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LE BLOG DU CAC-FORMATIONS

Articles avec #insertion par l'economique tag

Publié depuis Overblog

9 Septembre 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Accompagnement professionnel, #Moniteurs d'ateliers, #Espaces Verts, #insertion par l'économique, #Entreprise adaptée

L’ entretien du matériel et la maîtrise des réparations favorise l’autonomie dans l’activité professionnelle. La formation proposée sera construite sur 3 temps : les bonnes pratiques concernant l’utilisation du matériel, la sécurité des personnes, les réparations l’entretien des outils.

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 Nous connaissons tous le prix de la casse et du manque d'entretien en ateliers espaces verts.L'objectif des formations mécanique espaces verts est:

  • Acquérir les connaissances nécessaires permettant aux travailleurs d’ESAT et aux travailleurs d’Entreprise Adaptée de mieux comprendre le fonctionnement de leur matériel
  • Être plus vigilant, entretenir et participer aux petites réparations des machines en espaces verts
  • Utiliser les méthodologies de diagnostic de panne

 

  • Identification des principaux matériels thermiques d’espaces verts et de leur fonctionnement les organes des machines, d’un moteur thermique
  • Observation et étude des différents organes de sécurité et leurs rôles
  • Les différents moteurs : 2 temps et 4 temps à essence, l’alimentation en air, la carburation, la combustion, le graissage
  • Fonctionnement d’une tondeuse à gazon, débroussailleuse, taille haie, matériel portatif, entretien journalier et réparations d’urgences
  • Gestion, organisation des équipements de protection
  • L’entretien, les pannes, les reconnaitre, savoir les expliquer au moniteur d’atelier
  • Le petit outillage : l’entretien du matériel et des outils, autocontrôles, graissage, vidange, aiguisage
  • Nettoyer les principaux filtres
  • Être en sécurité : prévention des risques physiques et matériels.Ces formations entièrement pratiques et sur le terrain ,se déroulent directement sur les établissements  ESAT et E.A.

Consultez nous sur www.cac-formations.fr

 

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Handicap psychique et travail...Redonner du sens

9 Août 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Accompagnement professionnel, #Accompagnement psychologique, #Moniteurs d'ateliers, #insertion par l'économique

L'Essor Services de Mézin met à la disposition des entreprises, institutions et particuliers, toute une palette de prestations de la blanchisserie à l'entretien d'espaces verts, en passant par la cordonnerie.

Redonner du sens

« Comment, par l’intermédiaire de l’ESAT « CATVERT »
puis-je progresser dans la maîtrise de certains aspects de ma vie ? »

Le travail protégé donne à  la possibilité à la personne, grâce à une mise en situation de travail, grâce à une écoute bienveillante des professionnels, et grâce à un accompagnement individualisé, de devenir un individu autonome reconnu dans sa particularité. La fragilité constitutive de l’état psychique des ouvriers que nous accueillons nous conduit à nous interroger en permanence sur la pertinence des réponses apportées.

Les problèmes posés par le manque d’hygiène par exemple, vont créer des difficultés d’intégration au groupe de travail et une certaine mise à l’écart. L’estime de soi peut être affectée engendrant à son tour une cascade d’évènements qui vont dégrader l’équilibre antérieur.

Il nous appartient de veiller quotidiennement à la satisfaction des besoins de l’ouvrier, mais aussi de ses attentes légitimes. Nous accompagnons la personne en adaptant et en modulant les réponses. La vigilance nous permet alors de réagir et de proposer la solution pertinente.

Sans cesse est remis en question le fragile équilibre ainsi trouvé

Des évènements, des situations nouvelles peuvent induire une rupture de cet équilibre et conduire l’ouvrier vers la remise en cause de ses acquis (techniques, pratiques, intellectuels…). Des phases de confusion peuvent apparaitre et perturber l’état émotionnel, affectif ou mental.

La réponse aux besoins et aux attentes :

Nous accueillons la personne sans apriori, dans le souci constant de son bien-être, avec bienveillance, laissant à cette dernière la plus grande latitude possible dans ses choix, ses orientations.

