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LE BLOG DU CAC-FORMATIONS

Articles récents

Des travailleurs d'ESAT médaillés d'or pour leur bière!

26 Mars 2018 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #Restauration, #Reconnaissance professionnelle, #social

Résumé : La brasserie de l'Esat d'Armentières a conquis le jury du Salon de l'agriculture. En mars 2018, l'une des bières produites par des personnes handicapées mentales a remporté une prestigieuse médaille d'or. La reconnaissance de leurs compétences !

 

Les travailleurs handicapés auraient-ils de bonnes raisons de se faire «mousser » ? Oui, répond le concours du Salon de l'Agriculture qui, en mars 2018, a décerné deux médailles aux brasseurs en situation de handicap mental de la brasserie Malécot. « C'est une immense fierté pour nous ! », se réjouit Elisabeth Zureck, directrice de cet Établissement et service d'aide par le travail (Esat) situé à Armentières (Hauts-de-France).

Un travail de grande qualité

Le Salon de l'agriculture est l'évènement qui récompense les meilleurs produits du terroir français. La brasserie Malécot participait à son concours national pour la première fois en 2018. « En y allant, nous n'avions pas en tête de revenir avec une médaille. C'était surtout l'occasion de découvrir le salon et son déroulement », poursuit la directrice. Et pourtant, ce n'est pas avec une mais bien deux médailles qu'elle est repartie. La Léonce Triple, créée en juin 2016, a remporté la médaille d'or, et la Blonde, née fin 2009, le bronze. « Jamais, durant la compétition, nous n'avons mis en avant le fait que notre bière était produite par des personnes en situation de handicap mental, explique la direction. Le fait que la Blonde, qui est la première bière entièrement brassée par nos soins, soit primée, prouve que le travail initial était déjà d'une grande qualité. »

Un véritable savoir-faire

La brasserie Malécot compte aujourd'hui une dizaine de brasseurs avec un handicap mental, accompagnés par deux moniteurs maîtres brasseurs. « Ce ne sont pas des professionnels issus d'une formation de brasseur mais des amateurs qui produisaient déjà de la bière à titre personnel », déclare la directrice. Du choix des grains à la fermentation, en passant par le brassage et l'embouteillage, les travailleurs créent la boisson de A à Z. Le processus de création d'une nouvelle bière les inclut et se déroule en différentes étapes. Dans un premier temps, la direction se réunit afin de savoir quel type de bière elle souhaite créer ; « Dans le cas de la Léonce Triple, nous sommes partis sur un triple affinage », précise-t-elle. Une fois la décision prise, les brasseurs sont chargés de faire quelques essais et ajustements, jusqu'à concocter le breuvage idéal.

Un franc succès

Si, aujourd'hui, l'Esat d'Armentières gère l'intégralité de sa production, cela ne fut pas toujours le cas. « Au début du projet, nos bières étaient produites en Belgique par un brasseur local qui nous envoyait ensuite la production. Après, nous prenions en main l'étiquetage », Elisabeth Zureck. Mais, en février 2015, avec le soutien de l'association des Papillons Blancs de Lille, l'Esat investit dans une micro brasserie pour gérer le processus en totale autonomie. Selon la directrice, « il aura fallu du temps pour prouver que le projet était viable ». Aujourd'hui, la brasserie dispose de cinq cuves. Une sixième a été achetée grâce à une campagne de financement participatif. « Avec cette dernière cuve, nous avons atteint notre maximum de capacité. » Pourtant, elle a des projets pour l'avenir. La bière Léonce est actuellement vendue dans près de 100 sites différents mais la directrice confie que, depuis l'annonce de la médaille, elle reçoit des appels de distributeurs partout en France qui souhaitent, eux aussi, la commercialiser.

Un avenir radieux

« Nous souhaiterions accroître notre production et ainsi offrir plus de postes de travail aux personnes accompagnées, essentiellement à l'étiquetage et le conditionnement », conclut Elisabeth. En effet, le travail au sein de la brasserie Malécot a déjà permis à deux travailleurs en situation de handicap mental de valider leurs compétences grâce à une validation des acquis d'expérience sur le métier de brasseur ; la direction espère encourager davantage ce type d'initiatives. De plus, deux nouvelles bières devraient voir le jour d'ici la fin de l'année.

