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LE BLOG DU CAC-FORMATIONS
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Réforme de la formation professionnelle : quels sont les principaux impacts et enjeux pour les DRH ?

7 Mars 2019 , Rédigé par CAC-FORMATIONS

(Crédits : Jose Manuel Ribeiro)
OPINION. Enfin ! Les décrets de la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » ont été publiés permettant ainsi d'appliquer pleinement les dispositions entrées en vigueur depuis le 1er janvier 2019 (1). Par Virginie Devos et Marie-Hélène Taboureau, August & Debouzy

Dans un contexte où 50% des emplois seront profondément transformés dans les 10 années à venir, la formation professionnelle des actifs devient un véritable enjeu national. La loi « avenir » donne les clefs pour y faire face.

L'entreprise en tant qu'employeur est érigée en cheville ouvrière de cette réforme. La formation doit être repensée, au-delà des diverses obligations qui pèsent sur elle.

Il convient donc plus que jamais de penser à négocier sur la formation pour construire et optimiser son plan de développement des compétences.

Retour sur les principales mesures de cette réforme.

1. Le CPF : des mesures phares pour renforcer l'attractivité et l'effectivité

Depuis la mise en place du CPF en 2014, le constat était sans appel : Seul 1 actif sur 4 avait ouvert un compte personnel de formation. Moins de 3,6 % avait bénéficié d'une formation dans ce cadre.

Les conséquences sont tirées - le CPF nouveau est arrivé :

● Alimentation en euros : 500 € par an pour un salarié ayant effectué une durée de travail supérieure ou égale à la moitié de la durée légale ou conventionnelle de travail sur l'ensemble de l'année. Le montant du CPF sera en tout état de cause plafonné à 5 000 € (2) hors abondements divers.
 Les heures acquises au 31 décembre 2018  sont converties à hauteur de 15 euros de l'heure.Exemple : un salarié en CDI à temps plein n'ayant jamais utilisé ses droits  (DIF et CPF) bénéficie d'un compteur de 3 240 € au 1er janvier 2019 (3).

 ● Application numérique : plus de fluidité d'utilisation du salarié « consommateur » (suppression des intermédiaires et des documents administratifs, guide pour choisir l'action de formation, paiement de l'organisme de formation directement par l'application, etc.).

 ● Une liste unique des actions éligibles au titre du CPF : établie par le nouvel organisme « France compétences » accessible depuis l'application numérique. Cette liste intègre notamment les actions inscrites au Registre National des Certifications Professionnelles (RNCP).

 ● Information obligatoire sur le CPF durant l'entretien professionnel : il s'agit là d'une véritable campagne de communication visant à promouvoir le CPF et reposant sur l'employeur.

 ● Abondements : élargissement des acteurs pouvant abonder le CPF : Outre le titulaire du compte, 13 acteurs peuvent abonder le CPF : les Opérateurs de compétences (OPCO), l'Unedic, les collectivités territoriales, etc.
 Maintien de la possibilité de conclure un accord collectif prévoyant les conditions dans lesquelles des abondements complémentaires sont accordés aux salariés, sous réserve d'en prévoir les modalités de financements correspondantes.Abondement de 3 000 € minimum pour les salariés licenciés dans le cadre d'un accord de performance collective.
 ● Allègement des obligations de l'employeur : il n'a plus à se prononcer sur le choix de l'action de formation envisagée par le salarié. Depuis le 1er janvier 2019, son accord est uniquement requis sur le planning de l'action de formation qui se déroule sur le temps de travail.
 Il est à noter que la loi ne fixe toujours pas les conditions dans lesquelles l'employeur peut refuser ou différer une demande de CPF sur le temps de travail. Si le CPF remporte le succès escompté, les employeurs pourraient en pratique être confrontés à des demandes simultanées trop nombreuses susceptibles de désorganisation. Un accord collectif s'avérerait alors être un outil précieux permettant d'arbitrer les demandes -par exemple en fonction de catégories prioritaires identifiées dans l'entreprise- et ainsi d'organiser les différentes périodes d'absences sans que cela ne nuise à l'organisation de l'entreprise.


