une intense expérience émotionnelle La sensibilité, l'intensité, et la durée des émotions ressenties chez les individus atteints de TPB peuvent avoir un impact à la fois positif ou négatif. Ils sont souvent exceptionnellement idéalistes, heureux et adorables. Cependant, ils peuvent se sentir dépassés par leurs émotions négatives, et font l'expérience d'une intense douleur psychologique plutôt que de la tristesse, de la honte et des sentiments d'humiliation plutôt que de l'embarras, de la colère plutôt que de l'ennui, et une peur panique plutôt que de la nervosité. Ils sont spécifiquement plus sensibles au rejet, à l'isolement et aux sentiments d'échec. Leurs efforts pour tenter d'échapper ou calmer leurs émotions peuvent mener à un comportement suicidaire et d'automutilation Ils sont souvent conscients de l'intensité de leurs réactions émotionnelles négatives et, bien qu'ils ne puissent pas réguler leurs émotions, ils peuvent les cacher complètement. Cela peut avoir un impact négatif sur les individus souffrant de TPB, car ces émotions avertissent leur entourage de la présence d'une situation problématique, mais ils ne les expriment pas.

Bien qu'ils puissent ressentir une joie plutôt intense, ils peuvent également souffrir de dysphorie, ou de sentiments de détresse mentale ou émotionnelle. Zanarini et al. reconnaissent quatre catégories de dysphorie typiques à cette condition : émotions très intenses ; destruction ou auto-destruction ; sentiments de trahison ; et sentiments de victimisation. Parmi ces catégories, un diagnostic du TPB est grandement associé au mélange de trois états spécifiques : 1) sentiment de trahison, 2) sentiment d'une envie de se blesser, et 3) sentiment de n'avoir aucun contrôle. Bien que les individus souffrant de TPB fassent l'expérience de différents types de dysphorie, l'amplitude de la détresse est un indicateur utile du trouble de la personnalité borderline.

En plus des émotions intenses, les individus souffrant de TPB font l'expérience d'une humeur très changeante. Bien qu'un changement d'humeur rapide entre déprime et joie soit suggéré, les changements d'humeur surviennent fréquemment entre colère et anxiété, et entre déprime et anxiété...

Marie LASSALE psychiatre

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Un matin dans une maison de retraite...

15 Juin 2015 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Hebergements pour adultes EPHAD Maintien à domicile, #Handicap, #Hébergement Vie sociale

Expressions du quotidien des équipes ,échanges privilégiés.. de petits moments simples pleins d'émotions... en institution.. reportage...

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Educateur Technique Spécialisé...Quel avenir?

15 Juin 2015 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #société

Commençons par rapporter ce qui circule communément lorsque l’on parle des éducateurs techniques spécialisés. Ils donnent l’impression qu’une force se dégage de leurs gestes techniques, qu’ils sont pétris d’amour pour leur métier, qu’ils croient en la valeur du travail et qu’ils assurent aisément la rencontre avec des publics réputés difficiles. Cependant, ils font peu parler d’eux, ils ne sont pas enclins à se livrer à des jeux d’écriture et se retranchent aisément dans leurs ateliers.

Aujourd’hui, des terrains embauchent des éducateurs techniques spécialisés n’exerçant pas forcément dans leur métier de base et ayant quelquefois, eux-mêmes, traversé des périodes de précarité. Les espaces d’insertion les propulsent en position de partenaire. Certains prennent des responsabilités institutionnelles et voilà que nos certitudes basculent, nos représentations s’effondrent et l’écart se creuse entre les professionnels éducateurs techniques spécialisés

Assistons-nous à un changement de cap ou est-ce anecdotique ?

De la production à l’éducation : le désir de transmettre et la culture technique...

