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LE BLOG DU CAC-FORMATIONS
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Handicap :Congé de proche aidant rémunéré : nouvelle tentative !

13 Mars 2018 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #social

Congé de proche aidant rémunéré : nouvelle tentative !

Résumé : Un congé rémunéré et d'un an par personne aidée, c'est ce que proposent des députés pour apporter un soutien légitime aux proches aidants. Le texte, retoqué une 1ère fois en février 2018, fait une nouvelle tentative le 8 mars à l'Assemblée. Y

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Depuis le 1er janvier 2017, les salariés qui aident un proche malade, âgé ou handicapé peuvent bénéficier du « congé proche aidant », une mesure de la loi relative à l'adaptation de la société au vieillissement (article en lien ci-dessous). Une aubaine ? Pas totalement si l'on considère qu'il est sans solde, d'une durée de trois mois, renouvelable sans pouvoir dépasser un an sur l'ensemble de la carrière !

Des députés s'engagent

C'est pourquoi, le 23 janvier 2018, une mission parlementaire préconisait de créer un « statut » spécifique pour les aidants, qui permettrait notamment d'indemniser ce congé et ainsi de prendre en compte cette tâche « invisible » dans les droits à la retraite (article en lien ci-dessous). « Il est nécessaire de mettre en place un statut du proche aidant qui lui confère des droits » car il « a besoin de temps, de ressources et d'accompagnement », avait déclaré le député communiste des Bouches-du-Rhône, Pierre Dharréville, rapporteur de cette mission. Dans cette proposition de loi n°589 « Pour une reconnaissance sociale des aidants » (en lien ci-dessous), un montant identique à celui de l'allocation journalière de présence parentale (AJPP), soit 43,14 euros par jour, est préconisé.

Un niet sans appel

Cette proposition a été rejetée le 21 février 2018 par la Commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale, au motif, entre autres, qu'une mission sur la question des aidants a été confiée par le gouvernement à Dominique Gillot (présidente du CNCPH - Conseil national consultatif des personnes handicapées) et que son rapport est attendu pour le printemps 2018. Ou plutôt une question de gros sous ? « 30 000 personnes pourraient bénéficier du dispositif, pour un montant de 250 millions d'euros par an », avait chiffré Pierre Dharréville, qui, face à ce camouflet, exprimait publiquement sa colère. Certaines associations sont, à leur tour, montées au créneau, notamment l'APF qui, elle aussi, réclame ce congé rémunéré d'une durée d'un an, non pas sur l'ensemble d'une carrière professionnelle mais par personne aidée, au motif que, « dans une vie, on peut être un temps aidant de son enfant ou de son conjoint puis de son parent ».

Question de solidarité nationale

On estime, en France, à 8,3 millions le nombre de personnes qui aident un proche au quotidien. 47% occupent un emploi et seuls 8% ont recours aux congés existants. « Basée sur la solidarité nationale, elle aidera les aidants à concilier leur vie professionnelle avec l'aide apportée à un proche », explique l'APF. L'association déplore depuis plusieurs années un « glissement » de la solidarité nationale vers la solidarité individuelle avec, notamment, les lois sur le don, entre collègues, de jours de RTT ou de congés non pris étendue depuis le 31 janvier 2018 aux proches des personnes handicapées (article en lien ci-dessous). « Ces lois créent des inégalités entre salariés, que ce soit en raison de la taille de l'entreprise ou des durées différentes de congés, et font craindre une résurgence de la charité au détriment des droits des personnes ! », explique-t-elle. A contrario, cette proposition de loi sur la reconnaissance sociale des aidants n'est pas aléatoire et s'adresse à tous les aidants salariés.

Elle sera rediscutée en séance plénière à l'Assemblée nationale le 8 mars 2018. Ce sera la Journée internationale des droits de femmes. Hasard du calendrier ? Ce sont elles qui, dans ce contexte, sont majoritairement contraintes de cesser leur activité.

© APF + site Pierre Dharréville

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Travailleurs d'Esat et comédiens: devenir pros de la scène

11 Mars 2018 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #social, #Vie Sociale, #Reconnaissance professionnelle

Travailleurs d'Esat et comédiens: devenir pros de la scène

Résumé : Ils sont handicapés... et comédiens. Et entendent le faire savoir. A l'occasion du festival(s) Orphée et Viva la vida, leur talent va tonner sur les planches des théâtres franciliens. Deux directeurs*, deux voix, pour en parler...

