Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
LE BLOG DU CAC-FORMATIONS

moniteurs d'ateliers

Publié depuis Overblog

14 Avril 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Accompagnement psychologique, #Moniteurs d'ateliers, #Hebergements pour adultes EPHAD Maintien à domicile

 
 
Covid : la psychiatrie appelle au secours...
Photo de mains d'une personne âgée en gros plan, avec la main d'une personne aidante posée dessus
 
Les personnes ayant des troubles psychiques sévères et persistants souffrent généralement d’un grand isolement et d’une perte de capacité à réaliser les actes de la vie quotidienne. 

Dans une tribune publiée le 8 avril 2020 dans Le Parisien, une centaine de médecins s'inquiètent du sort des 12 millions de personnes souffrant de troubles psychiques (psychotiques, anxieux, schizophréniques…), très perturbés par le confinement et qui consultent beaucoup moins. « Ce sont les grands oubliés de la crise », martèle Marion Leboyer, directrice de FondaMental, fondation dédiée aux pathologies mentales, reprenant en écho les inquiétudes de l'ensemble des associations du champ du handicap. Les 2,5 millions de personnes prises en charge en psychiatrie, en ambulatoire ou en hospitalisation (…) restent dans l'angle mort de nos politiques publiques », ajoute-t-elle. Elle déplore « un plan blanc pour les hôpitaux, un plan bleu pour les Ehpad et rien pour la psychiatrie ! ».

Une population fragile...

La « grande vulnérabilité » de ce public dans un contexte épidémique « fait craindre une perte de chance intolérable ». D'autant que la prévalence accrue de pathologies associées (troubles cardio-vasculaires, diabète, hypertension…), 1,5 à 2 fois plus élevée qu'au sein de la population générale, constitue un facteur de risque d'infection sévère au Covid-19 pour ces patients, auxquelles il faut ajouter une difficulté à prendre en compte la douleur et exprimer leurs besoins en soins somatiques. Le risque d'une propagation de l'épidémie dans les hôpitaux psychiatriques serait-il particulièrement important ? Les personnes hospitalisées dans les unités de soins psychiatriques sont en effet des patients « debout », au contact les uns des autres. « En proie à des altérations de la mémoire et de la concentration, ils peuvent aussi éprouver plus de difficultés à respecter les règles de confinement et les gestes barrière », ajoute Marion Leboyer. Il est ainsi partout demandé à ce que ces patients, s'ils devaient être atteints du Covid19, restent dans les services de psychiatrie, dans des secteurs dédiés, sauf si leur état nécessite des soins de réanimation. 

Et en cas de contamination ?

Marie-Jeanne Richard, présidente de l'Unafam, s'inquiète que « le manque de moyens des hôpitaux psychiatriques, s'ajoutant à un déficit en ressources humaines préexistant, ne pèse sur la capacité de l'hôpital à gérer sereinement cette crise (…) d'autant que les contaminations des soignants se multiplient ». Dans ce contexte, un nombre grandissant d'établissements psychiatriques ont créé des unités dédiées au Covid-19 pour permettre le traitement des patients psychiatriques infectés, tout en préservant la santé des soignants. Interpellé sur un possible « tri » des malades, notamment ceux avec un handicap psychique, au moment de l'admission en réanimation, Olivier Véran, ministre de la Santé, a réagi : « Je ne peux pas imaginer que cette pratique existe » et « le handicap ne doit pas être un critère de refus de soins, que l'on parle d'une hospitalisation simple ou d'une réanimation ».

Des options ambulatoires

Dans les services hospitaliers qui restent ouverts, le confinement conduit à la suspension des sorties thérapeutiques et des visites, ce qui perturbe le quotidien des patients et leur lien avec leurs proches. Certains hôpitaux ont donc mis en place des moyens dématérialisés : newsletters, numéros dédiés aux familles, autorisation de l'usage des téléphones portables et connections Internet… Pour ceux qui, à l'inverse, sont suivis en ambulatoire, la continuité des soins est assurée via des appels téléphoniques, soutien psychologique, téléconsultations médicales, visites à domicile, guides d'auto soins… Mais elle varie selon les hôpitaux. Une crise, selon l'Unafam, « révélatrice des inégalités territoriales ». 

