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LE BLOG DU CAC-FORMATIONS

accompagnement psychologique

Le handicap psychique, l’importance de l’accompagnement

4 Août 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Accompagnement psychologique, #Accompagnement professionnel, #Handicap, #Moniteurs d'ateliers

Vivre le handicap psychique. L'importance de l'accompagnement". Ce film documentaire est diffusé le 25 juin 2018 à la Maison Départementale de l'Autonomie (MDA38) au 15 avenue Doyen Louis Weil à Grenoble. La projection est suivie d'un débat sur la problématique en présence de Laura Bonnefoy, vice-présidente en charge de la dépendance et des handicaps au Département de l'Isère, du réalisateur, de responsables d'établissements et d'associations iséroises.

 

diffusion You tube

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L’AAH après 62 ans à partir de 80 % d’incapacité c'est parti!

26 Juillet 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Accompagnement professionnel, #Accompagnement psychologique, #Moniteurs d'ateliers

Avant le 1er juillet, les allocataires de l'AAH atteignant 62 ans devaient entreprendre les démarches auprès des caisses auxquelles ils avaient cotisé. Désormais, c'est automatique, quel que soit leur taux d'incapacité.
Allocataires de l’AAH : la retraite c’est automatique à 62 ans… sauf si vous n’avez jamais travaillé
 
 

Depuis le 1er juillet, les allocataires de l’AAH ayant déjà cotisé à une caisse de retraite bénéficient automatiquement de leur pension de retraite à 62 ans. Ceux qui n’ont jamais travaillé, par contre, doivent continuer à effectuer les démarches administratives.

Le 62e anniversaire de certains allocataires de l’AAH sera désormais plus serein. Jusqu’alors, ils devaient faire valoir leurs droits à la retraite auprès de la ou des caisses auxquelles ils avaient cotisé. Depuis le 1er juillet, ils n’ont plus à entreprendre ces démarches. Ils se voient donc attribuer leur retraite, de manière automatique, à l’âge légal, soit 62 ans.

Un décret pour préciser la loi

Cette mesure de simplification figurait dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2020, adoptée par le parlement en décembre 2019. Faire-face.fr l’avait annoncé, dans un précédent article. Un décret du 29 juin en précise les modalités.

Automatique quel que soit le taux d’incapacité

L’automatisation concerne les allocataires ayant déjà travaillé mais n’exerçant plus d’activité professionnelle. Qu’ils aient un taux d’incapacité d’au moins 80 % ou compris entre 50 et 79 %.

Au plus tard six mois avant leurs 62 ans, la caisse de retraite chargée de la liquidation de leur pension les informera de l’attribution automatique de leur retraite. Et qu’ils ont le droit de s’y opposer, au plus tard quatre mois avant leur 62e anniversaire.

L’AAH après 62 ans à partir de 80 % d’incapacité

Les allocataires ayant au moins 80 % d’incapacité continueront alors à toucher l’AAH, en complément de leur pension de retraite.

Ceux qui ont moins de 80 %, par contre, n’auront plus le droit à l’AAH, comme c’est déjà le cas aujourd’hui. Ils devront demander l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), en complément de leur pension.

Une demande à déposer si vous n’avez jamais travaillé

Et si vous n’avez jamais travaillé ? Pour vous, rien ne change.

Si votre taux d’incapacité est inférieur à 80 %, vous perdrez le droit à l’AAH. En revanche, vous serez sans doute éligible à l’Aspa, récupérable sur la partie de la succession supérieure à 39 000 €. Vous devrez remplir ce formulaire de demande, destiné aux personnes ne relevant d’aucun régime d’assurance vieillesse français.

En revanche, si vous avez un taux d’incapacité d’au moins 80 %, vous conserverez le bénéfice de l’AAH. Mais vous serez tenu de prouver que vous ne pouvez prétendre à aucune pension de retraite. Et pour obtenir ce document justifiant d’une absence de droit à pension que réclame la Caf, vous devrez déposer une demande unique de retraite de base personnelle auprès de la Carsat, la caisse d’assurance retraite et de la santé au travail. N’oubliez surtout pas ! À défaut de produire ce document, vos droits seront suspendus. Pour la simplification, il y a encore du travail…

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Le premier village ALZEIHMER

8 Juin 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Accompagnement psychologique, #Hebergements pour adultes EPHAD Maintien à domicile

 

C’est parti pour le Village landais Alzheimer !