Par

*Richard Leteurtre, directeur artistique d'Orphée et de l'Esat Eurydice (78) et Olivier Couder, directeur du festival Viva la vida et du Théâtre du Cristal (95).

Le festival(s) Orphée et Viva la vida, c'est un évènement inédit,  40 lieux (théâtres, cinémas, bibliothèques…), 60 représentations, 2 départements (78 et 95)… Le meilleur des scènes « art et handicap » en France et en Europe, des créations passionnantes et inattendues qui tracent le chemin là où on ne les attend pas, interprétées par des comédiens en situation de handicap (article complet en lien ci-dessous).

H.fr : Les deux festivals existaient séparément et, pour la première fois en 2016, vous avez décidé de fusionner…
OC : Viva La vida dans le Val d'Oise et Orphée dans les Yvelines coexistaient en effet depuis plusieurs années. Nous avons décidé de rapprocher ces deux festivals, ce qui permet désormais de travailler de concert, avec une dynamique commune pour un rendez-vous tous les deux ans. Ce n'est pas seulement une vitrine mais un vrai travail de terrain pour renouveler l'image des personnes handicapées auprès du grand public et des établissements culturels.

H.fr : En quoi ce festival est-il nécessaire ?
OC : On observe une réticence manifeste du milieu culturel face à ce type de spectacles. Aux yeux de beaucoup, ils n'ont pas de validité artistique. C'est une « résistible ascension », un peu comme ce le fut pour l'art brut ; on a longtemps dit de ces autodidactes : « Ce n'est pas de l'art, ils ne savent pas peindre ».

H.fr : Pourtant, l'art se redéfinit sans cesse et n'est pas à une « fantaisie », voire une provocation, près…
RL : Ça devrait mais, avec nos comédiens handicapés, nous venons percuter l'académisme, et c'est délicat, même dans les milieux d'avant-garde. Il faudra encore un temps d'appropriation et d'apprivoisement pour, qu'à un moment donné, le milieu accepte de bouger ses critères artistiques.  J'ai même entendu un directeur de scène me demander : « Est-ce que ce sont de vrais comédiens s'ils sont trisomiques ? ».

H.fr : Et que lui avez-vous répondu ?  
RL : « On n'est pas professionnel parce qu'on n'a pas cumulé les 507 heures réglementaires pour prétendre au statut d'intermittent du spectacle ? ».
OC : Nos comédiens, par exemple ceux du Théâtre du Cristal, collaborent avec des intervenants artistiques toute l'année, c'est un métier à plein temps. Sur leur fiche de paye figure bien la mention « Comédien ». Il n'y a aucun doute sur le fait que ce sont de vrais pros.

H.fr : Le Théâtre du Cristal, dont vous êtes le directeur artistique, c'est quoi ?
OC : C'est une compagnie artistique fondée en 1989 qui a créé une quinzaine de spectacles d'auteurs contemporains. Depuis 2004, nous sommes partenaires de l'Esat la Montagne (association Haarp) pour former des personnes en situation de handicap au métier d'acteur professionnel. Nous avons actuellement une quinzaine de comédiens permanents et déjà 4 000 personnes handicapées en pratique amateur.

H.fr : Comment réagit le grand public lorsqu'il voit des comédiens en situation de handicap sur scène ?
RL: La rencontre du public avec ces plateaux « étranges » est toujours une expérience singulière. Il y a des rires, de l'empathie, de l'étonnement, des refus aussi. Tous types de réactions et pas forcément attendues. C'est la conception même de l'art qui est interrogée, cet affrontement qui le nourrit depuis la nuit des temps. C'est là que le spectacle de rue est le plus efficace.

H.fr : Sur une programmation axée sur le handicap, arrivez-vous à mobiliser le public habituel des théâtres locaux ?
OC : Je ne vais pas vous mentir, on a un peu plus de mal à remplir que d'habitude. Il faut le dire sans vraiment le dire ; c'est subtil. Dans le programme, on mise surtout sur l'aspect artistique, et le handicap n'est pas volontairement mis en avant. Mais le public qu'on gagne une première fois sur ce type d'évènement on le gagne pour toujours. Et puis, il y a aussi les résidents des établissements médico-sociaux qui ont alors l'opportunité de sortir de leur cadre de vie habituel et qui, pour certains, poussent pour la première fois la porte d'un théâtre.