Familles en première ligne

Beaucoup de malades, souvent seuls, dans l'incapacité de faire face au confinement ou d'aller acheter leur médicament ou de quoi se nourrir, ont dû revenir vivre dans leurs familles. En première ligne, ces dernières souffrent, selon l'Unafam, d'une « grande solitude », d'autant que « les troubles peuvent être amplifiés par la situation actuelle » (article en lien ci-dessous). Dans ce contexte, l'association regrette l'absence de numéro unique à appeler en cas de décompensation sévère ou de risque suicidaire, le 15 ne pouvant pas, selon elle, « absorber ces demandes ». Rappelons qu'Emmanuel Macron a annoncé le, 1er avril 2020, un aménagement des règles de confinement pour certaines personnes handicapées, notamment psychiques, en les autorisant à sortir « un peu plus souvent » dans des lieux « porteurs de repères rassurants »

« faut se préparer à une crise longue, qui va profondément bouleverser le secteur psychiatrique ». Un brin d'optimisme pourtant… Les idées innovantes qui se déploient pourraient « ouvrir la voie à de nouvelles pratiques qu'il sera intéressant d'évaluer et pourquoi pas de conserver à la sortie de la crise », assure-t-elle. Pour Marion Leboyer, elles doivent « inspirer la psychiatrie française » afin de répondre, demain, « à une nouvelle situation épidémique et à ses effets négatifs en termes de santé mentale sur la population française ».

sources Le Parisien

Lire la suite

Covid-19 : quelle gestion des masques pour le travail protégé?

13 Avril 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #Accompagnement psychologique, #Accompagnement professionnel, #CONDITIONNEMENT, #Hebergements pour adultes EPHAD Maintien à domicile

 
 
Covid-19 : Quelle gestion des masques en travail protégé (ESAT, E.A.. et  dans le médico-social)?

N°24 : quelle gestion des masques de protection au sein des établissements médico-sociaux ? Après plusieurs semaines de confinement, des interrogations émergent en cas de handicap. Pour y répondre, le gouvernement publie des questions-réponses.

Par
 
 
 
Illustration article

Lors du confinement, de nombreuses inquiétudes et interrogations émergent notamment de la part des personnes handicapées et de leurs proches. Pour les centraliser, le Comité interministériel du handicap (CIH) a mis en place une foire aux questions (FAQ). Des pages de conseils pratiques, que nous avons découpées en rubriques à découvrir intégralement dans notre onglet Flash Actus (  https://informations.handicap.fr/a-covid-19-toutes-les-reponses-cas-de-handicap-12732.php   ). Elles sont régulièrement réactualisées selon les problématiques et difficultés qui se manifesteront au fil des jours. Comment est gérée la diffusion des masques de protection au sein des établissements médico-sociaux ?  

• Création de deux nouvelles catégories de masques anti-projection à usage non sanitaire.
Au terme d'une démarche supervisée par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et la Direction générale du Travail (DGT), avec le soutien de l'ANSES et de la Direction générale de l'Armement (DGA), deux nouvelles catégories de masques ont été créées par une note d'information des ministères de la Santé, de l'Economie et des Finances, et du Travail :

- Les masques individuels à usage des professionnels en contact avec le public (policiers, gendarmes, hôtesses de caisses, etc.). Ils ont des propriétés de filtrage sur les particules émises de trois microns compatibles avec cette utilisation.
- Les masques de protection à visée collective pour protéger l'ensemble d'un groupe : ils sont destinés à l'usage d'individus ayant des contacts occasionnels avec d'autres personnes, dans le cadre professionnel. Ce masque pourra être porté par l'ensemble des individus d'un sous-groupe (entreprise, service, etc.) ou en présence d'autres personnes porteuses d'un masque d'une autre catégorie, lorsque le poste ou les conditions de travail le nécessitent. Leurs propriétés de filtrations sur les particules émises de trois microns apportent un complément de protection aux gestes barrières.