 2. Le Congé de Transition Professionnelle (CTP)

Anciennement le congé individuel de formation revisité.

● Objet et durée du CTP : le CTP concerne les formations visant à changer de métier ou de profession. Le salarié qui envisage un CTP mobilise son CPF. La durée du CTP est calée sur la durée de l'action de formation sans limitation de durée.
 ● Ancienneté requise : mêmes conditions que pour le CIF :- 24 mois d'activité consécutifs ou non dont 12 mois dans la même entreprise quelle que soit la nature des contrats ;- 24 mois d'activité consécutifs ou non au cours des 5 dernières années dont 4 mois consécutifs ou non sous CDD au cours des 12 derniers mois.

Ces conditions d'ancienneté ne sont pas applicables aux salariés handicapés/ licenciés pour motif économique ou pour inaptitude n'ayant pas bénéficié de formation entre le licenciement et leur réemploi.

 ● Accompagnement et validation du CTP : accompagnement par un Conseil en Evolution Professionnelle (4). Son projet doit être présenté et validé par la Commission Paritaire Interprofessionnelle Régionale (CPIR) (4).
 ● La rémunération du CTP réalisé sur le temps de travail : une rémunération minimale qui varie entre 100% et 60 % du salaire de référence selon le salaire moyen et la durée de formation. Elle est prise en charge par la CPIR (4) dans des conditions différentes selon l'effectif de l'entreprise :- Dans les entreprises de 50 salariés et plus : l'employeur verse la rémunération au salarié et est remboursé par la CPIR ;- Dans les entreprises de moins de 50 salariés : la rémunération est versée directement au salarié par la CPIR.
 ● Autorisation d'absence et délais de l'employeur pour y répondre : la demande doit être formalisée :- 60 jours au plus tard avant le début de la formation d'une durée inférieure à 6 mois ou à temps partiel ;- 120 jours au plus tard avant le début de la formation d'une durée de 6 mois et plus.

L'employeur dispose d'un délai de 30 jours à compter de la réception de la demande pour répondre. L'absence de réponse ou la réponse hors délai vaut acceptation.

● Assouplissement des conditions permettant à l'employeur de différer une demande de CTP par rapport à l'ancien CIF 
 L'employeur peut, après consultation du CSE, différer le bénéfice du congé dans la limite de 9 mois si l'absence du salarié a des conséquences préjudiciables à la production et à la marche de l'entreprise afin que :- le pourcentage de salariés simultanément absents au titre du CTP ne dépasse pas 2 % de l'effectif total pour les établissements de 100 salariés et plus ;- le CTP ne bénéficie qu'à un salarié à la fois, pour les autres établissements.
 Maintien du refus pour non-respect des délais de demande de CTP ou dossier incomplet.La décision de refus ou de différé doit être motivée.


 3. L'entretien professionnel et le bilan du parcours professionnel complété

 ● Nouvelles obligations d'informations : maintien de l'information relative à la Validation des Acquis de l'Expérience (VAE), mais nouvelles informations sur :
 - l'activation du CPF ;- les abondements que l'employeur est susceptible de financer ;- le Conseil en Evolution Professionnel (CEP).
 Attention : applicable depuis le 7 septembre 2018.

 ● Possibilité d'anticiper l'entretien professionnel : l'entretien professionnel peut être anticipé à la seule initiative du salarié sans attendre le retour du salarié de son congé maternité ou de sa longue absence.

● Conversion en euro de l'abondement sanction CPF: le salarié n'ayant pas bénéficié sur les 6 dernières années des entretiens professionnels et d'une « autre » action de formation que celle visée à l'article L.6321-2 bénéficie d'un abondement « sanction » de 3 000 € financé par l'employeur.