Notre travail est orienté vers la prise en charge de la personne dans une approche globale.

Dans le cadre de notre action, nous nous efforçons dans la mesure du possible, de répondre aux demandes de l’ouvrier, ce dernier peut être porteur d’un projet plus ou moins réaliste, il peut ne pas avoir de projet défini, être dans l’impossibilité de se projeter dans l’avenir.

Il revient à l’ESAT d’évaluer la pertinence des désirs : retour dans le milieu ordinaire que nous jugeons prématuré, demande de formation inadéquate au regard des acquis…

Nous proposons alors un plan d’action, une mise en œuvre dans le temps des phases d’apprentissage et de découverte du milieu professionnel (PAS).

Nous construisons avec lui un parcours qui constituera une réponse aux attentes, une alternative aux premiers désirs formulés. Cette réponse constitue une articulation judicieuse entre l’usager (en tant que personne), son projet (s’il existe), les influences et contraintes de la maladie et l’ESAT.

Reportage autour d'une équipe et d'un établissement qui oeuvre dans un quotidien novateur...

sources Extrait de l'émission "Mille et une vies" diffusée le 25/10/2016 sur France 2. Retrouvez plus d'extraits et d’informations sur http://www.france2.fr/emissions/mille... Retrouvez l'émission sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/MilleEtUneVi... Twitter : https://twitter.com/1001viesF2

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Insertion en milieu Ordinaire:Bravo Jean -Philippe!

26 Juin 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Accompagnement professionnel, #insertion par l'économique, #Moniteurs d'ateliers

Pontivy. Jean-Philippe, de l’Esat au CDI en quelques mois

Travailleur Esat à Pontivy jusqu’à l’an dernier, Jean-Philippe, 32 ans, vient de décrocher un CDI à la base Intermarché de Saint-Gérand. Un cas encore trop rare dans les entreprises, que le groupe ITM Lai et l’établissement souhaitaient mettre en avant, lors de la signature, mercredi 24 juin.

Jean-Philippe Dorge, au centre, signe son CDI entouré des responsables de la base Intermarché et de l’Esat du Pigeon-Blanc, mercredi 24 juin.
Jean-Philippe Dorge, au centre, signe son CDI entouré des responsables de la base Intermarché et de l’Esat du Pigeon-Blanc, mercredi 24 juin. 

  

Ancien travailleur Esat du Pigeon-Blanc à Pontivy, Jean-Philippe Dorge, 32 ans, vient de signer son premier CDI, à la base Intermarché de Saint-Gérand. Un cas encore trop rare dans les entreprises, que le groupe ITM Lai et l’établissement souhaitaient mettre en avant, lors de la signature, mercredi 24 juin.

 

« Loin d’être évident »

Cet ancien ouvrier de l’atelier de confection de palettes, a été mis à disposition de l’entreprise par l’ESAT, l’an dernier. Un essai dans un milieu ordinaire qui s’est avéré concluant, puisque Jean-Philippe a décroché un CDD, avant d’être embauché au service contenants, en charge de stocker et remettre à disposition les supports de préparation (palettes, combis…).

 

« Jean-Philippe s’est parfaitement intégré à une équipe déjà constituée de longue date, il a démontré beaucoup d’engagement dans son travail. C’est une personne discrète mais qui a le sens du travail en équipe. C’est loin d’être évident de quitter un ESAT pour travailler en milieu ordinaire, la motivation de Jean-Philippe et l’accompagnement réalisé par les équipes de l’ESAT et d’ITM LAI ont permis d’arriver à ce beau résultat », salue l’entreprise.

L’an dernier, Benoît Le Net, lui aussi mis à disposition par le Pigeon-blanc, avait montré la voie en décrochant un CDI sur la base voisine de Neulliac. Un partenariat heureux entre l’Esat et l’entreprise de logistique, amené à se poursuivre!

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L'entreprise Adaptée Argonne Production conditionne désormais des gels hydroalcooliques!