 
Basé à Dax, cette structure unique en France va accueillir ses 90 premiers résidents avec des commerces et des associations ouverts sur l’extérieur ainsi qu’un centre de recherche…
 

Nous l’attendions avec impatience, nous en avons d’ailleurs parlé à plusieurs reprises : Le Village Landais Alzheimer va accueillir ces premiers résidents !


On rappelle que ce village, « une expérimentation unique en France », ne sera pas un centre Alzheimer comme les autres. En effet, les résidents, appelés villageois, y déambuleront librement dans un vaste parc paysager de 5 hectares, avec « un accompagnement centré sur la personne et des approches non-médicamenteuses » reposant notamment sur « des activités thérapeutiques permettant de préserver au mieux les capacités cognitives et pratiques des résidents ».


90 villageois répartis dans trois quartiers…

32 résidents arriveront le 11 juin, 30 autres le 25 juin et 28 le 9 juillet. Sur le premier groupe de villageois, 24 personnes arrivent de leur domicile, 5 d’EHPAD, 2 d’Unité Cognitivo-Comportementales (UCC) et un résident d’Unité d’Hébergement Renforcé (UHR).

Le Village Landais Alzheimer est organisé en quatre quartiers : Chalosse, Côte atlantique, Haute-Landes et Bas-Armagnac, histoire de ne pas dépayser ses habitants. 3 de ces quartiers seront occupés, tandis que le dernier quartier (qui pourra accueillir 30 personnes), destiné à recevoir les villageois en accueil de jour ou en hébergement temporaire, permettra une souplesse de gestion dans les prochaines semaines, notamment s’il s’avère nécessaire de devoir isoler une personne atteinte du Coronavirus. Il ouvrira en septembre prochain en fonction de l’évolution de l’épidémie.


Une ouverture impactée par le Coronavirus…


Deux ans jour pour jour après la pose de la première pierre, et dans un contexte fortement impacté par la pandémie de coronavirus, le Village Landais Alzheimer, initié et porté par le Conseil départemental des Landes avec le soutien de l’Agence régionale de santé, peut accueillir ses premiers résidents.

« C’est un soulagement pour les malades, leurs proches et les professionnels de ce lieu expérimental unique en France », relève Xavier Fortinon, président du Département des Landes. La crise sanitaire a conduit à l’interdiction des entrées en Ehpad en France dès le mois de mars. L’accueil des résidents au sein du Village Landais Alzheimer, initialement prévu pour début avril, n’a donc pas pu être effectué. Suivant les recommandations du ministère de la Santé, chaque résident devra, pour faire son entrée au Village, subir un test virologique. Une fois le résultat négatif avéré, il pourra emménager. Une période de quatorzaine sera alors à respecter.


La configuration de la partie hébergement du Village est propice à une prise en charge qualitative au niveau sanitaire : avec ses quatre quartiers isolés, composés chacun de quatre maisonnées d’habitation pouvant accueillir 7 à 8 personnes, il est possible de ne pas confiner les résidents en chambre. Ces derniers seront donc libres de circuler dans leur maisonnée de 300 m². Les professionnels eux aussi travailleront à cette échelle, en étant spécifiquement affectés à une maisonnée par quatorzaine.

Les promenades dans le parc seront autorisées, mais le résident devra être accompagné pour s’assurer du respect des règles de distanciation. D’autre part, l’organisation des admissions est établie pour que les différentes familles et villageois ne se croisent pas, avec des horaires, des entrées et des portails différents. Le nombre de personnes présentes par maison sera limité à 10, professionnels et résidents compris et un professionnel sera nommé pour chaque arrivée de villageois.


Une vie de quartier toujours en stand-by…

C’est aujourd’hui une belle étape de la vie du Village qui est franchie, avec l’accueil des premiers résidents, après deux ans de travaux. Une autre facette du projet reste cependant en suspens : l’ouverture sur la vie sociale. En effet, le contexte pandémique contraint à reporter l’ouverture au grand public des commerces et services de la Bastide (médiathèque, auditorium, coiffeur, café-restaurant, centre de santé…).