À l'occasion de la création de ces deux nouvelles catégories de masques, le gouvernement publie une foire aux questions (FAQ), qui précise les bonnes pratiques en matière d'utilisation, pour répondre aux interrogations des professionnels à ce sujet (en lien ci-dessous).




• Je suis une association gestionnaire d'établissements qui accueillent des personnes en situation de handicap et je veux acheter du matériel de protection hors Union européenne. Puis-je bénéficier d'une franchise de droits et taxes ?
Oui, vous pouvez désormais en bénéficier et ce, jusqu'au 31 juillet 2020. En effet, depuis le 3 avril, la Commission européenne autorise les Etats membres de l'Union européenne à appliquer une franchise de droits et taxes au matériel sanitaire importé par des organismes publics, des organismes agréés par la Direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI) et des organisations d'aide humanitaire afin qu'il soit distribué gratuitement aux personnes contaminées par le Covid-19 ou risquant de l'être, ou aux personnes impliquées dans la lutte contre cette pandémie.

Pour bénéficier de cette franchise, les organismes à caractère charitable ou philanthropique, telles les associations ou les fondations reconnues d'utilité publique, doivent d'abord solliciter un agrément spécifique. Il convient d'adresser un simple courriel à l'adresse dg-fid2@douane.finances.gouv.fr en y précisant le nom et l'adresse de l'organisme (et, le cas échéant, des établissements français qui y sont rattachés), ainsi que le statut juridique en y joignant obligatoirement les statuts, le récépissé de déclaration ou la référence du Journal officiel dans lequel est publié la déclaration. L'agrément sera valable jusqu'au 31 juillet 2020. 

Lire la suite

Un nouveau président à la tête de l'Union Nationale des entreprises adaptées

12 Avril 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Entreprise adaptée, #Moniteurs d'ateliers

Cyril Gayssot, 41 ans,  à la Présidence de l’Union nationale des entreprises adaptées (UNEA). Membre du bureau depuis 2008, il succède à Stéphane Foisy à la tête de l’organisation qui fédère environ 600 entreprises employant - sous contrat de travail de droit commun - près de 35 000 femmes et hommes reconnus « travailleurs handicapés ».

Durant les deux prochaines années de son mandat, Cyril Gayssot gouvernera l’institution aux côtés d’Erwan Pitois, premier vice-président Exécutif et des membres élus au Bureau de l’UNEA : Julia Barone, Sébastien Raynaud, Manuel Bonnet, Nathalie Colin, Pascale Lecoq et Jérôme Renaudin.

Cyril Gayssot précise ses ambitions pour l’UNEA : « Nous devons relever le défi de l’emploi des personnes en situation de handicap. Il faut savoir qu’aujourd’hui leur taux de chômage est deux fois plus élevé que le reste de la population : elles sont 500 000 au chômage ! Pour y arriver, nous devons permettre à tous les acteurs et partenaires concernés, qu’ils soient du secteur adapté, protégé ou classique, de dialoguer et de se rassembler. Je pense ici plus particulièrement à l’APF, l’ANRH, FAF, l’APAJH, l’UNAPEI, FEHAP, GEPSO, ANDICAT, GESAT et tant d’autres partenaires si précieux à la construction d’une Société Inclusive.

Du côté du modèle de l’Entreprises Adaptées, nous devons promouvoir son identité et changer d’échelle pour doubler nos emplois proposés aux personnes en situation de handicap, en passant de près de 35 000 aujourd’hui à plus de 70 000 d’ici 2020. Rassemblement et changement d’échelle : voici les deux axes majeurs sur lesquels nous devons travailler pour la France ! »

Lire la suite

Merci à eux aussi!

12 Avril 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #Blanchisserie, #Restauration

L’Établissement et service d’aide par le travail (Esat) La Léchère, s’est positionné, depuis le mercredi 18 mars, dans la continuité de son action d’Économie sociale et solidaire (ESS). Il s’est engagé, grâce à son personnel salarié, autour de trois activités stratégiques pour soutenir les secteurs sanitaires et sociaux : la blanchisserie, la préparation et la livraison de repas et l’établissement d’une plateforme logistique pour tous les établissements de l’Adapei de l’Ain afin de leur fournir, gants, gel, blouses oxygène, linge, etc.