 4. Nouvelle information à mettre dans la BDES

Dans le cadre de la consultation annuelle sur la politique sociale de l'entreprise, les conditions de travail et l'emploi, doivent être mises à la disposition  du CSE «  les informations sur la mise en œuvre des entretiens professionnels et de l'état des lieux récapitulatifs » dans la BDES
 Attention : applicable depuis le 7 septembre 2018.


 5. Réduction du nombre de typologies de formation

La réduction du nombre de typologies de formation qui se résume dorénavant aux actions de formation, bilan de compétence, actions de VAE et formations par l'apprentissage en lieu et place de la liste précédente qui distinguait 14 types d'actions de formation.

 6. Les actions de formation peuvent avoir quatre objets différents :

● Permettre à des personnes sans qualification ou sans contrat de travail d'accéder dans les meilleures conditions à un emploi ;

● Favoriser l'adaptation des salariés à leur poste de travail, évolution des emplois ainsi que leur maintien dans l'emploi et de participer au développement des compétences en lien ou non avec le poste de travail ;

● Réduire les risques pour les travailleurs dont l'emploi est menacé  résultant d'une qualification inadaptée en raison de l'évolution des techniques et des structures de l'entreprise en les préparant  à une mutation d'activité ;

● Favoriser la mobilité professionnelle.


 7. Le plan de développement des compétences

Anciennement le plan de formation.

● Maintien des actions participant à  l'adaptation de ses salariés à leur emploi,  de veiller au maintien de leur capacité à occuper un emploi et des actions de formation participant au développement des compétences. Il s'agit ici de répondre à un des 4 objets des actions de formation rappelées ci-dessus.

 ● Refonte complète du traitement des heures de formation. Il n'est plus effectué de distinction entre « formation d'adaptation » nécessairement réalisée pendant le temps de travail et « les actions de développement des compétences » qui pouvaient être pour partie accomplie en dehors du temps de travail.
 Désormais, le code du travail distingue les actions de formation :
 - qui conditionnent l'exercice d'une activité ou d'une fonction en application de dispositions légales ou règlementaire ou de convention internationale. Ces formations constituent du temps de travail effectif laissant à penser qu'elles doivent être effectuées nécessairement pendant le temps de travail sans dérogation possible ;- des autres actions de formation qui constituent également du temps de travail effectif donc accomplies pendant le temps de travail sauf en cas de conclusion d'un accord collectif d'entreprise ou accord individuel du salarié d'effectuer tout ou  partie de sa formation en dehors du temps de travail,  dans les limites prévues par la loi.

 8. Elargissement du champ de la négociation en matière de formation

La formation professionnelle dans l'entreprise relève déjà d'un des thèmes de la négociation obligatoire au travers de la négociation sur la gestion des emplois et des parcours professionnels à engager tous les trois ans.

La loi Avenir va au-delà : un accord collectif peut :

● Prévoir des objectifs et des critères collectifs d'abondement du CPF permettant à l'employeur de :- déterminer les actions de formations s'inscrivant dans le projet de développement de son entreprise ;- éligibles à un abondement du CPF ;- permettant aussi de répondre à l'obligation de formation « tous les 6 ans ».

 ● Fixer d'autres modalités d'appréciation du parcours professionnel au terme des 6 ans - A défaut d'accord, il convient de s'assurer que le salarié a suivi au moins une action de formation, acquis des éléments de certification ou VAE et bénéficié d'une progression salariale ou professionnelle

● Prévoir une périodicité différente des entretiens professionnels sans pour autant pouvoir déroger au « bilan » au terme des 6 ans. 
 Exemple : plus le salarié est qualifié, moins la fréquence des entretiens est élevée et inversement.

● Définir les actions de formation pouvant être effectuées en tout ou partie en dehors du temps de travail

Exemple :

- Définir les actions de formation hors temps de travail ;
- Définir des actions de développement des compétences utiles tant à la société et au salarié, ouvrant  droit à un abondement en cas d'utilisation du CPF ;
- Introduire des clauses de dédit formation tenant compte des récentes évolutions légales et jurisprudentielles./.