H.fr : Et, parfois, c'est le théâtre qui pousse la porte de leurs institutions…
OC : Oui, nous faisons en sorte de favoriser la rencontre entre ces deux univers. En 2010, nous avons mis en place un pôle « art et handicap » dans le Val d'Oise avec l'aide du Conseil départemental. Nous travaillons actuellement sur des conventions de partenariat entre les établissements culturels et médico-sociaux. Ce lien n'est pas encore naturel ; ces derniers travaillent en général en autarcie et recherchent les ressources en interne, parce que le culturel, c'est ce qui vient souvent en dernier. Par exemple un éducateur un peu musico va organiser un atelier ; c'est bien mais on souhaite aller plus loin en proposant une vraie formation.

H.fr : Que leur proposez-vous durant ce stage ?  
RL : C'est sur sept jours. Il s'adresse aux éducateurs et au personnel d'encadrement afin de les aider à nourrir le projet d'établissement. Ils peuvent, notamment, assister à des répétitions. L'idée c'est de leur permettre de prendre conscience que les personnes handicapées qu'ils accompagnent peuvent avoir de vrais talents. C'est ce travail de terrain qui va construire la base de nos prochaines résidences en 2018.

H.fr : Cette fusion entre vos deux festivals est une nouvelle étape mais vous voyez plus loin encore…
RL : Eh oui, on se dit pourquoi pas le Festival In d'Avignon. On a envie d'y croire grâce à notre mécène, la Fondation Crédit coopératif, qui est aussi celui d'Avignon. Ce serait une occasion formidable pour tendre des passerelles avec le grand public… Selon son président, « C'est une belle piste à creuser ».

H.fr : Un dernier mot ?
RL : Le peintre Georges Braque a dit : « L'art, c'est une blessure qui se transforme en lumière. » C'est un peu ce qui guide notre action… sources Handicap.fr

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10 Mars 2018 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #société, #Vie Sociale

USA : pas de travail, pas d'aide médicale sauf si handicap

Résumé : L'administration Trump veut réserver l'assurance maladie, Medicaid, dédiée aux plus modestes, seulement à ceux qui occupent un emploi. Les enfants, les femmes enceintes et les personnes handicapées ne seraient pas concernés !

 

L'administration du président américain Donald Trump a autorisé le 11 janvier 2018 les Etats fédérés à conditionner la fourniture de l'assurance maladie publique Medicaid, destinée aux plus modestes, à une activité ou un emploi.

Personnes handicapées pas concernées

Medicaid est un pilier de la protection sociale américaine. C'est une couverture maladie créée dans les années 1960 et financée conjointement par l'Etat fédéral et les Etats, selon des règles fédérales. Le département de la Santé a publié une nouvelle consigne autorisant les Etats à expérimenter de nouvelles règles d'accès à Medicaid, et notamment d'obliger les assurés à justifier d'un "travail ou d'activités" telles qu'une formation, des études, une recherche d'emploi, du bénévolat ou de l'aide à domicile. Les enfants, les femmes enceintes et les personnes handicapées ne seraient pas concernés par cette nouvelle obligation.

20 % de la population

Pas moins de 10 Etats, gouvernés par des républicains, attendaient la permission du gouvernement fédéral pour appliquer ces nouvelles restrictions, selon le Washington Post. Près de 20% de la population américaine était assurée par Medicaid en 2015, selon le recensement. La réforme du système de santé initiée par Barack Obama a remonté le plafond de revenu conditionnant l'accès à Medicaid, permettant à des millions de personnes aux revenus modestes de s'assurer. Mais nombre de conservateurs estiment que les adultes en âge et en capacité de travailler ne devraient pas pouvoir bénéficier de cette assurance sans activité. Sous la présidence Obama, le gouvernement fédéral s'était opposé aux requêtes des Etats.

© zimmytws/Fotolia  sourcesPar

 
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un tour d'Europe des bonnes pratiques handicap

9 Mars 2018 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #Reconnaissance professionnelle, #Vie Sociale

 

Résumé : Nos voisins européens font-ils mieux que la France en matière de handicap ? Sophie Cluzel entend aller sur place pour échanger et repérer les bonnes pratiques. Elle a débuté son tour d'Europe par l'Espagne et le Danemark... Bientôt la Suède.