De même, les 120 bénévoles qui accompagnent le projet depuis 2016 doivent attendre pour apporter leur contribution essentielle à la vie quotidienne du Village et des villageois. Le réseau associatif local de plus de 400 associations a été sollicité afin que cette structure s’ouvre à la vie et à la ville, avec, grâce à l’implication des bénévoles, un temps d’accompagnement différent de celui qui existe dans les établissements habituels.


Ce village se présente ainsi comme un futur lieu d’innovation en matière de prise en charge de la maladie d’Alzheimer. Les villageois y mèneront une vie la plus normale possible : ils feront leurs courses, iront chez le coiffeur, au bistrot, au resto, ainsi qu’au théâtre. Une vie enrichie par l’apport de bénévoles extérieurs, qui complèteront idéalement le travail des professionnels de santé.


Un centre de recherche…

Le Village accueillera un Centre ressources pour la recherche médicale associant les spécialistes français de la maladie d’Alzheimer et la formation des professionnels de la santé et de la gestion médico-sociale afin de diffuser les meilleures pratiques thérapeutiques.

Autre aspect innovant dans ce domaine, le programme d’évaluation de l’impact du Village de l’Inserm et l’étude Innov’Pad sur les projets innovants de prise en charge de la maladie d’Alzheimer et maladies apparentées se sont adaptés afin de pouvoir être menés dans ce contexte particulier.


En France, près de 900.000 personnes sont touchées de maladie de type Alzheimer, avec 225.000 nouveaux cas chaque année, le nombre de patients devrait dépasser le million de cas en 2020 et 2 millions en 2040. Dans les Landes, le nombre de malades d’Alzheimer et maladies apparentées est estimé à 8.000.

Pour plus d’information sur la structure, cliquez ici

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7 Juin 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Accompagnement professionnel, #Moniteurs d'ateliers, #Accompagnement psychologique

 Il était temps !  C’est presque un cri du cœur qu’expriment ces travailleurs dans l’atelier de conditionnement de l’Établissement et service d’aide par le travail (Esat) La Chartreuse de l’association Gabriel-Deshayes, à Brec’h (Morbihan). Le retour au travail était très attendu.  Certains d’entre eux vivent seuls et cela devenait pesant. On risquait des cas de décompensation psychique , indique Marie-Laure Le Corre, la directrice générale de l’association.

La structure, spécialisée dans l’accueil des handicapés sensoriels (surdité et/ou cécité), accompagne un millier d’adultes et enfants dans 16 établissements et services. À l’Esat, où 46 personnes travaillent habituellement,  on fonctionne en demi-groupe depuis presque un mois et on espère reprendre un fonctionnement normal en septembre », explique Philippe Puill, moniteur de l’atelier conditionnement.

 

« Leurs mains sont leurs yeux »

Pour le moment, les travailleurs non-voyants ne sont pas encore revenus. La semaine prochaine leur sera réservée pour qu’ils s’approprient les locaux quelque peu adaptés aux gestes barrières.  C’est compliqué pour eux, leurs mains sont leurs yeux, précise Charlotte Delamarre Hoareau, monitrice d'atelier de l’atelier chaiserie. On essaiera de limiter au maximum le toucher des objets, des meubles, et exceptionnellement, pour la reprise, ils auront leur canne pour se déplacer. 

 

L’atelier repassage de l’Esat fonctionne désormais comme un drive pour que les particuliers qui viennent déposer le linge ne rentrent pas dans les locaux. | OUEST-FRANCE

 

L’organisation évolue au jour le jour

L’organisation évolue au jour le jour.  On s’adapte, assure Céline Le Dref, cheffe de service de l’Esat. On s’était projeté mais parfois le fonctionnement est plus compliqué que prévu. » D’autant que la répétition de certains gestes barrières génère parfois des troubles du comportement, réveille des peurs, chez certains travailleurs.  Les professionnels sont là pour désamorcer ce genre de situations avec bienveillance », explique encore Céline Le Dref. On prend le temps de discuter de leur ressenti devant ces nouvelles manières de travailler », ajoute l’animatrice.