Le directeur technique et patrimonial de l’Adapei de l’Ain, Tanguy Gueguen explique : « L’Adapei 01 a souhaité répondre présent. Nous avons d’abord souhaité venir en soutien du personnel soignant et des résidents des Ehpad et des hôpitaux de Belley et de Chambéry en assurant notre travail de blanchisserie industrielle. Nous avons également souhaité être solidaires des personnes âgées ou isolées en leur préparant et en leur livrant des repas. Enfin, nous avons fait le choix de La Léchère, pour organiser notre plateforme logistique au profit de tout le département. Nous avons fait preuve d’une très grande agilité pour se réorganiser, en quelques jours, avec uniquement le personnel salarié des établissements et quelques personnels d’établissements extérieurs venus en renfort. »

Le personnel salarié de l’Esat n’a pas hésité, à se substituer aux Travailleurs en situation de handicap (TSH), qui ont été reconnus, dès le 17 mars, particulièrement vulnérables et ont donc été immédiatement confinés. Seul, le personnel salarié opère actuellement au sein de la blanchisserie Les Biolattes et du restaurant Le Croq’Ain.

Deux tonnes de linge et de vêtements traitées quotidiennement

Sous la direction de Didier Cortel, directeur de l’Esat, la blanchisserie Les Biolattes traite deux tonnes de linge par jour, au lieu des cinq tonnes habituelles. Mais elle le fait avec seulement une vingtaine de salariés, cadres et administratifs compris, qui ont accepté de se recycler. Même le directeur, Didier Cortel effectue chaque matin, de 6 à 10 heures, le travail de tri, en zone sale.

Habitué à traiter du linge contaminé (diarrhées, grippe…), le chef du service blanchisserie, Jérôme Mona, n’a pas véritablement modifié son process si ce n’est l’augmentation du dosage de produits désinfectant et l’élévation de la température de lavage de 60° à 75°. Le linge des résidents est, quant à lui, toujours traité à 40° mais avec un produit virucide et bactéricide.

Dès l’arrivée du linge, la zone « sale » de tri est armée par du personnel bien équipé avec des masques SFFP2, des gants à usage unique, des surblouses, car tout le linge est supposé être contaminé. Deux équipes travaillent quotidiennement : l’équipe zone « sale », qui réceptionne le linge amené chaque matin, de 6 heures à 13 h 30 et l’équipe zone « propre » de 7 heures à 14 h 30, qui le récupère une fois lavé et traité, le sélectionne et le conditionne. Les deux zones sont séparées par une cloison étanche construite selon les normes RABC propres aux blanchisseries, visant à maîtriser les risques liés à la biocontamination.

Une centaine de repas préparés et livrés chaque jour

Le Croq’Ain voit, en cette période de confinement, trois de ses quatre activités arrêtées : la restauration scolaire, la cafétéria et le service traiteur, mais il continue à assurer la préparation et le portage à domicile des repas aux personnes âgées ou isolées. Chaque jour, les cuisines tournent avec quatre ou cinq personnes salariées pour préparer la centaine de repas qui seront livrés aux clients par liaison froide.

 

sources :Journal le Progrès

Lire la suite

Coronavirus : la belle histoire de solidarité dans l'ESAT de Rieumes en Haute-Garonne

9 Avril 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Accompagnement professionnel, #Moniteurs d'ateliers, #CONDITIONNEMENT, #Reconnaissance professionnelle

Alors que les travailleurs handicapés de l'Etablissement et Services d’Aide par le Travail (ESAT) sont confinés depuis maintenant 15 jours, le personnel de l'ESAT Les Pins de Rieumes (31) est sur la brèche pour assurer le fonctionnement des ateliers de blanchisserie et de couture.
 

D'ordinaire, l'ESAT les Pins à Rieumes accueille 205 adultes en situation de handicap dans des activités d'entretien d'espaces verts, de blanchisserie ou de couture.
Un service de blanchisserie industrielle qu'il faut impérativement maintenir car parmi ses clients, l'ESAT compte trois maisons de retraite pour lesquelles il assure le traitement du linge de lit et des vêtements des résidents.
Alors que tous les travailleurs handicapés sont en confinement depuis une quinzaine de jours, le personnel lui, continue de faire fonctionner l'établissement.