© Facebook et Papillons blancs de LillePar , le 

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témoignage ,expressions d'un détachement en entreprise

24 Mars 2018 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #Reconnaissance professionnelle, #Restauration

témoignage de Raouf Cuisinier en détachement en entreprise du secteur de la restauration collective.

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Autisme et travail au quotidien...

21 Mars 2018 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Reconnaissance professionnelle, #Moniteurs d'ateliers

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insertion des travailleurs handicapés? Si les 2,4 M de TPE embauchaient un travailleur handicapé ?

21 Mars 2018 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #Reconnaissance professionnelle, #insertion par l'économique, #Entreprise adaptée

Si les 2,4 M de TPE embauchaient un travailleur handicapé ?

 

Une TPE, c'est une « très petite entreprise » ? On en compte 2,4 millions en France. Elles se distinguent des PME (petite et moyenne entreprise) par le fait qu'elles emploient de 0 à 19 salariés (en comparaison, la France ne compte que 75 000 PME de 20 à 249 salariés et 4 500 grandes entreprises à partir de 250 salariés). A ce titre, les TPE ne sont pas donc soumises à la loi qui impose à toute société de 20 salariés et plus de compter, dans ses effectifs, au moins 6% de travailleurs handicapés. Mais sont-elles pour autant sensibilisées et mènent-elles des actions dans ce domaine ?

Tensions dans emploi = impact sur les travailleurs handicapés

La société Fiducial a pris l'initiative, depuis décembre 2000, de publier un baromètre trimestriel de conjoncture des TPE pour mieux faire reconnaître ce tissu vital pour l'économie française et véhiculer une vision dynamique et inédite du monde des TPE. A ce titre, l'emploi des personnes handicapées fait aussi partie de ses prérogatives. Ce sujet trouve pleinement sa place dans le 60ème baromètre publié au 4ème trimestre 2015 (en 88 pages, en lien ci-dessous). Il révèle, notamment, que dès lors que des tensions réapparaissent sur le front de l'emploi, elles impactent significativement l'intégration de travailleurs handicapés.

TPE et handicap en chiffres

Interrogés, 75 % des patrons de TPE employant au moins un salarié disent ne disposer d'aucun poste adapté et n'ont donc jamais embauché de travailleur handicapé. Sur les 17% qui y ont eu recours, la majorité se dit prête à renouveler l'expérience (2 sur 3 exactement). Cette part s'accroît naturellement avec la taille de la structure, atteignant 27% dans les entreprises de 10 à 19 salariés. Notons que 2% ont tenté une telle embauche sans trouver le profil espéré. Actuellement, 7% des employeurs comptent dans leurs effectifs au moins un travailleur en situation de handicap, ce taux grimpant à 22% dans les structures de 10 à 19 salariés, ce qui en fait le club des « bons élèves ». Si près de la moitié a bénéficié d'une aide financière lors de cette embauche (44%), ils ne sont que 15% à avoir fait appel à un expert extérieur pour l'aménagement du poste. Cette possibilité d'obtenir un accompagnement et/ou une aide financière lors du recrutement d'une personne handicapée est connue des trois quarts des dirigeants (78%).