 --

  • (1) NB : certaines dispositions de la loi sont entrées en vigueur dès le 7 septembre 2018
  • (2) Art. R.6323-1 et suivants du code du travail / 800 € par an plafonné à 8 000 € pour les salariés non qualifiés
  • (3) Rappel : les sommes correspondant aux heures de DIF acquises au 31 décembre 2014 doivent impérativement être utilisées avant le 1er janvier 2021. Passé cette date, ces droits de maximum 1 800 € ne pourront plus être mobilisés.
  • (4) Missions assurées par les OPACIF jusqu'au 31 décembre 2019
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ESAT - Un travail pour tous!

7 Mars 2019 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #Accompagnement professionnel

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Sous-traitance industrielle et conditionnement

24 Février 2019 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #CONDITIONNEMENT, #Moniteurs d'ateliers, #Reconnaissance professionnelle

sources You tube

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Reforme: Les personnes sous tutelle pourrons votées.

23 Février 2019 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #société, #Vie Sociale

Résumé : Lors du Congrès de Versailles, Emmanuel Macron annonce que les personnes handicapées sous tutelle pourront désormais voter sans qu'aucun juge ne puisse s'y opposer. Enfin citoyens ? 4 questions à Sophie Cluzel.

Par
 

Le 9 juillet 2018, le Président de la République convoquait le Parlement au Congrès à Versailles. L'occasion de rendre compte des actions menées lors cette première année du quinquennat mais aussi de rappeler le cap, ainsi que les prochaines réformes pour continuer la transformation du pays.

Les personnes handicapées mentionnées

Dans un discours fleuve d'une vingtaine de pages, se nichaient plus spécifiquement trois petites mentions en faveur de « nos concitoyens vivant en situation de handicap ». Le chef de l'Etat a d'abord rappelé la promesse d'augmenter l'allocation adulte handicapé « de 100 euros » -ce n'est en réalité que 90- ainsi que « la politique commencée de réinsertion dans l'école, dans le travail » qui sera poursuivie « avec des choix budgétaires clairs et un accompagnement renforcé (…) dans le cadre d'une politique de retour vers la citoyenneté pleine et entière que nous assumerons ». Emmanuel Macron a également promis un retour au droit de vote inaliénable pour les personnes qui sont sous tutelle. En France, plus de 385 000 majeurs seraient concernés par cette disposition, dont entre un quart et un tiers encore privés de leur droit de vote. La secrétaire d'Etat en charge des personnes handicapées, Sophie Cluzel, s'était déjà exprimée à ce sujet en février 2018 (article en lien ci-dessous), réclamant un droit de vote sans condition.

Sur décision du juge

Avant 2009, une décision du juge était obligatoire pour qu'une personne handicapée sous tutelle -dont la grande majorité sont handicapées mentales ou psychiques- puisse se rendre aux urnes mais la modification de l'article 5 du Code électoral a alors permis d'inverser la logique en consacrant le droit de vote, sauf avis contraire. Cela demeure néanmoins un « permis de voter » dont le juge est le seul évaluateur. Cet article contrevient ainsi à la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées (CIDPH) des Nations unies dont le 29e article affirme l'inaliénabilité du droit de vote pour toutes les personnes handicapées. De son côté, la Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH) avait plaidé pour l'abrogation de l'article L5, dénonçant une « rupture d'égalité entre les citoyens ». « On ne peut pas d'un côté affirmer que les personnes handicapées sont des citoyens comme les autres et, de l'autre, leur retirer l'attribut le plus emblématique de la citoyenneté », faisait alors valoir la CNCDH.

Des suffrages dévoyés ?