Chaque éducateur technique spécialisé est reconnu pour son habileté au maniement d’outils destinés à la transformation de la matière, en fonction d’expériences et de qualifications professionnelles antérieures. Passion, nécessité, peu importe, mais du marteau au pinceau en passant par la tronçonneuse et la scie sauteuse, tous ces objets sont devenus familiers et indispensables dans la réalisation de son travail. Les éducateurs techniques ont quitté l’entreprise, l’industrie, depuis une ou plusieurs années et cette immersion a marqué leurs orientations actuelles. Ils se sont déplacés du champ technique au champ de l’éducation spécialisée. Établi, rabot, pince, tenaille… continuent sans doute à habiter leur vie quotidienne car ils sont aux prises avec une technicité qui est requise la plupart du temps dans leur emploi. Et a priori l’établissement qui a embauché un éducateur technique spécialisé reconnaît en lui ce niveau d’expertise ! Non seulement il est qualifié pour transformer la matière et se servir du matériel, mais on attend de lui des capacités à faire apprendre, former ou faire travailler des personnes. Et pas n’importe lesquelles ! Des personnes en difficulté, celles qui ne savent pas, ne peuvent pas ou ne veulent plus apprendre. Ce professionnel a changé de posture. Il n’est plus celui qui produit et qui transforme mais il est responsable des autres dans l’action de produire, dans la réalisation ou dans la transformation.

La culture technique...

Les éducateurs techniques spécialisés sont passés du monde du travail ordinaire au monde de l’éducation spécialisée et ils circulent des outils de production aux outils pédagogiques. Est-ce si différent, après tout ? Rien n’est moins sûr. Ils souhaitent transformer la difficulté ou le refus d’apprendre par un désir et un plaisir. L’outil intervient-il à ce moment-là comme moyen de transformer la matière humaine et de ce fait peut-il se qualifier de pédagogique ?

Tel un ajusteur, l’éducateur technique spécialisé choisit parmi les matériaux à disposition celui qui semble le plus approprié. Il le remodèle, le configure, le façonne pour qu’il s’adapte aux difficultés particulières des personnes et qu’il entre dans les interstices afin que « la pièce » soit conforme au résultat attendu ! Grâce à sa culture technique, l’éducateur technique spécialisé est en mesure d’aider les personnes à concrétiser et à rendre visibles leurs savoir-faire car il travaille par étape selon une progression adaptée au but poursuivi...

La démarche pédagogique

À un moment donné, tout ce que les éducateurs techniques spécialisés ont l’habitude de faire et la manière dont ils le font se heurtent à des échecs, voire à des impossibilités, car le public concerné ne peut pas ou ne sait pas utiliser les méthodes, techniques et outils traditionnels. Ils étudient alors ce qui existe comme référentiels de tâches, de métier et d’outils (souvent dans leur propre pratique). Ils utilisent des petites astuces (montrer la réalisation finale, démontrer plusieurs fois le bon geste, changer les postes). Ils recherchent des supports utilisables (soit disponibles dans le commerce, dans des documents ou qui ressortent de leurs compétences). Ils pratiquent par tâtonnement (fait d’essais et d’erreurs). Ils risquent une démarche : affinement des objectifs et moyens intermédiaires en fonction de l’usage qui en est fait par les personnes (et toujours au regard du résultat fourni). Ils combinent matériaux et matériel à la situation...

Une organisation méthodique, rigoureuse s’engage. Chaque séquence se détaille dans l’exercice des tâches à accomplir. Dans le meilleur des cas, ils formalisent leur pratique et la réajustent dans le temps..Alors je prends le parti ou le pari de la militance. Ma conviction est que l’éducateur technique spécialisé doit poursuivre son numéro d’équilibriste dans la tension qui s’exerce entre le pôle de l’éducation et le pôle de la technique. Il ne doit abandonner ces essentiels...où alors disparaitre...

Pierre BORDIEUX Educateur Technique Spécialisé

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CECIPHONE CONTACT ... une entreprise adaptée innovante...

15 Juin 2015 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #Reconnaissance professionnelle

Découvrez CECIPHONE CONTACT, un centre d'appel adapté aux travailleurs en situation de handicap visuel.

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L'accueil du handicap psychique en travail protégé...