27 Avril 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Entreprise adaptée, #insertion par l'économique, #Moniteurs d'ateliers

Les entreprises adaptées sont également des entreprises engagées, non seulement pour l’emploi des personnes en situation de handicap, mais aussi aujourd’hui dans la lutte contre le Covid-19. Pour expliquer aux Français comment des entreprises adaptées qui emploient majoritairement des personnes en situation de handicap ont réussi à maintenir ou réorienter complètement leur activité et leur production pour se mettre au service de la nation tout en prenant les mesures nécessaires pour protéger la santé de leurs salariés, l’UNEA, qui accompagne les entreprises adaptées sur tout le territoire français, lance la web série « Covid-19 : Les entreprises adaptées s’engagent » composée de 10 témoignages vidéo de ces héros de l’ombre et de plusieurs interviews de spécialistes du secteur adapté.

sources : YOU TUBE reproduction

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Handicap et travail... le duo de l'inclusion

22 Mars 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #insertion par l'économique, #Hebergements pour adultes EPHAD Maintien à domicile

 4ème édition de l'opération Duoday, une journée qui vise à changer notre regard sur le handicap dans le monde du travail. Mary Sohier et Thomas Chapuzot sont partis à la rencontre de l'un de ces binômes handi-valides dans le centre équestre de Vouneuil-sous-Biard. reportage...

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ESAT...Enjeux et attentes

1 Décembre 2019 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Accompagnement professionnel, #Moniteurs d'ateliers, #insertion par l'économique

Les Établissements de service et d’aide par le travail (esat ex-cat) emploient 110 000 personnes atteintes de déficiences intellectuelles et/ou psychiques, majoritairement. Ce sont des établissements médico-sociaux fournissant une activité professionnelle et des soutiens. Ils ont une double mission : offrir une insertion professionnelle et sociale. Les usagers sont orientés par la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (cdaph) quand ils présentent une capacité de travail inférieure au tiers de celle d’une personne valide ou avec une capacité supérieure mais ayant besoin de soutiens spécifiques, compte tenu de difficultés particulières.

La construction de l’identité chez les personnes handicapées est souvent complexe car, d’une part, leur handicap fait écran à cette construction et, d’autre part, toujours à cause de ce handicap, beaucoup d’entre eux n’ont pas été au contact de structures sociales ou d’expériences pourvoyeuses d’identité (école, vie de famille, participation à une vie associative et citoyenne…). De ce fait, le travail pour les ouvriers en Esat et leurs parents est surinvesti.

Les contraintes de travail des moniteurs d’atelier sont réelles : le transfert des connaissances et les difficultés d’apprentissage d’un public présentant des troubles cognitifs, la gestion des temps d’inactivité souvent porteurs d’angoisses pour les ouvriers de l’Esat, les spécificités de beaucoup de ces travailleurs en situation de handicap qui ne respectent pas les codes sociaux d’usage. Ce sont des situations auxquelles les moniteurs doivent faire face alors qu’ils y ont été peu formés. Leur place entre action sociale et activité productrice est difficile à trouver et l’absence de culture professionnelle commune due à la grande diversité de leurs métiers d’origine ne va pas leur faciliter la tâche.

Nous avons mené des entretiens directifs auprès de vingt-cinq ouvriers de l’Esat:

  Nous nous appuyons sur le concept de représentations sociales, développé en psychologie sociale par Moscovici. Et plus précisément, nous utiliserons le concept de représentations professionnelles, théorisé par l’équipe Repère du crefi-t : « Les représentations professionnelles, toujours spécifiques à un contexte professionnel, sont des ensembles de cognitions descriptives, prescriptives, évaluatives, portant sur des objets significatifs et utiles à l’activité professionnelle et organisées en un champ structuré présentant une signification globale:

Résultats et analyse des données

11Nous obtenons cinq classes de discours (fig.?1).

 
figure im1

12La classe 3 est opposée à toutes les autres sur le facteur 1. C’est la classe qui a le discours le plus homogène, que l’on pourrait nommer « Un travail en Esat qui permet de se projeter dans le futur »

13Ce discours, tenu de manière significative par des femmes, montre que le travail à l’esat est bien repéré et assumé. On remarque un questionnement sur sa place en Esat. L’avenir y est très investi :

14« […] J’aimerais aussi aller livrer les repas […] »

15« […] J’aimerais plus souvent faire de la pâtisserie […] »

16« […] J’aimerais faire un stage dans une ferme […] »

17Cet avenir peut s’envisager dans un autre e

Esat, en milieu ordinaire, mais aussi au sein de la structure.