 

 

 

« Rien n’a repris »

Même organisation au sein de l’atelier traiteur, visières de protection, masques, etc. Il continue de fonctionner malgré un carnet de commandes vide.  Rien n’a repris »,souffle Céline Le Dref. Un manque à gagner qui sera impossible à rattraper.  C’est la moitié du chiffre d’affaires des ateliers de l’Esat. 

 

Mais aux fourneaux, tout le monde s’active pour mitonner le repas des autres travailleurs et des personnels de Gabriel-Deshayes. Sylvie Morisset, l’animatrice d’atelier, s’enthousiasme :  C’est tout nouveau pour eux. Avant, c’était assuré par un prestataire. C’est de la vraie cuisine avec de nouveaux plats, différents de ce qu’on prépare habituellement pour les cocktails. » Et pour preuve, derrière elle, d’alléchantes tartes aux fraises en cours de montage.

sources Ouest -France

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COVID 19 et droits des travailleurs d'ESAT

21 Avril 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #Accompagnement psychologique, #Accompagnement professionnel

Beaucoup de questions remontent ces derniers temps par l'intermédiaire de notre blog... vis à vis de la situation actuelle du COVID 19: Le point vis à vis des usagers d'EDSAT:

Concernant les congés des travailleurs :

Les travailleurs d’ESAT ne sont pas salariés, ils bénéficient d’un congé annuel (et non de congés payés) à raison de 2.5 j ouvrables par mois de présence et l’acquisition du droit à congé est progressive.

Possibilité de décompter des jours de congés lorsque les travailleurs sont confinés à votre initiative ; à plus forte raison si ces jours de congés étaient programmés.

 

Le maintien de la Rémunération garantie :

Par communiqué de presse du Secrétariat d’Etat aux Personnes Handicapées en date du 23/03/20  notre Ministre des affaires sociales s’est engagée à prendre en charge la totalité de la rémunération garantie = aides aux postes + rémunérations directes (financées par l’ESAT) pour les travailleurs qui ne sont pas en activité (confinés), ainsi qu’à garantir le maintien de l’intégralité de nos Dotations.

 

La prime Macron : 

Les travailleurs d’ESAT y ont droit cette année, par rapport aux résultats 2019. Maximum 1 000 €/travailleur à verser avant le 30/06.

Elle est défiscalisée (elle ne sera donc pas prise en compte pour le calcul de l’AAH au 01/01/22) et sans cotisations, c’est du pouvoir d’achat que vous pouvez distribuer. Les salariés du médico-social sont également éligibles. Pas d’autres primes confirmées à ce jour (des promesses !).

 

Plan d’aide et d’accompagnement pour le secteur protégé :

Des négociations devraient démarrer pour la mise en œuvre d’un « Fonds Inclusif » destiné à soutenir les ESAT dans la crise économique qu’ils traversent. Des discussions ont lieu portant sur la prise en charge éventuelle de charges fixes. A suivre...nous ne manquerons pas de relayer l'info ,dès sa parution!

Claire MOLRAS

 

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14 Avril 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Accompagnement psychologique, #Moniteurs d'ateliers, #Hebergements pour adultes EPHAD Maintien à domicile

 
 
Covid : la psychiatrie appelle au secours...
Photo de mains d'une personne âgée en gros plan, avec la main d'une personne aidante posée dessus
 
Les personnes ayant des troubles psychiques sévères et persistants souffrent généralement d’un grand isolement et d’une perte de capacité à réaliser les actes de la vie quotidienne. 

Dans une tribune publiée le 8 avril 2020 dans Le Parisien, une centaine de médecins s'inquiètent du sort des 12 millions de personnes souffrant de troubles psychiques (psychotiques, anxieux, schizophréniques…), très perturbés par le confinement et qui consultent beaucoup moins. « Ce sont les grands oubliés de la crise », martèle Marion Leboyer, directrice de FondaMental, fondation dédiée aux pathologies mentales, reprenant en écho les inquiétudes de l'ensemble des associations du champ du handicap. Les 2,5 millions de personnes prises en charge en psychiatrie, en ambulatoire ou en hospitalisation (…) restent dans l'angle mort de nos politiques publiques », ajoute-t-elle. Elle déplore « un plan blanc pour les hôpitaux, un plan bleu pour les Ehpad et rien pour la psychiatrie ! ».