Maladie psychique, le parent pauvre

Selon Gilles Barbier, un patron de TPE, « elles constituent une ressource précieuse pour l'emploi des personnes handicapées mais n'ont pas accès au même réseau que les grosses entreprises. Les dirigeants sont au four et au moulin et doivent donc faire avec les moyens du bord, dans un temps souvent limité. Ils sont donc moins bien armés pour recruter des travailleurs handicapés mais le font tout de même, parfois dans de belles proportions. Il est donc important de les encourager dans ce sens en leur proposant un accompagnement de qualité, qui permettra également de venir à bout de pas mal d'idées reçues. ». Il est vrai que, pour certains chefs d'entreprise, la notion de handicap reste vague. Dans ce baromètre, ils ont été interrogés sur la manière dont ils la définissent à travers quelques exemples. Ils sont 83 % à penser qu'un cuisinier amputé d'une main est effectivement en situation de handicap ou 65 % dans le cas d'un manutentionnaire atteint d'une hernie discale. Mais ils ne sont plus que 35 % à considérer qu'un commercial atteint de dépression l'est aussi. Cette méconnaissance de la maladie psychique n'est pas propre aux TPE et affecte toute la sphère professionnelle.

450 000 chômeurs handicapés, et après ?

Faut-il le rappeler, la France dénombre plus de 450 000 demandeurs d'emploi en situation de handicap, soit 20 % des personnes handicapées aptes au travail. C'est le double de la population valide. Dans une conjoncture difficile, elles sont les premières à être impactées. Toutes les pistes sont donc bonnes à explorer, qui passent, notamment, par un travail de sensibilisation auprès des TPE, un vivier qui doit être valorisé.

sources handicap.fr

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Adultes sous tutelle?Le gouvernement défend le droit de vote pour tous

20 Mars 2018 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #société, #social, #Vie Sociale

 

Résumé : Sophie Cluzel se prononce pour le droit de vote inaliénable pour tous et réfute l'argument qui voudrait que les personnes handicapées soient influencées par leurs proches ; c'est ce qu'on disait pour les femmes en d'autres temps...

 

Sophie Cluzel, secrétaire d'État chargée des personnes handicapées, s'est prononcée pour que le droit de vote ne puisse plus leur être retiré, et ce "quel que soit le degré" de handicap, le 21 février 2018 sur Public Sénat. En vertu de l'article 5 du code électoral, un juge peut suspendre le droit de vote aux majeurs sous tutelle, une situation qui peut par exemple concerner les personnes avec un handicap mental.

Question de dignité

Avant 2009, l'avis du juge était obligatoire, mais une réforme avait alors permis d'inverser la logique en consacrant le droit de vote, sauf avis contraire. La secrétaire d'État veut désormais aller plus loin, en supprimant cette possibilité pour le juge. "Il suffirait peut-être d'abroger cet article L5 pour permettre aux personnes handicapées de retrouver toute leur dignité d'êtres humains (...) avec leurs droits civiques, c'est-à-dire le droit de vote", a déclaré Mme Cluzel. "J'ai consulté mes collègues, le ministre de l'Intérieur, la ministre de la Justice, et ça leur paraît élémentaire, ça fait des années qu'on aurait dû le faire", a-t-elle ajouté, assurant avoir le soutien du gouvernement.

Des personnes sous influence ?

Interrogée sur le risque que ces personnes ne se trouvent influencées par d'autres, la ministre a rétorqué : "l'influençabilité, c'est ce qu'on a opposé pour que les droits des femmes ne soient réels qu'en 1944". "Charge à nous d'accompagner ces personnes", a-t-elle complété, en insistant notamment sur la nécessité de "mise en accessibilité universelle de tous (les) programmes électoraux", notamment via l'utilisation du langage Facile à lire et à comprendre (Falc) "qui existe depuis très longtemps".

Appui de la commission des droits de l'homme

Il y a un an, la Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH) avait plaidé pour l'abrogation de cet article du code électoral, dénonçant une "rupture d'égalité entre les citoyens". "On ne peut pas d'un côté affirmer que les personnes handicapées sont des citoyens comme les autres et, de l'autre, leur retirer l'attribut le plus emblématique de la citoyenneté", faisait alors valoir la CNCDH.

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Comprendre la réforme de la formation professionnelle

20 Mars 2018 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #Reconnaissance professionnelle, #Entreprise adaptée, #insertion par l'économique

RFormation professionnelle : comprendre la transformation...

Résumé : Chaque salarié verra son compte personnel de formation crédité en euros et non plus en heures et la collecte de fonds sera dorénavant assurée par les Urssaf, a annoncé le 5 mars 2018 Muriel Pénicaud. Un "big bang", qui risque de fâcher certains ! 
 