La secrétaire d'État voulait donc aller plus loin en supprimant cette possibilité pour le juge : « J'ai consulté mes collègues, le ministre de l'Intérieur, la ministre de la Justice, et ça leur paraît élémentaire, ça fait des années qu'on aurait dû le faire », avait-t-elle ajouté, assurant avoir le soutien du gouvernement. Pourtant, en janvier 2017, dans les colonnes de La Croix, l'Association nationale des juges d'instance (ANJI) estimait qu'un « individu présentant un handicap mental lourd risque de voir son suffrage dévoyé ». Depuis, son point de vue a changé (lire questions ci-dessous). La secrétaire d'Etat rétorquait : « L'influençabilité, c'est ce qu'on a opposé pour que les droits des femmes ne soient réels qu'en 1944 ». Selon elle, « la société inclusive est celle qui reconnaît l'autre, quelles que soient ses différences, comme un être humain, aux mêmes droits universels ». La chose est désormais entendue. Dans l'entourage de Sophie Cluzel, on qualifie cette décision gouvernementale de « mesure forte sur la place de ces personnes en France ».

Réactions positives mais...

Reste à savoir quand elle sera mise en œuvre. Jacques Toubon, Défenseur des droits, qui avait recommandé dans son rapport sur « La protection juridique des majeurs vulnérables » (septembre 2016), de prendre les mesures appropriées, se « félicite » de cette décision et « appelle de ses vœux une réforme rapide du code électoral ». De  son côté, Matthieu Annereau, président de l'APHPP (Association pour la prise en compte du handicap dans les politiques publiques et privées), assure qu'il ne « peut s'agir que d'une première étape, le droit de vote ne pouvant s'exercer que si l'accès au vote est garanti pour tous ». Selon lui, la France doit engager un travail important sur l'accessibilité des bureaux de vote, la sensibilisation des personnels et assesseurs de ces bureaux, et sur l'accessibilité même des campagnes électorales. Ouvrant le débat, cet élu non-voyant encourage également à « aborder plus largement la question de la participation des personnes handicapées en politique ». sources Handicap.fr

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Réforme de la formation professionnelle : la mise en place des futurs Opco avance

20 Février 2019 , Rédigé par CAC-FORMATIONS

 
 
Réforme de la formation professionnelle : la mise en place des futurs Opco avance

A la demande de la ministre du Travail Muriel Pénicaud, Jean-Marie Marx et René Bagorski ont rédigé un rapport afin d’élaborer des recommandations pour la mise en place des futurs Opco (Opérateurs de compétences). Ceux-ci remplaceront les actuels Opca (Organismes paritaires collecteurs agréés) en début d’année 2019. L’objectif du gouvernement est de mettre les nouveaux opérateurs au service des besoins en compétences, et de réduire leur nombre. La réorganisation est donc porteuse d’enjeux et les préconisations du rapport Marx-Bagorski, approuvées par la ministre, pèseront lourd dans celle-ci.

De 20 Opca à 11 Opco

Le rapport remis à la ministre recommande la création de 11 Opco. La logique appliquée est celle de la « cohérence des métiers et des compétences ». D’une manière générale, la future répartition des branches professionnelles envisagée par les rapporteurs semble assez évidente : Constructys deviendrait l’Opco de la construction, l’Afdas celui de la culture et des médias.

Dans d’autres cas, tels que celui de l’industrie hors alimentaire, la nouvelle répartition semble plus complexe. Enfin, le point le plus polémique du rapport semble être la disparition des deux Opca interprofessionnels Agefos PME et Opcalia. Cette recommandation est justifiée par un souci de cohérence et de pertinence économique entre les branches professionnelles.

Ci-dessous, la répartition proposée par le rapport Marx-Bagorski :

opco

Le futur rôle des Opco

Contrairement aux actuels Opca, les futurs Opco ne collecteront plus les cotisations formation des entreprises, cette mission étant dorénavant confiée aux Urssaf. En revanche, les nouveaux opérateurs, gérés par les partenaires sociaux, auront la charge de financer les contrats d’apprentissage et de professionnalisation, d’aider les branches dans leur mission de certification et d’assurer un service de proximité auprès des TPE-PME dans la définition de leurs besoins en formation.