Une population fragile...

La « grande vulnérabilité » de ce public dans un contexte épidémique « fait craindre une perte de chance intolérable ». D'autant que la prévalence accrue de pathologies associées (troubles cardio-vasculaires, diabète, hypertension…), 1,5 à 2 fois plus élevée qu'au sein de la population générale, constitue un facteur de risque d'infection sévère au Covid-19 pour ces patients, auxquelles il faut ajouter une difficulté à prendre en compte la douleur et exprimer leurs besoins en soins somatiques. Le risque d'une propagation de l'épidémie dans les hôpitaux psychiatriques serait-il particulièrement important ? Les personnes hospitalisées dans les unités de soins psychiatriques sont en effet des patients « debout », au contact les uns des autres. « En proie à des altérations de la mémoire et de la concentration, ils peuvent aussi éprouver plus de difficultés à respecter les règles de confinement et les gestes barrière », ajoute Marion Leboyer. Il est ainsi partout demandé à ce que ces patients, s'ils devaient être atteints du Covid19, restent dans les services de psychiatrie, dans des secteurs dédiés, sauf si leur état nécessite des soins de réanimation. 

Et en cas de contamination ?

Marie-Jeanne Richard, présidente de l'Unafam, s'inquiète que « le manque de moyens des hôpitaux psychiatriques, s'ajoutant à un déficit en ressources humaines préexistant, ne pèse sur la capacité de l'hôpital à gérer sereinement cette crise (…) d'autant que les contaminations des soignants se multiplient ». Dans ce contexte, un nombre grandissant d'établissements psychiatriques ont créé des unités dédiées au Covid-19 pour permettre le traitement des patients psychiatriques infectés, tout en préservant la santé des soignants. Interpellé sur un possible « tri » des malades, notamment ceux avec un handicap psychique, au moment de l'admission en réanimation, Olivier Véran, ministre de la Santé, a réagi : « Je ne peux pas imaginer que cette pratique existe » et « le handicap ne doit pas être un critère de refus de soins, que l'on parle d'une hospitalisation simple ou d'une réanimation ».

Des options ambulatoires

Dans les services hospitaliers qui restent ouverts, le confinement conduit à la suspension des sorties thérapeutiques et des visites, ce qui perturbe le quotidien des patients et leur lien avec leurs proches. Certains hôpitaux ont donc mis en place des moyens dématérialisés : newsletters, numéros dédiés aux familles, autorisation de l'usage des téléphones portables et connections Internet… Pour ceux qui, à l'inverse, sont suivis en ambulatoire, la continuité des soins est assurée via des appels téléphoniques, soutien psychologique, téléconsultations médicales, visites à domicile, guides d'auto soins… Mais elle varie selon les hôpitaux. Une crise, selon l'Unafam, « révélatrice des inégalités territoriales ». 

Familles en première ligne

Beaucoup de malades, souvent seuls, dans l'incapacité de faire face au confinement ou d'aller acheter leur médicament ou de quoi se nourrir, ont dû revenir vivre dans leurs familles. En première ligne, ces dernières souffrent, selon l'Unafam, d'une « grande solitude », d'autant que « les troubles peuvent être amplifiés par la situation actuelle » (article en lien ci-dessous). Dans ce contexte, l'association regrette l'absence de numéro unique à appeler en cas de décompensation sévère ou de risque suicidaire, le 15 ne pouvant pas, selon elle, « absorber ces demandes ». Rappelons qu'Emmanuel Macron a annoncé le, 1er avril 2020, un aménagement des règles de confinement pour certaines personnes handicapées, notamment psychiques, en les autorisant à sortir « un peu plus souvent » dans des lieux « porteurs de repères rassurants »