 

En matière de handicap, nos voisins européens ont-ils des idées dont la France pourrait s'inspirer ? Pour en avoir le cœur net, Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat au handicap, s'est lancée dans un (petit) tour d'Europe avec l'objectif d'échanger avec nos partenaires européens sur le thème de l'inclusion. In fine, repérer les bonnes pratiques et s'en inspirer.

1ère étape en Espagne

Son périple a débuté le 22 février 2018 par une première étape en Espagne. Elle s'est entretenue avec la ministre de la Santé, Dolors Montserrat, sur l'école, l'accessibilité, la formation et l'emploi des personnes handicapées. En Espagne, l'école inclusive a fait ses preuves, sur la base d'une coopération forte avec le médico-social et les parents. Un lien qui peine à s'instaurer en France. En matière d'emploi, une nouvelle loi espagnole impose aux entreprises participant aux appels d'offres de respecter le quota de 2% de travailleurs handicapés. En visite au CERMI (Centre espagnol des représentants des personnes handicapées), la discussion a ensuite porté sur le droit de vote des personnes handicapées, que Sophie Cluzel défend en toutes circonstances (article en lien ci-dessous), et sur la violence faite aux femmes en situation de handicap.

2ème au Danemark

Deuxième étape au Danemark le 28 février 2018. Sophie Cluzel a rencontré des représentants de la fédération danoise des personnes handicapées (Danske Handicaporganisationer) et d'entreprises inclusives. Les discussions ont porté sur la prise en compte des besoins des personnes handicapées au sein de l'entreprise et leur participation à la vie publique. Elle a été rejointe le lendemain par Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale. Plusieurs rencontres et visites de terrain étaient prévues pour partager des expériences novatrices, dans une maternelle, une école primaire et un établissement professionnel qui accueille des adolescents autistes.

Expériences novatrices

Selon le gouvernement, ce déplacement s'inscrit dans le cadre de la " priorité donnée en matière d'inclusion des élèves et des personnes en situation de handicap dans l'école et la société française ". " Nos amis danois peuvent nous inspirer beaucoup pour faire progresser l'école inclusive ", a confirmé Jean-Michel Blanquer dans un Twitt. Il a cosigné, avec la ministre danoise de l'Éducation, une lettre d'intention relative au renforcement de la coopération et des échanges dans le domaine de l'éducation entre les deux pays, qui comprend un volet sur l'école inclusive. Au Danemark, il existe par ailleurs des Højskolen, laboratoires du vivre ensemble et de la citoyenneté qui proposent une vision transversale de la question de l'inclusion à tous les âges.

Ce qui se fait de bien chez nous

Sophie Cluzel continue son périple et doit s'envoler cette semaine pour la Suède, avec un focus spécifique sur la participation à la vie citoyenne. " On fait peut-être différemment à l'étranger mais avec une socle commun qui affirme la volonté d'une société inclusive ", affirme son cabinet. Sans langue de bois, affichant ses inquiétudes, une experte de l'ONU s'était rendue en France en octobre 2017 pour faire un état des lieux de notre politique handicap. Elle avait conclu que notre pays devait encore faire de gros efforts pour accorder aux personnes handicapées leur pleine citoyenneté. Mais elle avait aussi salué les avancées, les efforts, l'optimisme, les initiatives vertueuses dans un " Etat providence qui attribue des ressources importantes aux personnes handicapées ". Ce tour d'Europe serait-il également l'occasion de promouvoir ce qui se fait de bien chez nous ?

© Twitter BlanquerPar , l

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Big Bang de la formation professionnelle : Salariés ,usagers du secteur protégé et adapté!

7 Mars 2018 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #Reconnaissance professionnelle

Le Compte Personnel de Formation est une nouvelle modalité d’accès à la formation créée par la loi relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale. C'est un droit universel d’évolution professionnelle attaché à la personne tout au long de la vie active jusqu'à la retraite. Il a pour ambition d’accroître le niveau de qualification de chacun et de sécuriser le parcours professionnel.C'est aussi une modification profonde pour les salariés et usagers de notre secteur,qui va bouleverser la formation professionnelle!

Nous vous  conseillons  le site moncpf  pour prendre connaissance sans tarder des modalites de votre formation à venir!