« Des gens formidables »

Les 30 collaborateurs, animateurs, travailleurs sociaux, techniques et administratifs ont remplacé, du jour au lendemain, les travailleurs handicapés sur leurs ateliers.
Ils se relaient tous les jours sur l’atelier de couture, la blanchisserie et depuis 15 jours pour la confection de masques destinés aux soignants des environs.
De la découpe à la confection d’un masque, avec deux épaisseurs de tissu et un filtre à café au milieu, c’est un peu l’école de la débrouille à laquelle tous les personnels qui le souhaitent se sont soumis. Très vite il a fallu apprendre à coudre.
Pour répondre à la demande, l’équipe de couturiers improvisés a déjà assemblé plus de 1 000 masques pour les offrir aux collectivités locales et au département de la Haute-Garonne.

  Il fallait maintenir une activité et en solidarité on s’est proposé pour faire des choses qu’on ne faisait pas jusque là », nous confie Didier Gaillard, directeur de l’ESAT. « Je suis heureux et fier de mon équipe, ce sont des gens formidables.
 

A l'ESAT Les Pins, une partie du personnel se convertit en couturière. / © ESAT Les Pins - Rieumes (31)
A l'ESAT Les Pins, une partie du personnel se convertit en couturière. / © ESAT Les Pins - Rieumes (31)

« On s’est démultiplié »

Toute l’équipe est à pied d’œuvre, quitte à déroger parfois à ses habitudes.
 
Didier Gaillard raconte l’expérience de cet animateur d’espaces verts qui travaille en extérieur depuis 20 ans.
"Sa vie c’est l’horticulture, alors quand du jour au lendemain on lui dit que pendant un mois, peut-être deux, il va plier des draps, du linge de personnes âgées, travailler en zone sale, alors qu’il n’est pas du tout formé et qu’en plus il le fait avec le sourire… ça m’épate !"
 
La blanchisserie centrale des deux hôpitaux de Toulouse a contacté l’ESAT parce qu’elle n’avait plus assez de tenues pour les soignants et que les délais de commandes sont trop longs. On s’est démultiplié, on a mis les bouchées doubles et formé d’autres professionnels, pour à la fois continuer à fabriquer les masques et "réparer" les tenues des soignants des services d’Urgence.
 

"En deuxième ligne"

Pourtant, dans ce contexte particulièrement difficile, le personnel de l’ESAT reste mobilisé.
Peu d’absentéisme, peu d’arrêt maladie, dans cette chaîne de solidarité, l’adhésion est totale, confie le directeur de l’établissement.
Il souligne également le décalage auquel les personnels ont à faire face dans leur quotidien. D’habitude, tous ont une mission de transmission du savoir-faire à l’égard des personnes en situation de handicap et aujourd’hui ils deviennent des "apprenants".

La blanchisserie de l’ESAT de Rieumes est l’une des rares en France à être certifiée par une norme stricte en terme d’hygiène et une norme ISO, rare en ESAT. Alors, malgré leur inexpérience dans ces nouvelles missions, le personnel doit à la fois acquérir de nouvelles compétences et redoubler d’efforts pour conserver ce niveau d’exigence et de qualité.

Tôt le matin jusque dans l’après-midi, les 30 personnes de l’ESAT de Rieumes sont sur le pont pour traiter les 800 kg de linge, draps, vêtements personnels et professionnels. Confinement oblige, c’est moitié moins qu’en temps normal.

"On n’est pas au front, on est en deuxième ligne !" déclare Didier Gaillard.