 

"Une bataille mondiale de la compétence est engagée" et il ne faut pas "réformer à la marge", a déclaré la ministre du Travail lors de la présentation de la réforme sur la formation professionnelle devant la presse le 5 mars 2018 (dossier en lien ci-dessous). Elle s'inscrit dans un projet de loi contenant aussi des volets "apprentissage" et "assurance chômage", qui doit être présenté en conseil des ministres mi-avril pour un vote en septembre, et devrait s'intituler "pour la liberté de choisir son avenir professionnel".

Des formations longues

Le volet "formation professionnelle" s'appuie "largement" sur l'accord conclu le 22 février par les syndicats et le patronat, que la ministre du Travail a salué. Ce texte, âprement négocié pendant trois mois, contient, entre autres, un renforcement du compte personnel de formation (CPF). Le CPF comprendra aussi un dispositif destiné à remplacer le CIF (congé individuel de formation) pour les formations longues. Les partenaires sociaux avaient décidé une augmentation des heures (de 24 à 35 heures), et le gouvernement a retenu l'idée d'augmenter les droits à la formation mais en apportant une modification importante : le CPF va passer en euros.

Un compte en euros

"Les euros sont beaucoup plus concrets et lisibles pour chacun", a expliqué Mme Pénicaud, au grand dam des syndicats et du patronat, pour qui une comptabilisation en euros entraînera une inflation des coûts de formation et une baisse des droits. "Au contraire", a jugé Emmanuelle Pérès, déléguée générale de la Fédération de la formation professionnelle, interrogée sur RTL : "comme on va être sur un marché transparent, les prix seront bien transparents et connus de tous, et seront le bon équilibre entre l'offre et la demande". Avec la réforme, les salariés disposeront sur leur compte de 500 euros par an, plafonnés à 5 000 euros. Les personnes sans qualification auront 800 euros, avec un plafonnement à 8 000. "Pour les salariés en CDD, le compte sera crédité au prorata temporis", a ajouté Mme Pénicaud, de même que pour le travail à temps partiel.

Le "réel des gens"

Autre changement de taille : les sommes destinées à la formation seront collectées par les Urssaf, les organismes collecteurs des cotisations sociales. Les Urssaf transfèreront ces sommes à la Caisse des dépôts. Actuellement, la collecte est réalisée par les organismes paritaires collecteurs agréés (Opca). Ces derniers seront profondément transformés pour devenir des "Opérateurs de compétences", des structures qui seront chargées, notamment, de financer les centres de formation d'apprentis (CFA). Dans leur accord, syndicats et patronat souhaitaient que les Opca continuent de collecter les fonds, dans un souci "d'efficacité et de visibilité". Le 4 mars, dans une tribune au JDD, le président du Medef Pierre Gattaz, tout en jugeant nécessaire de "réformer" les Opca et de les "pousser à être plus efficaces", s'était opposé à l'idée de "les supprimer".

Une agence France compétence

En outre, une agence nationale, baptisée "France compétences", sera créée et gérée par l'État, les organisations patronales et syndicales, et les régions. Parmi ses missions, la régulation des prix des formations, afin que les coûts "ne dérivent pas". La ministre du Travail, qui avait promis ni plus ni moins qu'un "big bang" du système, a souligné que cette réforme se ferait à "enveloppe constante" pour les cotisations des entreprises, soit 1,68% pour celles de plus de 11 salariés et 1,23% pour celles de moins de 11 salariés.

Réactions !

La CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises), tout en saluant globalement la réforme, a agité le risque d'une "usine à gaz" si l'Urssaf récupère la collecte des fonds, quand le Syndicat des indépendants (SDI) a qualifié le projet gouvernemental de "big flop". La Fnath (accidentés de la vie) s'est étonnée "qu'aucune mesure ne concerne spécifiquement les victimes du travail et les travailleurs handicapés" et souhaite qu'ils puissent bénéficier "d'une majoration du plafond annuel et global au même titre que les salariés non qualifiés" (article complet en lien ci-dessous). La formation professionnelle coûte chaque année environ 25 milliards d'euros. Les entreprises, dont les dépenses directes ne sont pas prises en compte dans ce total, en sont, malgré tout, les premiers financeurs.  sources handicap.fr

Tout savoir sur le caf: consultez le site de référence: moncpf@overblog.com

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Reforme de la formation professionnelle et travailleurs handicapés: Pas de mesure handicap?

19 Mars 2018 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #insertion par l'économique, #Reconnaissance professionnelle

Réforme de la formation pro et handicap : réactions !

 

Muriel Pénicaud, ministre du Travail, a rendu sa copie le 5 mars 2018 sur une réforme particulièrement attendue, celle de la formation professionnelle (détail des mesures en lien ci-dessous). Qualifiée de véritable « transformation », elle fait le constat que l'accès à la formation professionnelle connaît une double inégalité portant sur le statut des salariés et la taille des entreprises. De plus, la difficulté de l'accès aux droits et à l'information constitue un obstacle majeur pour nombre de salariés. Elle propose donc une réforme en profondeur en douze actions concrètes, destinée à tous les travailleurs. Quel impact en cas de handicap ?

Pas de mesure « handicap »

Première à réagir, la Fnath (accidentés de la vie) dit « partager globalement les objectifs de simplification et d'accès aux droits pour tous les travailleurs ». Mais elle s'étonne aussi « qu'aucune mesure ne concerne spécifiquement les victimes du travail et les travailleurs handicapés pour lesquels l'accès à une formation est particulièrement compliqué et constitue pourtant une condition essentielle d'accès et de maintien en emploi. » Il est vrai que, par nature, toutes ces nouvelles mesures, de droit commun, leur sont applicables, notamment la majoration pour les salariés à temps partiel. Toutefois, la Fnath souhaite qu'ils puissent bénéficier d'une majoration du plafond annuel et global au même titre que les salariés non qualifiés. De plus, au-regard des retombées très mesurées du dispositif actuel, le nouveau conseil en évolution professionnelle devra, selon l'association, être formé à l'accompagnement des travailleurs handicapés.

Une appli accessible ?

Enfin, la Fnath juge que certaines mesures bien que positives risquent de constituer des freins pour les travailleurs handicapés. En effet, le développement d'une application web qui semble indispensable et naturelle risque de se traduire par une exclusion numérique de certains travailleurs handicapés si les conditions d'accessibilité ne sont pas travaillées dès le départ. De plus, l'encouragement de solutions innovantes, telles que le MOOC et le digital learning, ne doit pas non plus se faire au détriment de la participation des personnes handicapées.

Autres avis, hors handicap…

Plus globalement, en dehors du champ exclusif du handicap, la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) a salué ces mesures qui favoriseront « une meilleure articulation entre les besoins des individus, des entreprises et des territoires ». Elle met toutefois en garde contre la décision du gouvernement de faire collecter la cotisation dédiée à la formation par le réseau des Urssaf, et non plus par les OPCA (organismes paritaires collecteurs agréés), « sous réserve de ne pas recréer une usine à gaz avec l'Urssaf d'un côté et les acteurs de la formation de l'autre. Le risque est de revivre ce que l'on a pu connaître lors de la mise en place du RSI ». Elle estime également « impératif » que les représentants des entreprises et de leurs salariés «soient étroitement associés » à la réforme, au risque « bien réel » de passer d'un système « complexe, à un dispositif technocratique, éloigné de la réalité du monde de l'entreprise ».

De son côté, le Syndicat des Indépendants a estimé que « la reprise en main par l'Etat des 32 milliards d'euros de la formation professionnelle est insuffisante » et devrait « s'accompagner d'une politique d'assainissement du marché par l'évaluation et le contrôle d'une offre aussi inadaptée que pléthorique ». Qualifiant le projet gouvernemental de « big flop », l'organisation plaide pour « une refonte globale de la formation professionnelle continue, axée sur les TPE et leurs salariés ».