Selon MM. Marx et Bargorski, ces nouvelles missions imposent que les Opco soient organisés autour de champs de cohérence et de pertinence économique forts, ce qui n’est pas le cas des Opca. La ministre du Travail a choisi de laisser ceux-ci discuter librement de leur future organisation, mais en leur imposant la date butoir du 31 décembre pour ce faire. Passée cette date, c’est l’État qui décidera de la répartition des branches professionnelles si un accord global n’était pas trouvé d’ici là.

sources AgendaFormation

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Les OPCA s’organisent pour survivre à la réforme de la formation professionnelle

19 Février 2019 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Accompagnement professionnel, #Moniteurs d'ateliers, #Accompagnement psychologique

Les OPCA s’organisent pour survivre à la réforme de la formation professionnelle

Les actuels OPCA (Organismes paritaires collecteurs agréés) sont concernés au premier chef par le projet de loi « Avenir professionnel » actuellement à l’examen à l’Assemblée nationale. Leur rôle devant être totalement revu par la future loi, le monde des OPCA est en pleine ébullition en prévision de son application. Leur but ? Survivre à la réforme en cours.

Des missions revues à la baisse pour les OPCA

Jusqu’ici et historiquement, les OPCA étaient en charge de la collecte des fonds destinés à la formation professionnelle. Le projet de loi défendu par la ministre du Travail Muriel Pénicaud prévoit de leur retirer cette mission pour la confier aux Urssaf. La vingtaine d’OPCA actuellement existants devront à l’avenir se concentrer sur le financement des CFA (Centres de formation d’apprentis). De plus, ils seront regroupés en dix ou quinze OPCO (Opérateurs de compétences).

Les conditions posées par le ministère du Travail

Le ministère du Travail a d’ores et déjà posé deux conditions pour reconnaître les futurs OPCO. D’une part, ils devront rassembler les branches professionnelles selon une logique sectorielle ou de filière, afin d’en finir avec les incohérences actuelles souvent dues à des enjeux de pouvoir et de personnes. D’autre part, les nouveaux opérateurs devront atteindre une taille critique, que le ministère du Travail n’a pas encore définie. C’est à l’aune de ces deux paramètres que l’on peut comprendre les mouvements qui agitent aujourd’hui le monde des OPCA.

Les OPCA à la recherche de nouveaux partenaires

En réalité, chaque OPCA cherche à attirer les branches des autres pour défendre la cohérence de son projet et augmenter sa taille, si nécessaire. Certains organismes ont commencé les manœuvres plus tôt que d’autres. Actalians, l’OPCA de certaines professions libérales, de l’hospitalisation et de l’enseignement privés, a par exemple rapidement cherché à poser les fondations d’un grand OPCO de l’artisanat, soutenu par l’organisation patronale U2P. Mais les organismes « menacés » par ce type d’agissements réagissent bien entendu en construisant leur propre argumentaire.

Le ministère du Travail, inquiet de voir tous ses mouvements nuire à la réforme qu’il promeut, a avancé d’un an le calendrier de mise en place des OPCO. Celle-ci est désormais fixée au 1er janvier 2019. Au final, c’est de toute façon le gouvernement qui fixera le périmètre de chaque OPCO.

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Publié depuis Overblog

18 Février 2019 , Rédigé par CAC-FORMATIONS

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Alsace et espaces verts..mais pas seulement

5 Février 2019 , Rédigé par CAC-FORMATIONS

Cette vidéo montre le nouvel atelier créé par l'équipe des espaces verts de l'ESAT de Dannemarie (Alsace-Haut-Rhin). Il évoque aussi les divers travaux proposés aux particuliers dans le secteur du Sundgau.

Reportage...

sources You tube

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