Pour l’ensemble du personnel de L’ESAT Les Pins, c’est l’esprit de solidarité qui domine.Un grand bravo!

sources la Dépêche

 

Lire la suite

Le délicat travail des juges des tutelles

8 Avril 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Accompagnement psychologique, #Moniteurs d'ateliers, #Hebergements pour adultes EPHAD Maintien à domicile

 « Protégés d’eux-mêmes » suit trois juges des tutelles dans l’exercice de leur fonction. Trois juges qui décident si des adultes doivent être mis sous tutelle ou sous curatelle. Cette mesure de protection judiciaire concerne les majeurs vulnérables qui ne sont pas capables de gérer seuls leurs biens, qui n’ont pas – ou plus – la valeur des choses, qui ne savent pas qui est digne de confiance. A Angers, Grenoble et Bobigny, nous assistons au travail d’instruction de ces juges des tutelles confrontés à de multiples vécus et histoires familiales. Des juges qui – à la croisée du juridique, du médical et du social – veulent préserver l’intérêt d’adultes qui doivent être protégés d’eux-mêmes...reportage

Lire la suite

Je veux devenir autonome malgré mon handicap

7 Avril 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Handicap, #Accompagnement psychologique, #Moniteurs d'ateliers

Chloé, elle, consacre sa vie à son grand frère, Romain, atteint d'une dysphasie sémantique-pragmatique. Un film touchant... du quotidien

Lire la suite

Revenus des travailleurs d'ESAT et arrêt des ESAT,durant la crise sanitaire

7 Avril 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Accompagnement professionnel, #Moniteurs d'ateliers

 

 

 

 
L'État maintient les aides au poste et la rémunération directe des travailleurs d'Esat
 
Les établissements et services d'accompagnement par le travail doivent faire face à l'heure actuelle à une diminution drastique de leur activité. Le Gouvernement annonce que les aides au poste et rémunérations directes seront maintenues.
Information mise à jour Selon les chiffres dévoilés ce 30 mars d'une enquête menée par l'Association nationale des directeurs et cadres d'Esat (Andicat) auprès de 621 établissements et services d'accompagnement par le travail (Esat) soit 53,22% des places, "le taux d'emploi des travailleurs d'Esat encore en activité est de 9,17%". Cela correspond à 10 000 travailleurs handicapés qui poursuivent leur activité durant la crise sanitaire.

L'économie française tourne au ralenti et les Esat ne font pas exception à la règle. Le cabinet de Sophie Cluzel, secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées, a annoncé dans un communiqué que "la part de la rémunération des travailleurs que les Esat assument directement sera prise en charge par l'État pour les personnes handicapées dont l'activité est suspendue" et ce afin de garantir le revenu de ces personnes. En outre, le Gouvernement garantit "le maintien de l'intégralité de leurs dotations et aides aux postes pendant toute la période." Interrogée par Hospimedia, Laure-Marie Issanchou, conseillère emploi et ressources du secrétariat d'État, explique qu'"il est important également de pouvoir soutenir au mieux les Esat pendant cette période de crise".

Le communiqué rappelle par ailleurs que "les Esat peuvent bénéficier des facilités de trésorerie déjà en place pour l'ensemble des entreprises : mesures de report de charges sociales et fiscales, prêts de trésorerie, médiation bancaire. Ils peuvent également solliciter par demande amiable le report des factures de loyer, d'eau, de gaz et d'électricité". Cette nouvelle rassure les acteurs du secteur : "de nombreux collègues avaient peur que cette aide au poste ne soit pas maintenue", raconte Didier Rambeaux, président de l'association nationale des directeurs et cadres d'Esat (Andicat), à Hospimedia. "Nous avons tout un tas de charges et aucune rentrée d'argent, aucun chiffre d'affaires alors nous ne pouvons que nous réjouir de cette décision. C'est important que nous soyons rassurés avant la fin du mois et je pense que le Gouvernement a pris toute l'ampleur des difficultés auxquelles nous sommes confrontés."

Cap sur une sortie de crise

Si le soulagement est palpable, la mobilisation reste forte. En effet, ces mesures ont surtout pour effet d'éviter les fermetures d'Esat pour manque de trésorerie pendant le confinement. Cependant, le véritable combat se poursuivra après. "Nous redémarrerons mais encore faut-il que nous soyons encore vivants pour redémarrer", pose Didier Rambeaux. "La demande qui a été faite est de réunir tous les partenaires de l'insertion économique autour d'une table ronde : entreprises adaptées (EA), Esat, etc." En effet, les entreprises adaptées connaissent des difficultés similaires à celles observées en Esat .