18Le travail d’équipe, l’ambiance de travail ainsi que le respect des rythmes de chacun que propose l’Esat sont aussi des éléments importants de ces prises de position. Le discours tenu montre une bonne adaptation dans l'ESAT.

 Elles s’y sentent bien et ne veulent pas le quitter à n’importe quel prix. Ce lieu protégé n’est pas vécu comme une exclusion, une ghettoïsation, une insularisation (Gardou, 2007), bien que ce soit ce qui est souvent mis en avant par nombre d’éducateurs, de familles, de formateurs en travail social…

19L’utilisation, de façon significative, d’adverbes et de prépositions tels que : ailleurs, auprès, ici, partout, jusque, tant que, à cause, avec, nous dévoile le travail d’élaboration fait par une partie des ouvriers pour comprendre le pourquoi de leur situation particulière dans un Esat, ainsi qu’une projection vers l’avenir.

20La classe 1 tient un discours où le rôle du moniteur d’atelier est central, pas seulement comme un accompagnant dans l’autonomie mais bien comme un profes- sionnel qui transmet un apprentissage. C’est la classe du « moniteur-professionnel qui apprend un savoir-faire, une technique, un métier ».

21« […] Les moniteurs nous aident, ils nous apprennent notre boulot […] »

22« […] Le rôle des moniteurs, c’est de nous distribuer les tâches de travail, de nous apprendre à travailler, de nous faire évoluer dans le travail, de nous apprendre les techniques du métier […] »

23« […] Les moniteurs servent à te guider… dans ton travail, dans ta façon de faire […] »

24Les personnes interrogées demandent une reconnaissance de leurs acquis, de leurs gestes professionnels, de leurs compétences, qui peuvent être valorisés et validés. Nous voyons là l’intérêt pour les usagers de passer des cap professionnels afin de pouvoir être employables ailleurs qu’en Esat et surtout être reconnus. L’usager n’est plus dans une situation de travail, mais il travaille et la différence est fondamentale, elle permet de passer d’un statut d’assisté à un statut d’acteur.

25Ce processus de professionnalisation, réclamé à la fois par les travailleurs handicapés et par le personnel qui les encadre, est désormais possible grâce aux lois de 2002 et 2005. La loi de 2002 considère les Esat comme des centres professionnels où les moniteurs doivent transférer leurs compétences : ils ne sont plus seulement ceux qui « mettent au travail » ceux qui n’ont pas les capacités de travail suffisantes, ils doivent organiser les apprentissages et les « savoir être » professionnels. La loi du 11 février 2005 permet la valorisation des compétences et la vae (Valorisation des acquis et de l’expérience).

26Ainsi, les Esat doivent mettre en œuvre ou favoriser l’accès de leurs travailleurs handicapés à des actions de formation professionnelle. Un compte-rendu annuel sur la mise en œuvre d’actions de formation et la définition d’orientations en faveur des travailleurs handicapés qu’ils accueillent sont négociés avec la ddass. Plusieurs départements, dans le cadre du pdith (Plan départemental pour l’insertion des travailleurs handicapés), ont mis en place des actions de formation conséquentes. Nous pensons notamment au réseau breton, où quarante-sept esat sont inscrits dans un dispositif connu sous l’appellation « Différent et compétent ». Cela a permis la reconnaissance de compétences de plus de huit cents personnes handicapées.

27Les Esat tendent à devenir des organisations apprenantes, cela redéfinit le champ des compétences des moniteurs d’atelier, qui devront se former pour transmettre, repérer, évaluer les aptitudes des travailleurs handicapés, en relation avec les éducateurs spécialisés et techniques de l’Esat qui restent les garants du projet individualisé de chacun.