« faut se préparer à une crise longue, qui va profondément bouleverser le secteur psychiatrique ». Un brin d'optimisme pourtant… Les idées innovantes qui se déploient pourraient « ouvrir la voie à de nouvelles pratiques qu'il sera intéressant d'évaluer et pourquoi pas de conserver à la sortie de la crise », assure-t-elle. Pour Marion Leboyer, elles doivent « inspirer la psychiatrie française » afin de répondre, demain, « à une nouvelle situation épidémique et à ses effets négatifs en termes de santé mentale sur la population française ».

sources Le Parisien

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14 Avril 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Accompagnement professionnel, #Accompagnement psychologique, #Hebergements pour adultes EPHAD Maintien à domicile, #SPORTS

Albi. "Être confinés, pour des jeunes agités, c’est compliqué"
  • L’éducateur Thibaut Franques réalise des séances de sport en visioconférence avec trois jeunes. Leur investissement sera récompensé après le confinement./ photos DDM, E.C.
    L’éducateur Thibaut Franques réalise des séances de sport en visioconférence avec trois jeunes. Leur investissement sera récompensé après le confinement. 
    Le centre ASEI "Le Chemin" accueille une centaine de jeunes qui souffrent de troubles du comportement. Avec le confinement, les équipes ont dû innover pour continuer à garder le contact avec les enfants confinés.

Ils ont entre 6 et 18 ans, souffrent de troubles du comportement et sont suivis par le centre ASEI (agir, soigner, éduquer, insérer) "Le Chemin". En temps normal, la structure accueille ces jeunes (une centaine au total) mais le confinement a chamboulé leurs habitudes… et celles des équipes d’éducateurs, de thérapeutes et d’enseignants. Dès le début, "on s’est organisés pour accompagner chaque enfant au-delà de simples appels téléphoniques", témoigne Thibaut Franques, un des éducateurs. "C’était important de garder le lien avec eux. Être confiné, pour des jeunes agités, c’est compliqué", assure-t-il.

L’équipe éducative a donc voulu innover : Thibaut Franques a créé un blog* dans lequel chacun (enfant ou adulte) raconte son confinement. Erwan y reconnaît par exemple que ses copains lui manquent. "Le confinement ça m’énerve parce qu’on fait toujours la même chose : des jeux de société, la Xbox, la tablette", se plaint Théo. La directrice du centre, Elsa Sanz, admet quant à elle "regretter l’agitation habituelle" du lieu.

Challenges sportifs

"Ce sont des jeunes qui se lassent très vite et qui sont difficilement mobilisables", témoigne Thibaut Franques. Pour gagner leur attention, une autre activité a été développée : des séances de sport en visioconférence sous forme de challenge par équipes. "À la fin du confinement, ils recevront une récompense pour les féliciter de leur investissement", précise l’éducateur. "Le contact visuel permet de les rassurer. On montre qu’on ne les oublie pas, qu’on continue de travailler ensemble". Une autre activité, "Montre-moi ton assiette", invite chacun à partager une recette de cuisine et à la réaliser. Quelques semaines après le début du confinement, Thibaut Franques est "agréablement surpris" par la façon dont ça se passe pour certains enfants. "Le trouble du comportement reste un handicap notamment social, mais c’est un handicap qui se soigne", éclaire-t-il. Visiblement, les activités proposées permettent de les garder en éveil et de leur éviter de tourner en rond. "La vie d’après sera encore plus belle et plus intense", prédit la directrice du centre Elsa Sanz sur leur blog.

 

L’ASEI alerte les pouvoirs publics

Conjointement avec d’autres associations, l’ASEI a diffusé une lettre pour alerter les élus locaux et nationaux sur "les dangers encourus par le secteur médico-social durant cette crise sanitaire sans précédent". L’association qui gère aussi des foyers d’hébergement de personnes handicapées se sent "oubliée" par rapport au secteur sanitaire. "L’ASEI tente tout pour mettre en place au quotidien des solutions pour protéger les plus vulnérables, mais également ses professionnels". Elle demande notamment des dépistages massifs des personnes accompagnées et des salariés. Auquel cas, "des personnels malades et des établissements fermés" sont à craindre.

 

sources: la Dépêche du Midi

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Covid-19 : quelle gestion des masques pour le travail protégé?