"Maintenant nous commençons à discuter de la mise en place d'un fonds inclusif, à l'initiative du ministère du Travail, notamment du haut-commissaire à l'inclusion dans l'emploi, avec lequel nous allons voir comment l'État pourrait nous aider." Le cabinet de Sophie Cluzel confirme cette volonté gouvernementale d'élaboration de projets de sortie de crise : "il y a beaucoup de choses qui sont en train d’être travaillées en concertation avec les acteurs du secteur pour essayer de réfléchir aux meilleurs moyens pour soutenir leur maintien d'activités et penser déjà à la relance de leur activité en cette sortie de crise", explique Laure-Marie Issanchou. "Il est certain que pour ce secteur-là, qui a peut-être une dépendance encore plus forte que d'autres aux donneurs d'ordre, il est indispensable de penser à tous les leviers pour cette sortie de crise." Selon Didier Rambeaux, un de ces leviers pourrait être basé sur un "fonds inclusif", dont les contours restent encore à élaborer.

sources HOSPISMEDIA

Lire la suite

Coronavirus le secteur protégé appelé à la solidarité!

6 Avril 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Moniteurs d'ateliers, #Hebergements pour adultes EPHAD Maintien à domicile

 
 
solidarité
 

Aujourd’hui tous les talents et les tous les modes de contribution à la solidarité sont les bienvenus. Pour aider les personnels soignants, le milieu hospitalier ou les aidants il est possible de le faire en répondant à cet appel du secteur protégé.

La fédération des entreprises d’insertion, Andicat et l’UNEA, avec le soutien du Haut-commissariat à l’inclusion à l’emploi et à l’engagement des entreprises et de La France une chance, les entreprises s’engagent ! recensent les capacités solidaires des entreprises sociales inclusives et du secteur protégé dans le double objectif de maintenir de l’activité et de contribuer à la solidarité nationale.
 
Il s’agit bien d’une reprise partielle ou totale d’activité qui sera rémunérée et pas uniquement une action philanthropique. Nous pouvons allier les 2 et serons soutenus en ce sens pour que ces services bénéficient aux plus fragiles.
 
Bien sûr, tout ceci dans le plus strict respect de la santé et de la sécurité de nos salariés !
Engageons-nous dans cette voie qui nous est si familière de la solidarité aux plus fragiles par nos activités économiques. Faisons la preuve que nous sommes les fers de lance de cette « économie de rupture » que le chef de l’État appelle de ses vœux pour reconstruire demain, une économie qui met le respect de l’Humain au cœur de son action, tant dans ses pratiques internes que dans les biens et services qu’elle propose.

Pour le moment 4 pistes de contribution ont été identifiées :
– la confection de repas
– la livraison de repas
– la confection de masques
– la mobilisation des centres d’appels

Vous êtes :
– établissement et service d’aide par le travail (ESAT)
– entreprise d’insertion (Ei)
– entreprise adaptée de travail temporaire (EATT)
– entreprise adaptée (EA)
– entreprise de travail temporaire d’insertion (ETTi)

Contactez nous  pour vous faire connaître  administration@cac-formations.net!


 

contactez nous pour vous faire connaitre!  administration@cac-formations.net

Lire la suite

Handicap psychique,l'importance de l'accompagnement

5 Avril 2020 , Rédigé par CAC-FORMATIONS Publié dans #Accompagnement professionnel, #Handicap, #Moniteurs d'ateliers, #Hebergements pour adultes EPHAD Maintien à domicile

"Vivre le handicap psychique. L'importance de l'accompagnement". Ce film documentaire est diffusé   à la Maison Départementale de l'Autonomie (MDA38) au 15 avenue Doyen Louis Weil à Grenoble. La projection est suivie d'un débat sur la problématique en présence de Laura Bonnefoy, vice-présidente en charge de la dépendance et des handicaps au Département de l'Isère, du réalisateur, de responsables d'établissements et d'associations iséroises. 
Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 > >>