15 Juin 2015 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #Reconnaissance professionnelle, #Vie Sociale

Si les handicapés physiques et sensoriels commencent à s’intégrer dans le milieu du travail, les handicapés psychiques, eux, restent ignorés. 600.000 personnes sont concernées...

Le seuil des 6 % de travailleurs handicapés, imposé par la loi du 11 février 2005, reste difficile à atteindre pour les entreprises. Y compris les entreprises les mieux disposées. Le profil des candidats est trop souvent en décalage avec leurs besoins. Le niveau de qualification des chercheurs d’emploi handicapés est en effet nettement inférieur à la moyenne : 80 % d’entre eux ont une formation de niveau 5, équivalent au CAP. De plus, les aléas médicaux et sociaux les ont souvent éloignés de l’emploi : 53 % des personnes handicapées inscrites à Pôle emploi le sont depuis plus d’un an ; 30 % depuis plus de deux ans. Enfin, comme 85 % des handicaps se déclarent ou se développent avec l’âge, 37 % des chercheurs d’emploi handicapés ont plus de 50 ans. Entre l’âge, l’éloignement de l’emploi et le manque de qualifications, ils cumulent les handicaps…

Les travailleurs handicapés psychiques, plus qualifiés

Parmi les travailleurs handicapés, il existe une population plus diplômée que la moyenne et pourtant négligée : les 16 % de personnes atteintes d’un handicap psychique. Ce handicap est la conséquence d’une maladie psychique ou de troubles mentaux chroniques qui affectent la personnalité : schizophrénie, paranoïa, anxiété généralisée, dépression chronique, troubles bipolaires, troubles obsessionnels ou phobiques, etc. Contrairement au handicap mental, il n’affecte pas les facultés intellectuelles. Au contraire, les 600 000 personnes recensées par l’Agefiph auraient un niveau de qualification nettement supérieur à la moyenne : ces pathologies se déclarent généralement à l’âge adulte, sans entraver le cours de la scolarité. Elles surviennent de plus en plus souvent au cours de cursus particulièrement exigeants : « A ce jour, 37 % des étudiants scientifiques suivis par des associations spécialisées sont atteints de handicap psychique, observe Gérard Lefranc, directeur de la mission Insertion du groupe Thalès. Les écoles préparatoires, leur travail intensif et leurs pics de stress favorisent les décompensations. »

Peur des managers

Le handicap psychique peut se manifester de différentes façons : difficultés relationnelles, déficit d’attention, de concentration ou de mémorisation, instabilité de l’humeur, obsessions, compulsions, etc. Avec une alternance d’états calmes et de crises : c’est précisément le caractère imprévisible des troubles qui inquiète les recruteurs. A plus forte raison si l’on considère qu’un mauvais management peut déclencher des épisodes de crise. Contrairement aux idées reçues, les accès de violence sont aussi rares que dans le reste de la population. Le handicap fait pourtant peur : les managers se portent rarement volontaires pour intégrer une personne atteinte dans leur équipe. Parce que le handicap psychique reste tabou. Et parce que les difficultés objectives ne manquent pas : « Alors que l’intégration professionnelle des handicaps physiques ou sensoriels passe par une adaptation du poste de travail, l’intégration du handicap psychique passe par l’adaptation de l’employeur, du manager et des collègues. Ce qui est évidemment plus délicat », admet Thierry Brun, directeur général de l’association Messidor, qui gère des établissements de travail protégé et adapté. « Face au handicap psychique, c’est tout le collectif de travail qu’il faut adapter », confirme Jane Gansel, chargée de mission handicap et diversité au sein de l’institution de prévoyance Klesia. Ce qui est toujours plus difficile quand la pathologie est taboue : « On ne peut parler ouvertement du handicap que si la personne l’accepte. Du reste, je préfère l’éviter car le mot fait peur. Mieux vaut décrire concrètement au manager les situations qui peuvent poser problème : le stress, le sentiment d’échec, les conflits ouverts. En insistant sur le fait que la personne a les compétences requises et est qu’elle est reconnue comme étant apte à travailler. »