 

tout savoir sur la reforme et vos droits ,le site référence moncpf@overblog.com

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faire pour apprendre... recettes de pédagogie pratique par Thierry MARX

18 Mars 2018 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Restauration, #Reconnaissance professionnelle, #Moniteurs d'ateliers

Alors que la ministre du Travail Muriel Pénicaud doit dévoiler, lundi, les grandes lignes de sa réforme sur la formation professionnelle, Thierry Marx explique comment se déroule la formation aux métiers de la restauration qu'il a mise en place : "Cuisine mode d'emploi(s)".

INTERVIEW

"Faire pour apprendre". C'est une petite phrase qui prend des allures de ritournelles dans la bouche de Thierry Marx. Le chef étoilé a expliqué au micro d'Europe matin les méthodes utilisées lors de sa formation professionnelle "Cuisine mode d'emploi(s)", qui a déjà formé 1.500 personnes rien qu'en Ile-de-France. 

90 recettes en trois mois. 1.500 élèves en Ile-de-France, 95% de retour à l'emploi et 11 créations d'entreprise. Voilà les résultats de la formation professionnelle gratuite et sociale fondée par le chef Thierry Marx, destinée aux personnes en grande difficulté. "C'est une formation en trois mois, on y apprend les gestes de base de la cuisine, la cuisson et le temps. On a 80 gestes de base et 90 recettes du patrimoine culturel français. Et vous retournez à l'emploi avec un statut de commis de cuisine", détaille-t-il.

Trois principes pour réussir. "Il faut qu'un maximum de personnes aient leur chance. On s'est donc mis d'accord avec les candidats sur trois principes : rigueur, engagement et régularité", explique Thierry Marx. "La rigueur, c'est le projet, l'engagement, c'est regarder devant soi, et la régularité, c'est d'être là à l'heure : pas d'absence, pas de retard. Ça permet de faire la formation dans de bonnes conditions", détaille-t-il. 

Un métier, mais surtout un projet. Au-delà de l'apprentissage d'un métier, "Cuisine mode d'emploi(s)", c'est aussi l'apprentissage d'une conduite de vie. "On a des personnes éloignées de l'emploi, parfois même très éloignées avec des accidents de vie", précise Thierry Marx. Paradoxalement, l'apprentissage du métier, n'est pas l'essentiel lors de cette formation : "Il faut construire le plus important, le projet. Le diplôme est la conséquence du projet, mais c'est surtout le projet qu'il faut mettre en lumière, c'est ce qui fait que ça va réussir", explique-t-il. 

Trancher avec les habitudes. "Certaines fois, les formations n'avaient pas de sens : on asseyait les gens six heures devant un pupitre et ça n'aboutissait pas à un retour à l'emploi", raconte-t-il. La philosophie du chef étoilé est assez simple : "faire pour apprendre, lâcher la main du passé et regarder devant soi". Un leitmotiv qui semble porter ses fruits dans la formation "Cuisine mode d'emploi(s)", et qui pourra peut-être à l'avenir voir le jour dans d'autres secteurs, "beaucoup d'autres secteurs viennent nous voir pour savoir comment on a fait : il faut monter un programme pédagogique, regarder où sont les freins, lesquels on peut lever, et puis on avance et on trouve des solutions". Avant de prophétiser, "la formation professionnelle va être un énorme besoin pour la société qui arrive". 

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Réforme de la formation professionnelle : ce qui va changer pour tous... à partir de 2019!

18 Mars 2018 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #Reconnaissance professionnelle, #société, #Vie Sociale, #Entreprise adaptée, #social

Réforme formation pro : ce qui va changer pour tous...

Résumé : Le 5 mars 2018, Muriel Pénicaud dévoile sa grande "transformation" de la formation professionnelle. Des mesures de droit commun qui valent également pour les travailleurs handicapés. 

 

Voici les principaux points de la transformation de la formation professionnelle, présentée le 5 mars 2018 par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud (en lien ci-dessous). Elle s'appuie sur l'accord conclu le 22 février par les syndicats et le patronat.