 

moncpf.over-blog.com

 

 

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Des nouveaux droits à la formation pour les Travailleurs handicapés et personnels d'encadrement des ESAT et du travail protégé :

6 Mars 2018 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers

                                                                          Tout savoir sur le CPF:  à consultez !   moncpf@over-blog.com
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500 euros par travailleur handicapé en ESAT comme pour chaque salarié! Reforme de la formation professionnelle: Un Big Bang?

5 Mars 2018 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #Reconnaissance professionnelle, #social

Formation professionnelle : 500 euros par an et des fonds collectés par les Urssaf
Formation professionnelle : 500 euros par an et des fonds collectés par les Urssaf
Le compte formation de chaque salarié sera crédité de 500 euros, a annoncé Muriel Pénicaud. (Photo d'archives) @ LUDOVIC MARIN / AFP
 

La ministre du Travail Muriel Pénicaud a détaillé lundi la réforme de la formation professionnelle. 

Muriel Pénicaud a annoncé lundi que chaque salarié disposerait de 500 euros par an pour se former, à la place de l'actuel compte en heures, et que la collecte des fonds serait dorénavant assurée par les Urssaf, un "big bang", qui risque de fâcher les partenaires sociaux.

Une réforme qui ne doit pas être "à la marge". "Une bataille mondiale de la compétence est engagée" et il ne faut pas "réformer à la marge", a déclaré la ministre lors de la présentation de la réforme sur la formation professionnelle devant la presse. Elle s'inscrit dans un projet de loi, contenant aussi des volets "apprentissage" et "assurance chômage", qui doit être présenté en Conseil des ministres mi-avril. Le volet "formation professionnelle" s'appuie "largement" sur l'accord conclu le 22 février par les syndicats et le patronat, que la ministre du Travail a salué.

"Les euros sont beaucoup plus concrets", selon Pénicaud. Ce texte, âprement négocié pendant trois mois, contient, entre autres, un renforcement du compte personnel de formation (CPF). Les partenaires sociaux avaient décidé une augmentation des heures, le gouvernement a retenu l'idée d'augmenter les droits à la formation mais a apporté une modification importante: le CPF va passer en euros. "Les euros sont beaucoup plus concrets et lisibles pour chacun", a expliqué Muriel Pénicaud, au grand dam des syndicats et du patronat, pour qui une comptabilisation en euros entraînera une inflation des coûts de formation et une baisse des droits.

Avec la réforme, les salariés disposeront sur leur compte de 500 euros par an, plafonnés à 5.000 euros. Les personnes sans qualification auront 800 euros, avec un plafonnement à 8.000. "Pour les salariés en CDD, le compte sera crédité au prorata temporis", a ajouté la ministre.

La collecte sera faite par l'Urssaf. Autre changement de taille : les sommes destinées à la formation seront collectées par les Urssaf. Il s'agit d'une contribution totale de 1% pour les entreprises de plus de 11 salariés et de 0,55% pour celles de moins de 10. Les Urssaf transféreront ces sommes à la Caisse des dépôts. Actuellement, la collecte est réalisée par les organismes paritaires collecteurs agréés (Opca). 

Les Opca transformés en "opérateurs de compétences". Ces derniers seront transformés en "Opérateurs de compétences", des structures qui seront chargées, notamment, de financer les centres de formation d'apprentis (CFA). Dans leur accord, syndicats et patronat souhaitaient que les Opca continuent de collecter les fonds, dans un souci "d'efficacité et de visibilité". Dimanche dans une tribune au JDD, le président du Medef Pierre Gattaz avait jugé nécessaire de "réformer" les Opca et de les "pousser à être plus efficaces" mais en s'opposant à l'idée de "les supprimer". 

Création d'une agence "France compétences". En outre, une agence nationale, baptisée "France compétences", sera créée et gérée par l'Etat, les organisations patronales et syndicales, et les Régions. Parmi ses missions, la régulation des prix des formations, afin que les coûts "ne dérivent pas".

 
Tout savoir sur  votre  CPF et vos droits à partir de l'an prochain:   moncpf.over-blog.com
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Un restaurant où les serveurs sont trisomiques

5 Mars 2018 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #Reconnaissance professionnelle, #Restauration

 

 
Le Reflet est un restaurant unique en France qui a ouvert il y a un mois à Nantes, sur la côte Atlantique. Les six serveurs sont tous atteints de trisomie 21... reportage
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