28La classe 4 est très proche de la classe 1, mais s’en différencie ; en fait, la place du moniteur d’atelier est là aussi centrale dans le discours, mais il ne s’agit plus du moniteur qui apprend un métier ou une technique, mais de celui qui va guider vers une plus grande autonomie, il soutient par le travail. Cette place donnée au moniteur est également souvent celle qui est souhaitée par lui, c’est celle qui est enseignée dans les formations de moniteur d’atelier ou d’éducateur technique. C’est dans ce discours que l’on va trouver toute la légitimité de l’Esat. C’est la classe du « moniteur d’atelier qui soutient l’autonomie et qui accompagne ».

29Le moniteur initie à un savoir être qui peut s’appliquer à beaucoup d’autres situations de la vie de tous les jours : respecter les horaires, les consignes, la hiérarchie institutionnelle, la politesse… Ce sont durant ces temps plus flous, moins définis, qui mettent parfois les moniteurs en difficulté, que les usagers de l’Esat ont une relation très forte avec les moniteurs. Du fait de leur fonction, ils sont perçus à la fois comme référents professionnels mais aussi comme accompagnateurs sociaux. Par rapport à la classe 1, les priorités sont inversées.

30« […] Ils nous disent ce que l’on doit faire, nous aident à faire la cuisine au restaurant ou chez nous pour êtres plus autonomes […] »

31« […] Les moniteurs servent à nous aider, on peut se confier, ils nous soutiennent, ils nous apprennent comment nous tenir. […] »

32« […] Les moniteurs nous apprennent la cuisine, à respecter les règles propres à la structure, à connaître l’hygiène. […] »

33L’esat est ici véritablement vécu comme un lieu d’aide « centré sur un médium collectivement valorisé, le travail  ». C’est dans ce cadre que la dimension des actions de soutien prend tout son sens.

34Dans la classe 2, le discours tenu est très revendicatif, il y a une affirmation forte du métier comme rempart faisant obstacle au handicap, c’est aussi là que l’on trouve une représentation professionnelle de métier : « Je suis un cuisinier. » C’est la classe où « le métier permet de revendiquer sa place dans la société ».

35« […] Je suis cuisinier, un vrai cuisinier, c’est mon métier, ça fait vingt ans que je le fais […] » « […] Je dis que je suis cuisinier, que tu sois cuisinier ici ou ailleurs, c’est le même métier […] »

36« […] Je dis que je suis cuisinier dans une maison de retraite […] »

37L’esat est un peu dénié, on évite d’y faire référence. On retrouve là la place du travail comme constructeur d’identité, comme l’ont défini Sainsaulieu et Dubar. Cependant, il existe une souffrance de ne pas être reconnu par les « gens de métier » comme un pair. Il est dit que de travailler en Esat empêche la reconnaissance des « gens de métier ».

38La classe 5 est intéressante car elle est opposée à toutes les autres sur le facteur 2 : ce facteur, nous pourrions le définir comme le fait de trouver un intérêt d’être en esat, et le discours de cette classe montre clairement un refus. À l’inverse de la classe 2 où il y a une élaboration en cours, une adaptation dans le discours pour esquiver la place de l’esat, où la stratégie est plutôt de ne pas en parler, ici la prise de position est très différente car le rejet est palpable. C’est la classe de la « difficile acceptation du regard des autres ».

39« […] Il y a beaucoup de monde qu’on imaginerait plus en cat que nous, il y en a ici qui sont des gens normaux […] »

40« […] Avant je me disais j’ai un handicap, il y a des gens qui ne travaillent pas dans un cat et qui ont un handicap, qui ont des difficultés […] »

41« […] Il y en a qui ont des capacités, comme X par exemple, il a les capacités de travailler en milieu ordinaire, moi aussi j’en serais capable, le problème c’est la rapidité […] »

42Le discours tenu dans cette classe marque la comparaison en permanence avec les travailleurs en milieu ordinaire et c’est source de souffrance. Le personnel encadrant doit pouvoir prendre en compte cette souffrance en essayant de trouver des pistes pour que le lieu de travail ne soit pas vécu comme stigmatisant par l’individu.