- Compte personnel de formation (CPF) en euros et non plus en heures
Tous les salariés verront leur CPF crédités de 500 euros par an, plafonnés à 5.000 euros. Les personnes sans qualification auront 800 euros, avec un plafonnement à 8.000. Le taux de reconversion heures/euros n'a toutefois pas encore été arrêté pour les personnes disposant déjà d'un CPF (cinq millions actuellement).
Les salariés à temps partiel auront les mêmes droits que ceux à temps plein, une mesure qui va surtout "bénéficier aux femmes", fait valoir le ministère, "puisque 80% des salariés à temps partiel sont des femmes et 30% des femmes sont à temps partiel".

- Formations accessibles via une application
Elle permettra de s'inscrire et payer directement une formation, sans passer par un intermédiaire; de connaître ses droits acquis; les formations certifiantes dans son bassin d'emploi; le taux de satisfaction des stagiaires ou celui d'insertion dans l'emploi. L'application sera disponible progressivement à partir de 2019.

- Financement 
Les entreprises s'acquitteront d'une seule cotisation, au lieu de deux actuellement (1% formation et taxe d'apprentissage). Mais la contribution totale restera inchangée, à 1,68% pour les entreprises de plus de 11 salariés et 1,23% pour celles de moins de 10.

- Collecte des fonds
Les sommes destinées à la formation seront désormais collectées par les Urssaf -organismes collecteurs des cotisations sociales-, qui les transfèreront à la Caisse des dépôts. Actuellement, la collecte de la formation professionnelle continue est réalisée par les organismes paritaires collecteurs agréés (Opca). Mais ce changement, "lourd", n'interviendra que fin 2020 ou en 2021, selon le cabinet.

- Fin des Opca
Gérés paritairement, ils seront remplacés par des "Opérateurs de compétences", également gérés paritairement. Ces structures vont notamment financer les centre de formation d'apprentis (CFA), le plan formation des TPE-PME et pourront "co-construire" les diplômes avec les branches "qui le souhaitent". Il y a actuellement 18 Opca de branches et deux Opca interprofessionnels.

- Création de l'agence "France compétences"
Elle remplacera les trois instances nationales actuelles (Copanef, Cnefop et FPSPP) et sera gérée par l'Etat, les organisations patronales et syndicales, et les Régions. Parmi ses missions, la régulation des prix des formations, afin que les coûts "ne dérivent pas", selon le ministère. Il souligne qu'actuellement, le coût d'une formation en CFA peut varier de un à six (entre 2.500 et 14.500 euros pour un CAP cuisine par exemple). Cette agence régulera aussi la qualité des formations, en définissant un cahier des charges que devront remplir les organismes de formation pour être certifiés, et donc bénéficier d'un financement. Elle aura deux missions de "péréquation": en direction des "Opérateurs de compétences" qui n'ont pas suffisamment d'argent pour financer tous les contrats d'alternance et en direction des TPE-PME.

- Modification du Conseil en évolution professionnelle (CEP)
Un financement spécifique sera dédié à cette structure, actuellement censée accompagner, gratuitement, toute personne qui le souhaite dans son parcours professionnel pour faire le point ou un projet. Le montant pourrait tourner entre "200 et 300 millions d'euros", selon le cabinet. Le CEP sera géré par les régions, l'Etat et les partenaires sociaux. Sa mission sera "redéfinie" selon le ministère et il va y en avoir un par région. Un opérateur sera sélectionné par appel d'offres, selon un cahier des charges établi par l'État, les partenaires sociaux et les régions.

- Formation dans les entreprises de moins de 50 salariés
Un système spécial sera mis en place, qualifié par le ministère de "mutualisation asymétrique". Il s'agit d'une cotisation versée par l'ensemble des entreprises, mais réservée uniquement au financement des plans formation des entreprises de moins de 50 salariés.

 

tout savoir sur la réforme d la formation professionnelle: consultez mon cpf@overblog.com

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