13 Avril 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #Accompagnement psychologique, #Accompagnement professionnel, #CONDITIONNEMENT, #Hebergements pour adultes EPHAD Maintien à domicile

 
 
Covid-19 : Quelle gestion des masques en travail protégé (ESAT, E.A.. et  dans le médico-social)?

N°24 : quelle gestion des masques de protection au sein des établissements médico-sociaux ? Après plusieurs semaines de confinement, des interrogations émergent en cas de handicap. Pour y répondre, le gouvernement publie des questions-réponses.

Par
 
 
 
Illustration article

Lors du confinement, de nombreuses inquiétudes et interrogations émergent notamment de la part des personnes handicapées et de leurs proches. Pour les centraliser, le Comité interministériel du handicap (CIH) a mis en place une foire aux questions (FAQ). Des pages de conseils pratiques, que nous avons découpées en rubriques à découvrir intégralement dans notre onglet Flash Actus (  https://informations.handicap.fr/a-covid-19-toutes-les-reponses-cas-de-handicap-12732.php   ). Elles sont régulièrement réactualisées selon les problématiques et difficultés qui se manifesteront au fil des jours. Comment est gérée la diffusion des masques de protection au sein des établissements médico-sociaux ?  

• Création de deux nouvelles catégories de masques anti-projection à usage non sanitaire.
Au terme d'une démarche supervisée par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et la Direction générale du Travail (DGT), avec le soutien de l'ANSES et de la Direction générale de l'Armement (DGA), deux nouvelles catégories de masques ont été créées par une note d'information des ministères de la Santé, de l'Economie et des Finances, et du Travail :

- Les masques individuels à usage des professionnels en contact avec le public (policiers, gendarmes, hôtesses de caisses, etc.). Ils ont des propriétés de filtrage sur les particules émises de trois microns compatibles avec cette utilisation.
- Les masques de protection à visée collective pour protéger l'ensemble d'un groupe : ils sont destinés à l'usage d'individus ayant des contacts occasionnels avec d'autres personnes, dans le cadre professionnel. Ce masque pourra être porté par l'ensemble des individus d'un sous-groupe (entreprise, service, etc.) ou en présence d'autres personnes porteuses d'un masque d'une autre catégorie, lorsque le poste ou les conditions de travail le nécessitent. Leurs propriétés de filtrations sur les particules émises de trois microns apportent un complément de protection aux gestes barrières.

À l'occasion de la création de ces deux nouvelles catégories de masques, le gouvernement publie une foire aux questions (FAQ), qui précise les bonnes pratiques en matière d'utilisation, pour répondre aux interrogations des professionnels à ce sujet (en lien ci-dessous).




• Je suis une association gestionnaire d'établissements qui accueillent des personnes en situation de handicap et je veux acheter du matériel de protection hors Union européenne. Puis-je bénéficier d'une franchise de droits et taxes ?
Oui, vous pouvez désormais en bénéficier et ce, jusqu'au 31 juillet 2020. En effet, depuis le 3 avril, la Commission européenne autorise les Etats membres de l'Union européenne à appliquer une franchise de droits et taxes au matériel sanitaire importé par des organismes publics, des organismes agréés par la Direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI) et des organisations d'aide humanitaire afin qu'il soit distribué gratuitement aux personnes contaminées par le Covid-19 ou risquant de l'être, ou aux personnes impliquées dans la lutte contre cette pandémie.

Pour bénéficier de cette franchise, les organismes à caractère charitable ou philanthropique, telles les associations ou les fondations reconnues d'utilité publique, doivent d'abord solliciter un agrément spécifique. Il convient d'adresser un simple courriel à l'adresse dg-fid2@douane.finances.gouv.fr en y précisant le nom et l'adresse de l'organisme (et, le cas échéant, des établissements français qui y sont rattachés), ainsi que le statut juridique en y joignant obligatoirement les statuts, le récépissé de déclaration ou la référence du Journal officiel dans lequel est publié la déclaration. L'agrément sera valable jusqu'au 31 juillet 2020. 