43Le facteur 1 oppose la classe 3 à toutes les autres classes 2, 4, 5 mais surtout à la 1. C’est l’axe de la professionnalisation au sein de l’esat qui fait apparaître un résultat paraissant contradictoire : plus l’esat est vécu comme un lieu professionnel ordinaire (droite du facteur), où un apprentissage du métier peut avoir lieu, moins la sortie est envisagée. Plus il y a du « professionnel », moins on trouve dans le discours un désir de partir. Cela nous paraît paradoxal car on pourrait imaginer que plus on acquiert des compétences professionnelles, plus on peut envisager un emploi dans d’autres structures, y compris en milieu ordinaire. Or ces résultats montrent l’inverse. Quand il n’est pas vécu comme lieu professionnel, celui qui y travaille se vit comme un usager d’une structure médico-sociale : ainsi, le quitter, c’est enfin accéder au « vrai » monde du travail.

 
figure im2
 
figure im3
 
figure im4

44Le facteur 2 oppose la classe 5 aux classes 3, 4, 2 et 1. On pourrait le nommer : Intérêt que l’usager trouve à l’esat en tant que structure d’accueil permettant d’être pris en charge. Le discours tenu dans la classe 5 est celui d’un refus de cette structure stigmatisante. Pour les autres classes, l’intérêt trouvé est très différent pour chacune d’entre elles, mais réel :

  • la classe 1 met en avant l’apprentissage d’un métier ;
  • pour la classe 4, c’est l’accompagnement éducatif qui est prôné ;
  • la classe 2 considère l’établissement comme une structure permettant d’obtenir une intégration professionnelle ;
  • la classe 3 envisage l’esat comme une structure médico-sociale médiatrice permettant aux usagers s’obtenir une aide au quotidien et relais avant de la quitter.
Le facteur 3 oppose la classe 1 à la classe?2 notamment, il ressemble assez au facteur?2 mais c’est la manière dont l’usager perçoit l’esat dans un contexte de professionnalisation qui change. Là, il s’agit de l’intérêt que l’usager trouve à l’esat comme structure de professionnalisation.

 

45Dans le discours de la classe 1, l’esat favorise l’apprentissage d’un métier malgré les handicaps des personnes, alors que dans celui de la classe 2 nous recueillons la perception inverse : l’esat n’est en rien dans le choix et l’apprentissage de ce métier valorisé ; au contraire, il empêche la reconnaissance des « gens de métier ». Ce qui est souhaité, c’est le diplôme national qui permettrait enfin d’être reconnu professionnellement.

Conclusion

46L’Esat, pour rester dans sa mission et au plus près des demandes des ouvriers qui y travaillent, doit pouvoir :

  • développer la formation des travailleurs handicapés (1, 2) ;
  • maintenir les temps de soutien comme une aide à l’intégration à la vie sociale (3,?4) ;
  • soutenir le travail des moniteurs d’atelier et les orienter dans des temps de formation continue (1, 4) ;
  • prendre en compte la souffrance de certains travailleurs d’être dans ce lieu et les aider à se sentir valables (5)

Nous voyons, avec ces résultats, que les représentations professionnelles sur leur travail des ouvriers en esat sont hétérogènes, parfois paradoxales. Nous avons pour ces cinq classes de discours des représentations différentes. Les esat ne sont pas des lieux professionnels ordinaires recevant une population homogène et c’est pourquoi il faut envisager différemment le travail pour les uns ou les autres. C’est tout l’intérêt du projet individualisé et du « contrat de soutien et d’aide par le travail » que l’article 8 de la loi du 2 janvier 2002 a rendu obligatoire. Il définit les droits et les obligations réciproques des parties afin d’encadrer « l’exercice des activités à caractère professionnel et la mise en œuvre de soutiens médico-social et éducatif afférents à ces activités ». Un contrat est d’ailleurs signé par chaque travailleur handicapé à son entrée dans l’établissement, et la dimension singulière de son projet ne peut être la simple reproduction d’un modèle préconstruit et adaptable pour tous.