Souplesse et formation des équipes

Exactement de la même façon que face à un handicap physique ou sensoriel. « Le handicap psychique ne doit pas être stigmatisé, estime Erwan Le Cornec, chargé de la mission handicap d’Assystem et psychologue de formation. Tous les types de handicaps requièrent une certaine souplesse, du temps et de l’engagement de la part de l’environnement de travail. » De plus, « l’intégration du handicap psychique est gérable dès lors qu’on comprend qu’il faut éviter de placer le collaborateur concerné dans des environnements stressants ou instables. » C’est pourquoi l’intervention du médecin du travail est essentielle : « A défaut de dévoiler la nature de la pathologie, qui reste de la seule décision de la personne concernée, il se porte garant de son aptitude à travailler et explicite les conditions dans lesquelles elle peut le faire. » Mieux vaut toutefois former l’ensemble de l’équipe à l’identification des signaux d’alerte : « Retards trop fréquents ou absences subites et inexpliquées, dégradation de l’hygiène et de la présentation physique, refus systématiquement d’aller au restaurant d’entreprise, signes d’angoisse traduisent souvent une dégradation de l’état psychique », détaille Gérard Lefranc. Il faut, surtout, expliquer au manager qu’il n’est pas seul face au handicap psychique : « Il doit travailler en équipe avec le médecin du travail et la mission handicap tout en restant dans son rôle de manager ». C’est-à-dire éviter de jouer les psys ou les nounous, et ne pas hésiter à sanctionner les attitudes inacceptables. Comme avec tous leurs autres collaborateurs...

Bernard de BRONDES psychologue

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Trouble bipolaire, un effet de mode.?... ou maladie des émotions?

14 Juin 2015 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #Vie Sociale, #Hebergements pour adultes EPHAD Maintien à domicile

L'émotion peut se définir comme une séquence de changements intervenant dans trois systèmes organiques : cognitif, psychophysiologique, moteur, or l'humeur est la manière dont une personne se sent à l'intérieur et comment elle ressent l'expérience de l'émotion. Un trouble de l'humeur notamment le trouble bipolaire se caractérise par une perturbation de cet état d'esprit .C'est le trouble cognitif qui chez le bipolaire perturbe la perception des émotions, il anticipe souvent un épisode thymique (up ou down). Cerveau émotionnel fonctionne comme un radar, il agit rapidement, il réagit sans prendre le temps d'analyser la situation, il est capable de déchiffrer les sentiments mais il a des jugements intuitifs parfois erronés. Il convient donc de savoir gérer ses émotions, en particulier les blessures narcissiques. La bipolarité exagère le ressenti des émotions. Les médicaments ne suppriment pas les émotions mais les rendent plus supportables.

Ghyslène BORDIEUX psychiatre

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Médiation animale auprès d'adultes handicapés

13 Juin 2015 , Rédigé par CAC-FORMATIONS

Ce film sur la zoothérapie par la médiation animale a été réalisé dans le cadre de la selection de FOND'ACTION ALSACE qui salue la valeur des femmes et des hommes dont l'engagement et le savoir-faire constituent un exemple pour l'Alsace. Cette récompense couronne les mérites d'un projet exemplaire et pleinement réussi qui fait honneur à la région toute entière.... reportage..

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Les exosquelettes au service des personnes handicapées

12 Juin 2015 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #Vie Sociale

Les derniers développements des exosquelettes sont spectaculaires. Aujourd'hui, certains parviennent même à faire remarcher des paraplégiques. À l'occasion d'une course hors du commun à New York, rencontre avec Amit Goffer, l'inventeur de l'exosquelette ReWalk. Devenu tétraplégique à la suite d'un accident, cet ingénieur s'est mis en tête de faire remarcher les handicapés. Il a créé et perfectionné un exosquelette utilisé par des centaines de paraplégiques dans le monde. En France, Alain de Rino, kinésithérapeute au centre de revalidation de Kerpape, l'utilise au quotidien et nous explique son fonctionnement.reportage...

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