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  Le suivi des cas de Covid-19 chez les résidents et professionnels médico-sociaux

10 Avril 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Accompagnement psychologique, #Hebergements pour adultes EPHAD Maintien à domicile

 
Le suivi des cas de Covid-19 chez les résidents et professionnels médico-sociaux est lancé social des cas et décès liés au Covid-19 est disponible. Les structures devront le remplir quotidiennement et pourront signaler tout besoin de matériel ou d'aide extérieure en cas d'absentéisme critique ou de difficultés de trésorerie.

Le dispositif de surveillance spécifique des cas suspects et des décès en milieu médico-social est opérationnel. Hébergée sur un espace sécurisé du serveur de Santé publique France, l'application Voozanoo viendra compléter les données hospitalières et de ville dans le cadre du suivi de l'épidémie de Covid-19 et devrait permettre de mesurer plus finement les problématiques et besoins du terrain.
 urer l'ampleur de l'épidémie sur un secteur où il était jusque-là aveugle. Et ainsi d'agir en conséquence.

Signaler des besoins de matériel ou de soutien

"L'objectif est de détecter rapidement la survenue d'un tableau clinique compatible avec une infection Covid-19 parmi les résidents et le personnel des Ehpad et des établissements médico-sociaux afin de mettre en place rapidement des mesures de gestion et de suivre l'impact de l’épidémie en temps réel", précise la page de connexion de l'application.

Pour ce faire, la plateforme contient deux questionnaires, repris dans des fiches de signalement : un questionnaire de signalement initial, à ne compléter qu'une seule fois, lors de l'identification d'un premier cas ; et un questionnaire quotidien et de clôture, à remplir chaque jour à compter du deuxième jour et à compléter à la fin de l'épisode. Les structures, qui pourront au passage préciser les mesures de contrôles mises en place, auront également la possibilité de signaler une éventuelle insuffisance d'équipement de protection individuelle, ainsi que tout besoin de soutien extérieur relatif à des difficultés de ressources humaines (absentéisme critique, besoin de recrutement), d'organisation des locaux (activité interrompue, impossibilité de création d'unité Covid) ou encore de trésorerie.

Remonter les cas des résidents et des professionnels

Selon le protocole, doivent être remontés "parmi les personnes résidentes ou les membres de personnel" d'Ehpad, d'établissement d'hébergement pour personnes handicapées et de structures d'aide sociale à l'enfance, toute fièvre ou sensation de fièvre avec présence de signes respiratoires ou autre tableau clinique compatible avec le Covid-19. Ce signalement entend ainsi identifier les cas possibles. Toute personne, symptomatique ou non, avec un prélèvement confirmant l'infection par le Sars-CoV-2 parmi les personnes résidentes ou les membres de personnel doivent également être signalés dans l'application. Le questionnaire permettra de préciser le nombre et l'évolution de cas possibles ou confirmés hospitalisés, parmi les résidents et le personnel, ainsi que les décès de résidents dans l'établissement ou à l'hôpital.

Alors que les fédérations appelaient à massifier les tests, la doctrine d'identification et de diagnostic ne changera pas : en cas de cas groupés, les trois premiers résidents présentant un tableau clinique évocateur du Covid-19 devront, si possible, faire l'objet d'un prélèvement. Les tests post-mortem et autopsies sont eux hors de question. Interrogé le 25 mars dernier sur les modalités de recueil des données sur l'application, Jérôme Salomon a déclaré que les décès, "même s'il n'y a pas de test, sont considérés comme liés à l'épidémie."
 

Vers une analyse hebdomadaire des données

Les données récupérées dans le cadre de l'application permettront aux épidémiologistes de Santé publique France de fournir chaque jour le nombre total et les nouveaux cas d'épisodes et de décès au niveau national et régional. Les ARS auront accès à la base de données de leur région pour écriture, validation et extraction pour analyse, de même que les centres d'appui pour la prévention des infections associées (Cepias, hors validation). La Direction générale de la santé (DGS) et la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) auront quant à elles accès aux données en lecture et extraction. Une description plus détaillée des épisodes, avec un nombre moyen de cas et de décès par épisode, une durée moyenne ou médiane d'un épisode pourra être réalisée de manière hebdomadaire.
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