 

Sources:Mis en ligne sur Cairn.info le 13/10/2011

 

 

 

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ZERO BARRIER

30 Novembre 2019 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #insertion par l'économique, #Accompagnement professionnel

 

Pierre Hoerter est vigneron et travaille depuis 23 ans dans une entreprise « apprenante », AVS Traiteur, elle-même née de l’ancien programme européen Horizon 1. Cette entreprise se démarque par l’emploi de personnes handicapées ou à besoins spécifiques et leur inclusion plus large dans la société en général. Depuis il a réalisé  des projets avec l’agence Erasmus+ Education et Formation, dont ce projet « Zero Barrier » financé à hauteur de 333 777€. , des entreprises et organismes venant de Belgique, de France, de Slovénie, d’Italie, et d’Espagne vont mettre en commun leurs connaissances et savoir-faire pour inclure au maximum les personnes en situation de handicap dans le secteur des métiers de bouche.

Le projet s’articule autour de deux axes: la mobilité des professionnels (et notamment ceux en situation de handicap) et la levée des barrières linguistiques et  les questions relatives à la qualification et à la certification. Lorsque les personnes en situation de handicap ou à bas de niveau de qualification trouvent un emploi, cet emploi est souvent instable ou est source de discrimination ( Louvet, 2010). La reconnaissance d'une formation professionnelle certifiante pourrait constituer un premier passage vers leur mobilité rendue possible par le langage visuogestuel en lien avec leur culture professionnelle. 

L'objectif est de créer un langage des signes pour les professionnels des métiers de bouche. Les publics ciblés prioritairement sont les cuisiniers et les commis de cuisine mais cette logique peut se décliner plus largement aux serveurs. S’inspirant  des codes visuo-gestuels de la médecine, ce projet a regroupé 30 cuisiniers de 7 pays européens pour établir 240 codes de manière à créer une culture professionnelle s’affranchissant des limites de la communication traditionnelle.

 

Illustration vidéo de l’utilisation du code visuo-gestuel « Foodcom » sur le lieu de travail  vidéo : https://www.facebook.com/856031914420272/videos/887514934605303/ (link is external)

En parallèle de cet ensemble de codes, ce projet a développé un outil pédagogique « Apprenti en Chef » qui se veut un référentiel de certification commun et reconnu dans les différents pays européens. Cette certification et cet outil pédagogique ont vocation à être transférables dans les milieux de la vigne et du vin.

Les codes visuo-gestuels, eux, pourraient se transférer dans les domaines du BTP, où les professionnels évoluent dans un milieu bruyant entravant souvent la bonne communication dans l’équipe.  Ces codes se distinguent de la langue des signes par le fait qu’ils sont internationaux, simples, intuitifs et réduits au minimum nécessaire aux savoir-faire spécifiques au métier. Ce projet s'organise conjointement avec le projet LeGaQual2DO dont Monsieur Hoerter est aussi coordinateur.

SOURCES EPAL

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14 Novembre 2019 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #insertion par l'économique, #Moniteurs d'ateliers, #Accompagnement professionnel

sources : You tube

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Quand on apprend, le moindre progrès est une victoire.

5 Novembre 2019 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Accompagnement professionnel, #Moniteurs d'ateliers, #insertion par l'économique

 

La 6ème édition des Journées Nationales d'Action contre l'Illettrisme vient de finir. Le thème de la campagne nationale pour cette nouvelle édition met à l'honneur les victoires des personnes confrontées à l'illettrisme, en valorisant leurs parcours à travers une série de portraits. 

Cette campagne est le fruit d'un travail local et collaboratif. L'ANLCI a en effet proposé aux structures de personnaliser cette campagne, en demandant aux apprenants accompagnés de poser devant l'appareil photo. Ils pouvaient décidés de choisir un qualificatif qui représente selon eux " le sentiment éprouvé à l’issue de leur formation, illustrant souvent leur gain d’autonomie au quotidien."

Le CAC FORMATIONS  et EPALE soutiennent les actions de l'ANLCI et diffuse à travers un blog les clichés de cette campagne. 

Pour toute information : jnai@anlci.fr (link sends e-mail)

 

 

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